04/06/2011 07:54:43
Côte d'Ivoire: Un Communiqué du Mouvement Africain pour la Liberté du Continent
... Nous demandons aux autorités camerounaises de cesser toute intimidation car le Cameroun étant un état de droit, nul ne peut empêcher un camerounais d’exprimer son opinion sur une situation donnée par n’importe quel moyen que ce soit.
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Malgré nos nombreux appels a l'endroit du nouveau gouvernement Ivoirien, nous constatons que  la situation n'est pas toujours stabilisée dans le pays, Après l'investiture officielle d'Alassane Ouattara et plus d'un mois après l'arrestation du président Laurent Gbagbo, ces proches et militants continuent d'être victimes d'exactions commises par des hommes en armes dans plusieurs régions du pays. Nombre de ces exactions sont perpétrées par des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

Selon les investigations menées par la plus part des ONG et organisme des droit de l'homme présentes sur place à Abidjan, il ressort que des femmes ont été violées ou mises à nu publiquement, des civils ont été tués, battus ou arrêtés arbitrairement. Des sympathisants du Front Populaire Ivoirien (FPI) ou des présumés miliciens pro-Gbagbo ont été exécutés sommairement. Des habitations ont été pillées, détruites ou investies par des hommes armés. De nombreux barrages ont été érigés donnant lieu à un important racket des populations. Dans plusieurs quartiers, des postes de police ou de gendarmerie ont été abandonnés, privant les civils de toute protection et de recours contre les violations de leurs droits.

Dans l'ouest, le sud-ouest et le sud-est du pays, notamment à Duékoué et Guiglo, les populations locales hésitent à rentrer chez elles car elles ont peur pour leur vie après les massacres commis en mars dernier et les exactions commises ces dernières semaines notamment par des FRCI. Dans des localités favorables à Laurent Gbagbo, des enlèvements et des menaces d'exécution ont fait fuir une partie des populations. de nombreux cadres du FPI, des syndicalistes ou des responsables  d'organisations proches du parti de l'ancien Président, ont été arrêtés sans que les charges retenues contre eux, le lieu et les conditions de leur détention soient connus.

Le Mouvement Africain pour la Liberté du CONtinent(M.A.L.CON) dénonce également le traitement dont on été victime et continuent d’être victimes ses membres à Abidjan, en occurrence deux d’entre eux tué et l’autre(ESSISSIMA) de nationalité camerounaise imputé du pied gauche par le tire d’un élément des FRCI, nous informons également toute la communauté internationale que la chasse à l’homme malheureusement s’étend jusqu'à hors des frontières de la côte d’ivoire, entre autre le cas du chanteur camerounais JOE LA CONSCIENCE qui a été farouchement intimidé par la haute hiérarchie de la police camerounaise pour la simple raison qu’il a chanté pour demander la libération de laurent gbagbo, n’a-t-on plus le droit de s’exprimer sur un cas de figure politique ou de soutenir  un leader qui vous est cher ?

Ces exactions doivent cesser tant en Côte d’ivoire qu’à l’extérieur, la sécurité doit à nouveau être assurée pour tous les Ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire sans distinction. Pour que ce pays renoue durablement avec la paix, la lumière doit être faite sur ces exactions et sur les responsabilités des différentes parties qui se sont affrontés.

-Nous demandons aux autorités ivoiriennes l’ouverture d’une enquête sur le cas du Camerounais ESSISSIMA.

-Nous demandons aux autorités camerounaises de cesser toute intimidation car le Cameroun étant un état de droit, nul ne peut empêcher un camerounais d’exprimer son opinion sur une situation donnée par n’importe quel moyen que ce soit.

-Nous demandons la libération de Laurent GBAGBO afin que la Côte d’Ivoire retrouve sa paix d’en temps

-Nous demandons que les personnes arrêtées bénéficient des droits que leur garantit la Constitution (y compris le droit pour leur famille et leurs avocats de connaître les lieux de leur détention, le droit d'être présentées devant la justice dans les délais prescrits par la loi, et le droit de ne pas subir de mauvais traitements ni d'actes de torture)
-Nous demandons à la Cour pénale internationale (CPI) d'enquêter sur les exactions commises depuis septembre 2002 en Côte d’Ivoire

-Nous demandons à l’organisation des nations unies en Côte d’ Ivoire de publier toutes les enquêtes qu’elle a mené en Côte d’ivoire pour les événements de 2002 jusqu'à présent.

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