13/08/2019 18:39:13
Françafrique en péril : Malgré le soutien de Macron, le camouflet de la justice française et de la diaspora résistante à Paul Biya

Une véritable leçon de pratique de la justice en Etat de droit a été administrée au régime en place au Cameroun la semaine dernière à Paris en France, où l'Ambassadeur tentait de faire emprisonner les Amazones de la résistance nationale contre les multiples holdups sur le Cameroun du régime Biya.

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Une véritable leçon de pratique de la justice en Etat de droit a été administrée au régime en place au Cameroun la semaine dernière à Paris en France, où l'Ambassadeur tentait de faire emprisonner les Amazones de la résistance nationale contre les multiples holdups sur le Cameroun du régime Biya.

C'est une victoire historique  que les "Amazones" de la Résistance ont remportée en France le 7 août contre le régime du président Biya après une manifestation la veille  à l'ambassade de leur pays dans la capitale française.

On se souvient que mardi dernier, des Camerounaises de la diaspora baptisées « les Amazones de la Résistance » ont pris d'assaut la mission diplomatique du Cameroun en France, où elles ont été bientôt suivies par d'autres Camerounais  résidant en Europe, en France notamment, qui ont  réclamé bruyamment la libération des prisonniers politiques dans leur pays, dont Maurice Kamto,  candidat autoproclamé vainqueur de la dernière élection présidentielle au Cameroun et emprisonné depuis sept mois avec plus de 500 personnes pour avoir mis sur pied un plan de contestation pacifique contre ce qu'il appelle le "vol" de sa "victoire".

Répondant à un appel de détresse du gouvernement et de l'Ambassade du Cameroun,  les autorités du maintien de l'ordre françaises qui observaient les échanges houleux entre les protestataires et les fonctionnaires de la mission diplomatique camerounaise, ont dû intervenir violemment pour embarquer les compatriotes de Paul Biya et de l'Ambassadeur Alfred Nguini  à destination du commissariat du 2ème arrondissement de Paris où il leur sera signifié une plainte de l'Ambassade de leur pays les accusant de «... occupation illégale de domicile ».

Une accusation ridicule qui a d'autant fait rire tous ceux qui l'ont apprise que dans ce contexte précis, l'Ambassade est d'abord la maison de tous les camerounais dans ce pays étranger avant d'être le lieu de service et/ou le domicile du chef de la mission diplomatique. En tout cas, contrairement aux usages au Cameroun où le pays, ses citoyens, ses biens, ses lois, ses élections, les résultats de ses élections…,  sont avant tout la propriété du président Biya et de sa bande.

Le juge français qui s'est occupé de l'affaire le lendemain de l'arrestation des résistants arrêtés (à savoir l'Amazone-en-chef Savannah, les amazones Nadine et Raïssa, la Générale Marcelle,  Mado de la BAS France,  et du brave Serge) qui ont bénéficié, pour leur défense de la prestation de Me Florence Noumo,
et de leur  n'a  pas manqué d'être surpris par cette accusation saugrenue et a procédé à la relaxe des prévenues,  qui sont reparties du tribunal libres de leurs mouvements, promettant de remettre ça très prochainement.    

Une gifle presque diplomatique, mais surtout judiciaire, un mois après celle de nature (presque) identique infligée à Genève, à cause de l'activisme d'une frange de la diaspora qui prend autant que faire se peut, la revanche de leurs compatriotes restés au pays, lesquels ne peuvent s'exprimer   qu'à leurs risques et périls.

Ndam Njoya Nzoméné

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