07/06/2011 03:52:56
Le Mda appelle au boycott de la présidentielle
Dans son appel du 31 mai 2011, Wougly Massaga, président de la section « Kamerounaise » du Mouvement démocratique africain (Sk/Mda) implore carrément les Camerounais et notamment la jeunesse de cesser d’avoir peur et de laisser hurler les griots des  dictateurs. Car, les anges ne descendront pas du ciel le chasser.
Le Messager
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Dans son appel du 31 mai 2011, Wougly Massaga, président de la section « Kamerounaise » du Mouvement démocratique africain (Sk/Mda) implore carrément les Camerounais et notamment la jeunesse de cesser d’avoir peur et de laisser hurler les griots des  dictateurs. Car, les anges ne descendront pas du ciel le chasser. Sans recours à la violence mais résolument par la mise en œuvre des trois règles de base de ce mouvement  qui sont l’organisation des élections par une vraie commission électorale indépendante ; des élections à deux tours ou encore la limitation des mandats présidentiels à un quinquennat renouvelable une seule fois.

Ensuite  le président du Mda connu sous le surnom de commandant Kissamba demande la démission de Paul Biya. Il prévient que dans le projet de statut de la Sk/Mda qui sera déposé à la préfecture du Wouri en guise de déclaration d’association invite les Camerounais au boycott de l’élection d’octobre prochain pour deux raisons majeures. La première s’appuie sur « le rafistolage de dernière heure visant à associer à Elections Cameroon (Elecam), des représentants des partis représentés à l’Assemblée nationale » qui ne changera manifestement rien à ce qui restera une mascarade électorale pour la « reconduction du dictateur ». La seconde raison, argue Ngouo Wougly-Massaga est  la tergiversation idéologique des partis dits de l’opposition qui sont telles qu’une candidature unique de ceux-ci contre le candidat du parti au pouvoir n’est plus envisageable. Car, « tous sont travaillés au corps par le régime et n’ont plus aucun souci réel de combattre ce dernier »

Mais faut-il pour autant que les Camerounais se résignent à subir la présidence à vie de Paul Biya ? Le commandant Kissamba qui pose la question y apporte une réponse dans le sens couplé le boycott du scrutin d’octobre prochain avec une stratégie de mobilisation du peuple « pour chasser le dictateur ». Cette idée qui s’apparente à s’y méprendre à la révolution tunisienne qui avait déjà été évoquée dans ses « Verbum »  notamment le No 2 du 15 novembre 2009. Dans cette sorte de  mémento, l’ « Upéciste » interpellait au plus profond de leur conscience tous ses compatriotes et tous les amis sincères du Cameroun  à se souvenir qu’au regard de  «  l’illégitimité, la précarité de la santé de Paul Biya et le risque qu’il se désigne un suppléant », il faut en découdre définitivement avec lui en cette année 2011.

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