31/05/2011 01:30:56
Présidentielle 2011: Un énième report du retour de Mila Assouté
Le vice-président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc) a annoncé hier, 30 mai 2011, que le retour du président de ce parti est reporté sine die.
Le Messager
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Le vice-président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc) a annoncé hier, 30 mai 2011, que le retour du président de ce parti est reporté sine die.

L’agacement était perceptible sur les visages des journalistes ayant  pris part à l’échange avec les cadres du Rdmc hier à Yaoundé, lorsque ces derniers ont annoncé que la date du 31 mai 2011 (ce jour même), retenue pour le retour du candidat déclaré à la présidence ne sera pas la bonne. Il y en a parmi les hommes de médias qui sont allés jusqu’à traiter de spécieuses, les raisons avancées par les coreligionnaires du transfuge du Rdpc. Tant l’appareil du parti qui prône la modernité du Cameroun estime qu’au vu de la manifestation des paysans programmée  le même jour sous la férule de Bernard Njonga, ainsi que  le projet de  grève  des conducteurs de taxi, l’environnement sociopolitique n’est pas favorable au retour en fanfare voulu.

Mieux, Siméon Kuissu, vice-président du Rdmc et principal orateur au cours de la rencontre avec la presse, estime que son parti qui attache une grande importance à l’agriculture, « un des leviers du développement économique du Cameroun, soutient les agriculteurs qui revendiquent à juste titre une meilleure prise en compte de leurs intérêts par les pouvoirs publics ». Mais les explications du Rdmc ne sont pas de nature à satisfaire la presse. Alors d’autres questions de journalistes fusent : pourquoi ces atermoiements observés dans la programmation du retour du chief Mila ? Quels sont les problèmes réels qui se posent à ce retour ? Sont – ils d’ordres politique, administratif ? A quatre mois d’octobre, le président du Rdmc n’est – il pas disqualifier pour la présidentielle au vu de la loi qui prescrit la résidence au Cameroun un an avant la tenue du scrutin ?

Présidentielle

La réponse est sans appel. L’ensemble des cadres du Rdmc présents récuse le concept d’atermoiements et lui préfère « des reports inhérents  à un impérieux besoin de préparation », somme toute nécessaire pour  un  évènement de l’acabit du retour en zone  « du plus sérieux challenger à Paul Biya ». Mais ils rassurent que toutes les dispositions administratives pour le retour de leur champion ont  été réglées, aussi bien avec les autorités de son pays d’accueil ( la France ) qu’avec les services compétents du système des Nations unies. Et donc, que Mila Assouté foulera le sol camerounais à temps pour briguer la magistrature suprême. Cependant, le Rdmc avoue n’avoir aucune appréhension quant à l’éligibilité de son président. Et pour cause, argue – t- on dans les rangs du parti, les normes internationales sur le statut des réfugiés politiques le protègent contre la clause de résidence d’un an que prescrit la loi électorale au Cameroun. Pour le reste, le Rdmc affirme que chief Mila Assouté n’est pas un citoyen libre comme tous les autres. En atteste, son statut de réfugié politique qui doit être intégré dans les préparatifs de son retour au pays natal.

En rappel, Mila Assouté a annoncé, le 24 mai dernier,  de son exil parisien, sa candidature pour la prochaine élection présidentielle. Après plusieurs annonces informelles, la date de son retour au Cameroun a été arrêtée au 31 mai 2011 par son état major électoral et communiqué à la presse. Ici au Cameroun, la direction de son parti indiquait que ledit retour se ferait avec faste. Mais on le sait désormais, il n’en sera rien. Pas de vol officiel, pas de groupe de danse dans les rues de Yaoundé ce jour... Mais une autre promesse... « Mila Assouté va revenir ».

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