16/05/2011 04:03:59
Présidentielle 2011: Un candidat déclaré écroué à Kondengui
...il confiait aux délégués qu’au cours d’un songe, Dieu lui a confié le destin du Cameroun. « C'est l'occasion de réaffirmer mes certitudes et mes convictions, assurait-il, après le président actuel, je prendrai le pouvoir dans ce pays, telle est la promesse de Dieu pour le Cameroun, ce que Dieu dit, il l'accomplit »
Le Messager
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Paul Ndzana est poursuivi par la justice pour l’affaire du programme international d’encadrement et d’appui aux acteurs de développement (Pid).

C’est le 22 avril 2011 que le président de la  coordination des démocrates  camerounais (Cdc) a été interpellé par les éléments de la direction générale de la Recherche extérieure (Dgre). Cela faisait suite à la menace de trouble à l’ordre public via une  manifestation qu’entrevoyaient des créanciers du Pid dont Paul Ndzana est le président du comité de gestion. Une enquête ouverte dans la foulée va permettre d’établir que l’établissement de financement de microprojets était redevable d’une somme estimée à plus de 800 millions Cfa à ses fournisseurs et souscripteurs. Après cette première enquête, Paul Ndzana et ses camarades d’infortune qui séjournaient dans les cellules de la Dgre  sont remis à la direction nationale de la police judiciaire. C’est jeudi, 12 mai 2011 après avoir été présentés au procureur de la République, qu’ils ont été transférés à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.

En décembre 2010  déjà,  Paul Ndzana et quelques collaborateurs avaient été interpellés par les éléments du commissariat de sécurité publique de Mimboman  à Yaoundé pour les mêmes faits. Ils seront remis en liberté par le procureur de la République. Mais ce dernier n’abandonnera pas les poursuites contre les suspects. Cette dernière actualité paraît donc comme un rebondissement de l’affaire. Le Révérend Paul Ndzana, pasteur d’une église pentecôtiste basée au quartier Emombo à Yaoundé avait été investi le 9 avril 2010 à Yaoundé comme candidat à la prochaine élection présidentielle pour le compte de la Cdc, dont il est le président-fondateur.

Au cours de son discours d’investiture, il confiait aux délégués « venus des régions » qu’au cours d’un songe, Dieu lui a confié le destin du Cameroun. « C'est l'occasion de réaffirmer mes certitudes et mes convictions, assurait-il, après le président actuel, je prendrai le pouvoir dans ce pays, telle est la promesse de Dieu pour le Cameroun, ce que Dieu dit, il l'accomplit ». Le projet de société consécutif à ce songe repose, confiait-il alors, sur la « révolution verte » et la relance de l’agriculture. Il affirmait penser concrètement  aux créations d’ « espaces communs de culture », lesquelles permettraient aux populations de disposer des espaces nécessaires pour une pratique intensive de l'agriculture. Cela s’appuierait sur  l'intervention de l'Etat pour la conquête des espaces (de nouvelles terres) et surtout la mécanisation. Des vœux pieux qui resteront peut-être  lettres mortes puisque les créanciers du Pid, victimes du pasteur, ne lâchent pas prises.

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