02/06/2011 04:17:04
Cameroun : Anicet Ekane rejette une candidature unique de l'opposition
Anicet Ekane rejette l'idée d'une candidature unique de l'opposition face à la probable candidature du président sortant Paul Biya lors de l'élection présidentielle prévue en octobre 2011.
Xinhua
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Candidat du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM) à la prochaine élection présidentielle attendue en octobre, Anicet Ekanè, déjà en lice en 2004, rejette l'idée d'une candidature unique de l'opposition face à la probable candidature du président sortant Paul Biya lors de l'élection présidentielle prévue en octobre 2011.

"Non ! La candidature unique de l'opposition, ce n'est pas la solution à notre problème. La seule solution à notre problème, c’est la mobilisation des Camerounais. Les Camerounais sont très lucides, ils savent qui est qui depuis 1990", a déclaré à Xinhua M. Ekanè à la suite de l'annonce de sa candidature mardi à Yaoundé.

"Posez la question dans les quartiers, ils vous donneront la description des différents responsables de l'opposition et qui, d' après eux, est resté constant, logique et dans le sens des intérêts des Camerounais", a-t-il ajouté.

En 2004, un groupe de leaders de l'opposition réunis au sein d' une coalition avaient tenté de faire émerger un seul candidat pour pouvoir l'emporter sur le président Biya, mais des désaccords profonds n'avaient pu laisser prospérer ce projet.

C'est l'année de la première participation à la course à la présidence d'Anicet Ekanè. Evidemment investi comme par son parti dont il était encore le dirigeant avant se céder la place par la suite au profit d'un autre responsable, Abanda Kpama, il n'avait pu récolter que 13.290 voix sur un total de 2.665.359 voix valablement exprimées pour 23 candidats, soit 0,35% en valeur relative, selon les résultats officiels.

"Si vous analysez les résultats à l'aune de la tricherie, de la tromperie et du clientélisme politique, forcément vous aurez des repères qui sont faux. On a eu des responsables du RDPC (au pouvoir) qui étaient dans l'Extrême-Nord. Ils nous ont donné nos propres résultats dans les bureaux de vote, il y avait 15.000 voix en moins. Ils ont tout raflé parce que les scrutateurs ne peuvent être présents dans l'ensemble du territoire", dit-il pour justifier ce score dérisoire traduisant faible poids politique.

Pour cette année, il parle d'un contexte complètement différent de celui de 2004, jugeant que "les Camerounais sont plus conscients de ce qui se passe, il y aura cette fois-ci beaucoup plus d'observateurs et, c'est peut-être la question fondamentale, le contexte internationale se ne prête plus à des grossières tricheries de la part du parti au pouvoir, lui-même traversé par des courants antagoniques qui, pour beaucoup de ces courants, souhaiteraient la défaite de Biya".

Pour " le candidat de la rupture de l'ordre ancien pour un Cameroun nouveau", "l'histoire va vite dans tous les pays, vous pouvez vous retrouver en octobre 2011 en dehors de tous les pronostics. Personne n'aurait imaginé que Fru Ndi(principal opposant au régime en place) pouvait venir aujourd'hui à Yaoundé, à Douala sans qu'il y ait la foule".

De la même manière, observe-t-il encore, "on peut se retrouver dans une situation inimaginable, comme celle où Biya n'est pas candidat pour différentes raisons : maladie, incapacité, décès, etc. ; ou bien une implosion de l'intérieur de son propre camp. Et à ce moment-là si Biya n'est pas candidat aujourd'hui, la situation est totalement différente. Donc, il vaut mieux s' inscrire pour parer à toute éventualité".

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