13/07/2009 15:09:25
15 000 personnes contre l'avortement et l'homosexualité à Douala
Elles ont participé de manière active au pèlerinage qui s’est déroulé dans les artères de la ville de Douala et à la grande messe du 11 juillet dernier.
La Nouvelle Expression
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L’effervescence était totale samedi dernier dans les ‘ artères de la ville de Douala.

Sorties de tous les horizons, les populations ont pris d’assaut les différents points de regroupement qui convergeaient vers la cathédrale de Bonadibong, où devait se dérouler une grand-messe pour les familles.

Les carrefours rond point Deido, rond point 4e deux Eglises, ancien Dalip, «tif », douche, des fleurs, poste centrale et lycée technique de Koumassi où les fidèles se sont regroupés avant la marche grouillaient de monde. Il n’était pas facile de se frayer un passage en ces lieux. Dans cette foule venue d’horizons divers, on distinguait les chrétiens catholiques, protestants, les pentecôtistes, les musulmans et même des non croyants.

Sans inquiétude, tous se sont mobilisés pour la même cause :

rejoindre le Cardinal Christian Tumi dans la marche pénitentielle contre la. Ratification, par le Cameroun, du Protocole de Maputo ce Protocole qui risque de faire de notre pays un lieu où l’homosexualité et l’avortement sont normaux et légaux. Pour Jean pierre Djeukam, un habitant de Bonabéri qui a pris part à l’évènement, « la protection de la vie n’est pas qu’une affaire de religion. C’est une question qui touche l’humanité toute entière: C’est pourquoi, tous doivent se mobiliser quand elle est menacée », affirme-t-il. Ce commerçant qui -dit n’appartenir à aucune congrégation religieuse s’est joint à la foule des fidèles très tôt samedi, pour dire non à l’homosexualité et à l’avortement.

Comme lui, Ali Nourallah, musulman de la mosquée des chiites du quartier Nkongmondo pense que cette bataille concerne aussi les musulmans. « Le. Coran est également contre l’avortement et l’homosexualité. Allah ne permet pas ce crime car, la vie est sacrée. » Précise t-il. Debout dans la marée humaine qui s’est mobilisée, il Suit attentivement l’homélie que donne Mgr Samuel Kléda, l’archevêque coadjuteur de Douala. Il ajoute par ailleurs que ses camarades sont dispersés dans la foule. Les hommes politiques de même que des personnalités de la société civile n’étaient pas en reste. Alternative citoyenne de la jeunesse (Acj) du président Méka, a pris part à l’évènement de même que Elimbi Lobé, un conseiller Sdf de Wouri 5.

Ce dernier a d’ailleurs salué l’initiative. « Je me suis joints au mouvement en  tant que citoyen. Mais je décrie le fait que la marche se soit déroulée sans revendication particulière, sans pancarte. »

Pétitions

Pendant cette marche pacifique canalisée par les forces de l’ordre mobilisées pour la circonstance. Des fidèles catholiques, membres de l’apostolat de la famille sensibilisaient la foule sur l’avortement à travers des messages écrits sur des tee-shirts qu’ils arboraient. « Et si on t’avait avorté ? Protégeons la vie. Non à l’assassinat des bébés. » En plus de ces messages, cinq banderoles affichées à l’extérieur de la cathédrale sensibilisaient plus la foule sur la vie. Parmi ces messages, dont quatre étaient des extraient des discours de Benoît XVI prononcés lors de sa visite au Cameroun, seul celui demandant de défendre ensemble la vie et les bonnes moeurs, et de dire non à l’article 14 du Protocole de Maputo mettait directement l’accent sur l’évènement du jour. Le cardinal Christian Tumi, l’initiateur du mouvement, a commencé la marche au niveau de la poste centrale aux environs de 8 h. Il était accompagné de Oscar Eone Eone, le curé recteur de la cathédrale de même que par de nombreux paroissiens et autres fidèles. Estimé, à plus de 15000 personnes,c ‘est une marée humaine qui a pris, part à l’évènement. Ils étaient massés à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la cathédrale.

« Je suis dans ‘la joie, une joie immense, ‘je suis dans l’émotion quand Yahvé’ m’a libéré». C’est avec le refrain de ce titre populaire du pasteur Guy, que les fidèles ont mis fin à la marche  de samedi dernier en quittant les services du gouverneur. Après que le cardinal Christian Tumi et sa suite aient remis des pétitions à M. Abété, le secrétaire général de la région. Ce refrain qui traduit la confiance et surtout l’assurance totale en un Dieu tout puissant qui a réalisé un miracle,ce jour-là. En stoppant la pluie et en faisant régné un  temps beau et radieux. En permettant aussi que tout se déroule sans bavures. Christian Tumi est, quant à lui, resté serein durant toute la journée. A la fin de la cérémonie, il a déclaré qu’il attendait que la loi autorisant le président de la République à ratifier le Protocole de Maputo soit abrogée.

Durant cette dernière étape qui consistait à remettre les pétitions au gouverneur, le cardinal était accompagné comme au début de la marche d’une innombrable foule de fidèles qui venaient témoigner de l’effectivité de son engagement citoyen et chrétien. C’est dans une joie immense que  la foule venue nombreuse s’est séparée en étant certaine que’ par les pouvoirs du très haut, cette loi sera abrogée un jour. « Je suis très content pour tout ce que Dieu a fait ce jour. Regardez, il n’a pas plu, c’est un miracle. ,Je suis certain quil fera un autre miracle et que cette loi sera bannie. » Affirme Joséphine Tchamba, dame apostolique de la paroisse Saint Esprit de Bépanda sourire aux lèvres. Les foules sont reparties avec la satisfaction d’avoir accompli un important devoir.

Hervé Villard Njiélé (stagiaire)

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