14/07/2019 21:10:25
Sommet quadripartite de Luanda : Félix Tshisekedi impliqué dans la résolution de la crise rwando-ougandaise

Les présidents congolais Félix Antoine Tshisekedi et angolais Joao Lourenço ont, à titre de recommandation découlant de ces assises, pris l'option de s'impliquer dans cette démarche pour renforcer la paix et la sécurité dans la sous-région.

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Les chefs d'Etat de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, de l'Angola João Lournço et du Rwanda, Paul Kagame, lors de la réunion tripartite tenue vendredi 31 mai à Kinshasa. Photo presse présidentielle.


Les présidents congolais Félix Antoine Tshisekedi et angolais Joao Lourenço ont, à titre de recommandation découlant de ces assises, pris l'option de s'impliquer dans cette démarche pour renforcer la paix et la sécurité dans la sous-région.

Faisant suite à la tripartite Congo-Angola-Rwanda (CAR) qui s'est tenue à Kinshasa le 30 mai dernier, les présidents Paul Kagame (Rwanda), João Lourenço (Angola) et Yoweri Museveni (Ouganda) se sont retrouvés le 12 juillet à Luanda autour de Félix Tshisekedi (RDC). La présence du chef d'Etat ougandais,  à cette réunion quadripartite, tient au besoin ressenti par ses pairs de renforcer la paix et la sécurité dans la sous-région, en cherchant à résoudre le conflit qui l'oppose, depuis près de six mois, avec son voisin rwandais, Paul Kagame. C'est dans un contexte de surchauffe dans les relations rwando-ougandaises que s'est tenue cette réunion qui a permis à chacune de deux parties de mettre un peu d'eau dans son vin en privilégiant l'intérêt de leurs peuples respectifs. Dans le communiqué final publié le 13 juillet, les présidents Félix et Joao Lourenço ont promis de s'impliquer à fond dans cette démarche de réconciliation entre Paul Kagame et Yoweri Museveni pour renforcer la paix et la sécurité dans la sous-région.  C'est l'une des grandes victoires de cette quadripartite tombée à point nommé, au moment où la sous-région fait face à l'activisme des groupes armés.  

Les quatre chefs d'Etat ont, par ailleurs, souligné « l'importance d'un dialogue permanent, franc et ouvert qui devrait être renforcé tant au niveau bilatéral entre les Etats de la région qu'au niveau multilatéral pour la consolidation de la paix et de la sécurité en tant que principe fondamental d'intégration économique ». Tout en condamnant « la persistance des groupes armés dans l'est de la RDC, réfractaires du processus de paix engagé et qui déstabilisent les pays voisins », ils ont salué les efforts entrepris par les autorités de la RDC en vue de la pacification de l'ensemble du territoire national.

Pour en revenir au conflit entre Paul Kagame et Yoweri Museveni, il procède plus de simples suspicions entretenues par une défiance développée, de part et d'autre, sans effort de chercher à tirer les choses au clair par la voie d'un dialogue franc et sincère. Sous le prétexte d'un incident frontalier ayant engendré la mort d'un Rwandais et d'un Ougandais il y a six mois, Paul Kagame avait alors fermé la frontière entre son pays et l'Ouganda, bloquant ainsi une route commerciale pourtant essentielle dans la région. Le président rwandais accuse alors Yoweri Museveni de chercher à déstabiliser son régime en coopérant avec l'opposition rwandaise et les rebelles hutus. Et le président ougandais, pour sa part, accuse son voisin rwandais d'espionnage. Entre-temps, les deux régimes sont menacés par des rebelles (rwandais FDLR et ougandais ADF) retranchés sur le territoire RD-congolais depuis plus de vingt ans.

http://www.adiac-congo.com/content/sommet-quadripartite-de-luanda-felix-tshisekedi-implique-dans-la-resolution-de-la-crise

Alain Diasso

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