14/04/2009 17:56:22
Universités d'Etat : confusion Yaoundé
La première journée de grève des enseignant du Syndicat national des enseignants du supérieur  (Synes) n’a pas été suivie à 100%.
Le Jour
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Confusion. Le mot a été utilisé par le doyen de la Faculté des sciences de l’université de Yaoundé I, Bitjong Ndombol, pour décrire la grève des enseignants au sein de cette institution.
Le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a maintenu son mot d’ordre de grève qui prenait effet  hier, 13 avril 2009. Le Synes dénonce la non-application des phases I et II du programme triennal (2001-2004) pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail des enseignants.

Bitjong Ndombol parle de confusion, car explique-t-il, seul le personnel administratif bénéficiait hier d’une journée supplémentaire de congé. Selon le calendrier annuel des activités académiques, les  étudiants et les enseignants n’étaient pas concernés. Or, si les premiers sont venus nombreux au campus de Ngoa-Ekelle, les seconds étaient plutôt rares. «Finalement, conclut le doyen, je ne sais si c’est la journée de congé ou le mot d’ordre de grève qui a de l’effet sur mes collègues».

«Nous ne nous doutions de rien en arrivant ici le matin. C’est en lisant les affiches que nous avons appris que nos enseignants sont en grève », déplore un étudiant de 4ème année de Chimie, en compagnie de quatre de ses camarades. Après avoir attendu en vain le premier enseignant de la matinée, ils ont désespéré de faire le second cours qui accusait déjà une heure de retard. Il est 13h. «La grève est effective. Depuis le matin, il n’y a pas eu cours à la fac sciences», affirme un étudiant.

Faculté des arts, lettres et sciences humaines. Au département d’anglais, les étudiants sont dans les salles mais il n’y a pas d’enseignant. Un d’eux, rencontré dans son bureau, explique qu’il n’est pas là pour dispenser de cours. Il avoue cependant qu’il y a de la confusion. «Des collègues sont arrivés le matin en croyant que le mot d’ordre de grève a été levé. Mais beaucoup sont repartis». Certains sont tout de même restés et ont dispensé des cours. Les étudiants de 3ème année philosophie, de 3ème et de 4ème année sociologie, ont ainsi reçu leurs enseignements de la journée.   

L’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic) effectuait sa rentrée des cours pour le second semestre. Le directeur, Laurent Charles Boyomo Assala, a pris part à une réunion des enseignants de son école. «La grève n’a pas été évoquée. Après la réunion, j’ai appris, en lisant les journaux, que le Synes maintenait son mot d’ordre. J’ai quand même effectué mon cours du matin », explique Daniel Anicet Noah, enseignant de journalisme.

A l’université de Yaoundé II, le personnel administratif était également en congé hier. Dès l’après-midi, le campus de Soa était presque désert. Quelques enseignants corrigeaient des copies d’examen. Un d’eux affirme être au courant de la grève, mais ignore si ses collègues y prennent part. Las d’attendre, les derniers étudiants sont rentrés chez eux. Néanmoins, la 3ème année économie a fait cours. «Nous avons été les premiers à occuper l’amphi 500, la seule salle ouverte», se réjouit un étudiant.

Assongmo Necdem

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