18/08/2019 19:25:27
Cameroun-Détenu depuis 6 mois pour avoir été blessé par un policier de Biya, un conseiller municipal de l'opposition exige sa libération immédiate
La tragédie du Conseiller municipal de Douala 1er, opposant et cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est de type kafkaïen. A l'image de celle qui s'est durablement abattue sur le Cameroun un matin de novembre 1982.
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Célestin Djamen blessé le 26 janvier 2019 par la police du président de la République Son Excellence Paul Biya


La tragédie du Conseiller municipal de Douala 1er, opposant et cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun est de type kafkaïen. A l'image de celle qui s'est durablement abattue sur le Cameroun depuis un matin de novembre 1982.

Blessé par balles par des policiers et enlevé 2  jours plus tard de l'hôpital général de Douala où il était soigné,  Célestin Djamen Djamo,  transféré  le 12 février 2019 du Camp de torture du Groupement Spécial d'Opérations (GSO) à la prison principale de Yaoundé, en appelle au juge de l'habeas corpus pour qu'il soit mis fin à son calvaire immérité.


L'opposant et élu du peuple  soutenu par les avocats Sylvain Souop, Hyppolite Meli Tiakouang, Emmanuel Simh, Claude Assira, Michel Ntchale, Martin Tene Nzohoua… attire l'attention du Président du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi  qu'il a saisi d'une requête « aux fins de libération immédiate –habeas corpus-» sur les points de droit pertinents qui rendent dorénavant illégale sa détention à la prison  de haute sécurité de Yaoundé, où il a pour illustres compagnons l'ancien candidat à la présidentielle de 2018, Maurice Kamto et ses alliés, ainsi que les leaders du gouvernement provisoire de "l'Etat" en projet "d'Ambazonie".

Rappelns que participant le 26 janvier 2019 à une marche de protestation pacifique contre ce qu'une bonne frange de Camerounais soutenant  le Pr. Kamto considèrent comme le hold-up électoral ayant permis au candidat président sortant à la présidentielle de 2018 de sevrer  de sa victoire son adversaire du MRC, monsieur Djamen avait été grièvement blessé à la jambe par des éléments de la force du maintien de l'ordre mués en agents de répression. Transporté à l'hôpital général de Douala pour y recevoir des soins, il y sera kidnappé dans la nuit du 28 janvier par des policiers, alors qu'il était sous soins. « Monsieur Djamen, vous n'allez plus rester ici, nous allons vous amener à la garnison militaire parce que vous n'êtes pas très bien ici », lui avaient alors dit ses ravisseurs, avant de l'embarquer sur une chaise roulante. Comme tous les partisans de Kamto arrêtés cette nuit, il sera acheminé nuitamment à Yaoundé. Après deux premières semaines d'insupportables tortures morales et physiques il est placé avec d'autres en détention provisoire.   Le mandat ayant expiré le 12 août, il devait être remis en liberté.  D'où son recours à un juge des libertés pour recouvrer la sienne.

Ci-dessous, un extrait de la requête de M. Djamen Djamo Célestin au président du TGI de Yaoundé parvenue à la rédaction de Cameroonvoice le 16 août 2019

Ndam Njoya Nzoméné

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