13/07/2009 15:15:14
Cambriolages : Des voleurs la BEAC
La direction nationale de la Beac pour le Cameroun a reçu la "visite" de malfrats dans la nuit du 4 au 5 juillet dernier.
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Nos sources à la direction nationale de la Beac pour le Cameroun située à proximité des services du Premier ministre indiquent que le patron de la banque centrale du Cameroun a "juré de mettre la main dans le feu si cela est nécessaire" pour retrouver les auteurs de cet acte. Pour cet événement survenu au lendemain de la tenue du Conseil national du crédit, Jean Marie Benoît Mani paraît d'autant plus déterminé que l'on indique qu'il est convaincu que cet acte a été commis par des personnes qui ne sont pas étrangères à l'institution qu'il dirige depuis le depuis le 1er avril 2008, après le départ à la retraite de Sadou Hayatou, l'ancien titulaire du poste.

Nos sources indiquent à cet effet que la plupart des bureaux du premier étage de l'immeuble siège de la banque centrale du Cameroun qui ont été visités ont été ouvert à la régulière par les malfrats. Pour accéder à l'immeuble, l'on indique que les malfrats ont utilisé le petit immeuble situé derrière le bâtiment principal, avant d'actionner les grilles coulissantes de couleur jaune de certaines fenêtres "Pour savoir que ces grilles sont coulissantes, il faut être de la maison", nous indique-t-on. A l'intérieur de l'immeuble, les "visiteurs" se sont notamment rendus dans les bureaux du responsable des ressources humaines, ceux des responsables des services du crédit et des analyses monétaires. Ils ont notamment emporté de l'argent appartenant au personnel dont les sommes allaient entre 40 000 et 200 000 francs pour la plus importante, en plus d'un dossier personnel.

Sur le système de sécurité en place au sein de ce qui ne peut pas être considéré comme une structure ordinaire, nos sources indiquent que celui de la direction nationale de la Beac n'est pas à la hauteur de cette structure "parce qu'il peut se déclencher même quand il y un coup de vent". Ce qui expliquerait que l'opérateur de service ayant entendu la première alarme, et après une sortie où il n'a rien constaté "d'anormal", aurait simplement choisi de l'arrêter les deux autres fois qu'il se déclenchera, croyant à un disfonctionnement. Nos sources signalent, en ce qui concerne le système de sécurité de cet immeuble, qu'il est assuré par trois structures : le système d'alarme, le service de gardiennage propre à la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (Beac), et des éléments du Groupement mobile d'intervention (Gmi) de Yaoundé qui, nous indiquent-on, n'ont pas le droit d'accéder à l'immeuble et s'occupent de la sécurité à l'extérieur. Même si l'on indique au moment des faits, il y avait une seule personne au poste de sécurité. Cette personne qui a d'ailleurs constaté qu'à l'extérieur, tout était éteint.

Dénominateur commun

Une enquête est en cours depuis mardi dernier, et est mené par des éléments de la Division régionale de la Police judiciaire (Drpj) du Centre, où l'on semble surpris que cette affaire soit déjà au niveau des médias alors que toutes les dispositions semblaient avoir été prises pour son verrouillage.

Après certains départements et autres structures sensibles à l'instar de la Délégation générale à la Sûreté nationale (Dgsn), du ministère des Relations extérieurs (Minrex), de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), du ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd), du ministère de la Défense (Mindef), du cabinet de René Emmanuel Sadi alors qu'il occupait les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Des actes de vandalisme qui semblent tous avoir un dénominateur commun : ils sont commis sans effraction...

Jean Francis Belibi

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