13/08/2019 22:35:05
Génocide anglophone au Cameroun : Le laissez-passer des occidentaux à Paul Biya dévoilé par Radio Canada

« il n'y a  vraiment pas de pressions sérieuses qui on été mises sur le président du Cameroun, principalement parce que c'est un allié des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme»

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Ils sont nombreux au Cameroun à se demander ce qu'il faut à la communauté dite internationale pour intervenir au Cameroun et mettre fin au carnage auquel se livrent depuis 2016 dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun, et l'obliger à stopper la répression politique qu'il exerce sur son principal adversaire, Maurice Kamto et ses partisans, pour les obliger  à faire abstraction de leur victoire à la dernière présidentielle et à lui concéder une victoire visiblement truquée.


On sait désormais, grâce à Radio Canada,  pourquoi le régime et l'armée de Paul Biya avec la complicité de leurs sparring-partner, soi-disant défenseurs armés de la cause sécessionniste anglophone (mais en réalité des groupes créés par le régime pour poser des actes délégitimant la cause et ses véritables défenseurs), réussissent à tuer impunément en régions anglophones et à mettre en prison autant de partisans de Maurice Kamto qu'ils veulent, sans être véritablement inquiétés, se comportant même par rapport à toutes les résolutions qui leur sont défavorables, venant des Etats-Unis ou de l'Union Européenne et autres organisations ou organismes, comme un canard sur lequel  on verserait de l'eau par colère : avec bonheur.
Car à en croire nos confrères de Radio canada qui ont ainsi livré l'une des plus pertinentes analyses sur les raisons de la passivité de la communauté internationale,   «La crise anglophone est la plus négligée au monde, en grande partie parce que Paul Biya a réussi à convaincre les occidentaux de ne pas s'en mêler. C'est vrai que quand tu as un massacre un peu plus spectaculaire qui survient, il y a des dirigeants occidentaux qui vont demander à Paul Biya de forcer un peu plus pour résoudre la crise. Mais il n'y a  vraiment pas de pressions sérieuses qui on été mises sur le président du Cameroun, principalement parce que c'est un allié des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme»

Faut-il comprendre par-là que les nations démocratiques occidentales, par naïveté ou par ponce pilatisme, veulent faire accroire qu'elles se sont vraiment laissé convaincre par le régime du dictateur camerounais et les lobbies qui travaillent pour lui et qui sont grassement rémunérés aux frais d'un peuple camerounais massacré et interdit de parole,  que dans la zone du Bassin du Lac Tchad et du Golfe de Guinée, seul Paul Biya constitue pour ce qui est du cas du Cameroun, l'unique garantie de lutte contre le terrorisme qui fait tant trembler aussi bien les pays militairement puissants d'occident que les pauvres. On est tenté de répondre par l'affirmation quand on voit comment depuis, même les ONGs de défense des droits humains occidentaux ont figé le compteur des massacres perpétrés en zone anglophone à 1850 morts, alors que non seulement il ne se passe pas de jours sans que la volonté du gouvernement camerounais d'écraser par la force et dans le sang les insurgés anglophones ne fasse de morts.

Bien sûr, étant entendu qu'il est difficile de croire que des dirigeants des pays comme le Royaume Uni, les Etats-Unis, la Russie, le Canada, l'Allemagne, et autres Chine, France… puissent croire que quelqu'un qui ne peut pas soulever seul ses deux bras pour saluer ses invités est à même de tenir la confrontation avec Abubakar Shekau, fut-il mort, Il devient simplement impensable que des leaders dont l'intelligence est vantée dans le monde puissent croire, à moins que le vieux chef de l'Etat camerounais les ait ensorcelés avec la sorcellerie africaine dont on parle tant, que dans un pays de près de 30 millions d'âmes, il n'y en a qu'un seul qui puisse combattre le terrorisme, protéger les intérêts des pays occidentaux et tout ceci quasiment en total désaccord  avec ses autres millions de compatriotes.

Les Camerounais sont donc avisés quant à la nécessité qu'il y a pour eux de prendre eux-mêmes, très vigoureusement, les choses en mains au lieu de se complaire dans le pacifisme en prenant à témoin une communauté internationale qui a d'autres chats à fouetter. D'ailleurs Radio Canada enfonce le clou avec une dernière affirmation qui finit de convaincre l'observateur que Biya n'est pas prêt à mettre fin à sa politique de la terre brûlée, toute la terre dut-elle lui crier dessus au même moment : «La crise anglophone a dérapé parce qu'on l'a laissé déraper ; en l'ignorant, en essayant  de la mettre sous le tapis. Paul Biya dirige le pays depuis presque 40 ans, il a réussi à se maintenir au pouvoir pendant  si longtemps en balayant sous le tapis la question anglophone. Alors quand cette nouvelle crise a éclaté, il a du se dire on ne change pas une recette gagnante».

Natondi K.

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