19/05/2011 13:16:03
Des chocolatiers européens au chevet du cacao camerounais
Comment redynamiser les filières cacao et café ? La question préoccupe les acteurs de ce secteur, même si en l'espace de 5 ans, la production cacaoyère du Cameroun est passée de 150 000 tonnes à environ 220 000 tonnes.
Journal du Cameroun
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Ils viennent d’effectuer une visite de travail dans les plantations cacaoyères du Cameroun

Comment redynamiser les filières cacao et café ? La question préoccupe les acteurs de ce secteur, même si en l'espace de 5 ans, la production cacaoyère du Cameroun est passée de 150 000 tonnes à environ 220 000 tonnes. Roelandis Tanguy se félicite de cette hausse, étant donné le souci des chocolatiers européens de maîtriser l’origine des produits qu’ils utilisent au quotidien.

Il est en effet à la tête de la confédération des chocolatiers, confiseurs et biscuitiers de France, et a conduit la délégation des chocolatiers français, suisses et belges qui vient d"effectuer un voyage professionnel au Cameroun. L'objectif de ce voyage qui a duré près de 10 jours, était de « rencontrer les différents professionnels du secteur cacao », selon M. Tanguy. En Europe, les consommateurs veulent de plus en plus « connaître la provenance des fèves utilisés dans la fabrication de leur chocolat. Des exigences dictées aujourd'hui par le marché, et dont tout pays producteur du chocolat, doit intégrer », poursuit-il.

Une journée mondiale du cacao annoncée

Au cours de leur séjour, la délégation européenne s’est rendue dans les zones de production de cacao, notamment dans le département du Moungo dans le littoral. Elle a pu voir par elle-même, les conditions difficiles dans lesquelles vivent les planteurs de cacao. Faute de moyens, ceux-ci sont par exemple obligés de sécher le cacao à même le sol sur les goudrons. De même, ce produit contient parfois des résidus de pesticides. Ce qui détériore la qualité du cacao camerounais. Mais la donne devrait changer selon l"office national du cacao et du café, ONCC, qui au cours du séminaire qui a regroupé à Douala les planteurs et les experts européens, a indiqué que le gouvernement a adopté il y'a quelque temps, un programme d’urgence visant à réduire justement les résidus de pesticides dans le cacao.

Si ce programme rencontre un succès, la qualité du cacao camerounais sera nettement meilleure dans deux ou trois ans, d'après l’office. Les responsables de l’ONCC, qui martèlent que le cacao camerounais « se vend très bien sur le matché international », reconnaissent que le même produit par contre, tarde à rencontrer le même succès sur les marchés spécialisés. « Il faut que le cacao soit d'une excellente qualité, pour côtoyer les produits venant des autres pays du monde », souligne l’office.

D'où l'urgence de démarrer la production du cacao fin, un projet qui sommeille dans les tiroirs depuis des lustres. Avant de regagner leur pays respectif, les chocolatiers européens se sont dits prêts à vulgariser davantage le cacao camerounais, notamment le « cacao fin » lorsque celui-ci sera produit. Ils annoncent par ailleurs, l'organisation prochaine et ceci pour la première fois, de la journée mondiale du cacao, afin de célébrer le caco et ses acteurs.

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