18/07/2019 16:29:48
Biloa Effa (Chef Ewondo) prêt à tout pour libérer le Cameroun de la dictature, quand les chefs sardinards de l'Ouest adoubent le dictateur

En voilà un à qui le prédicat de "Majesté" va comme une paire de gants, pour la grandeur majestueuse de son acte, et non pour son titre de chef supérieur, le Cameroun étant en fait une République, et Leurs soi-disant Majestés euphémiquement renommés "auxiliaires d'administration" n'ayant pas cessé de donner la preuve plurielle qu'ils ne sont que des vassaux de l'administration postcoloniale, digne successeur des colons qui jadis domptèrent leurs micro-Etats en les plaçant sous la coupe réglée d'une plus grande entité centralisée.

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Le chef Biloa Effa en compagnie des membres du Directoire national du MRC après sa libération des geôles du président Paul Biya


En voilà un à qui le prédicat de "Majesté" va comme une paire de gants, pour la grandeur majestueuse de son acte, et non pour son titre de chef supérieur, le Cameroun étant en fait une République, et Leurs soi-disant Majestés euphémiquement renommés "auxiliaires d'administration n'ayant pas cessé de donner la preuve plurielle qu'ils ne sont que des vassaux de l'administration postcoloniale, digne successeur des colons qui jadis domptèrent leurs micro-Etats en les plaçant sous la coupe réglée d'une plus grande entité centralisée.

Arrêté le 1er juin dernier alors qu'il prenait part à l'une des marches blanches (manifestations pacifiques de dénonciation du holdup électoral d'octobre 2018 et des injustices faites aux Camerounais anglophones ainsi que des libertés prises avec les fonds destinés à l'organisation au Cameroun de la CAN 2019  par le régime du président Biya -86 ans, au pouvoir depuis 37 ans-), Paul Marie Biloa Effa,  Conseiller Spécial du Président élu –mais emprisonné- Maurice KAMTO, et membre fondateur du MRC, mais surtout plus connu en sa qualité de chef traditionnel et coutumier des Mvog-betsi de Tsoung-Mballa, a été mis en liberté vendredi dernier, à la faveur de la vague des libérations dont ont bénéficié une quarantaine de militants et sympathisants du MRC.

Ce résistant camerounais à la dictature du régime avait été conduit torse nu par les agents du régime qui n'ont fait l'économie d'aucun sacrilège, déterminé à l'humilier avant de l'enfermer  à la maison d'arrêt de Kondengui. Mais malgré plus d'un mois de torture morale et de privations de toutes sortes, ce chef  ewondo de la trempe des chefs bétis qui en leur temps résistèrent farouchement aux colonisateurs, n'a pas faibli un instant, assumant stoïquement ses choix et les conséquences en découlant.

Contrairement aux attentes du régime répressif qui escomptait le tiédissement de l'engagement du haut cadre du directoire du MRC dans l'action en vue de venir à bout de la dictature reptilienne en place, le laboratoire d'endurcissement des « terroristes » « insurgés » et « hostiles à la patrie » qu'est la prison camerounaise en a fait un être plus que jamais déterminé à lutter pour qu'advienne un véritable Etat de droit où même les droits humains inaliénables de ses bourreaux d'aujourd'hui seraient scrupuleusement respectés.

D'où cet engagement qu'il a pris, à peine l'air de la liberté respiré, de poursuivre le combat jusqu'à la gare :

« Le but de mon combat n'est pas pour ma liberté, mais pour la libération du Cameroun de la dictature, s'il le faut, je suis prêt à recommencer la marche ».


Un propos qui tranche tout net avec le climat ambiant de catégorisation puérile qui tend à réduire les appartenances politiques et les postures idéologiques aux origines ethniques des Camerounais, au point d'alimenter artificiellement mais dangereusement la haine entre les composantes sociologiques du Cameroun.

La sortie du chef Effa Biloa, chef traditionnel béti, intervient à un moment où, sous la conduite du chef coutumier des Bamoun, Mbombo Njoya Ibrahim,  les chefs traditionnels de l'Ouest, se pliant aux injonctions menaçantes des députés Bulus du Sud de dénoncer leurs « fils » et « frères » de la diaspora, faute de quoi il leur sera donné la preuve que « nul n'a le monopole de la violence », en sont à convoquer des meetings au cours desquels ils invoqueront le feu et la foudre sur tous les anti-sardinards qui se sont attaqués au dieu-président  lors de son escapade genevoise. Confortant ainsi les Camerounais encore soucieux d'un réel vivre ensemble dans l'idée qu'il n'existe et n'existera pas dans ce pays une ethnie d'ennemis et une ethnie de patriotes, mais deux groupes de personnes ayant  à cœur l'intérêt du Cameroun tout entier, pour l'un, et l'intérêt égoïste de ses membres exclusivement pour l'autre.

En d'autres termes, il y a des Bétis qui font preuve d'un courage et d'une détermination dans le combat contre dans l'asservissement des Camerounais dont on créditerait difficilement certains Camerounais, couards et opportunistes, issus des régions auxquelles on prête une imaginaire disposition à la fronde au régime de Paul Biya. Certain avocat pré-génocidaire ayant récemment accédé à la fonction ministérielle en est l'illustration type.

Ndam Njoya Nzoméné

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