13/06/2011 22:12:36
Hillary Clinton appelle les pays africains expulser les ambassadeurs pro-Kadhafi
Hilary Clinton lors d'une visite au siège de l'Union Africaine à Adis Abeba ce lundi 13 juin 2011 a demandé aux 53 pays membre de l'Organisation continentale de fermer les ambassades Libyennes et d'expulser les diplomates « pro Khadaffi ». Elle demande également aux pays Africains de prendre contact avec les renégats du CNT de Benghazi.
lorientlejour/Aufait Maroc
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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton

 

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé lundi l'Afrique à faire pression pour que le colonel Mouammar Kadhafi décrète un cessez-le-feu en Libye et quitte le pouvoir, lors d'un discours au siège de l'Union africaine (UA) à Addis Abeba.

"Je demande à tous les Etats africains de faire pression pour la mise en oeuvre d'un véritable cessez-le-feu et d'appeler Kadhafi à quitter le pouvoir (...)"

"Je demande à tous les Etats africains de faire pression pour la mise en oeuvre d'un véritable cessez-le-feu et d'appeler Kadhafi à quitter le pouvoir (...)", a déclaré Mme Clinton.

Elle a appelé les pays du continent "à suspendre les activités des ambassades" fidèles au régime de Tripoli et "à expulser les diplomates pro-Kadhafi" en poste dans ces pays.

La secrétaire d'Etat américaine a également demandé un "soutien accru" au Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion libyenne.

"Vos mots et vos actions pourraient faire la différence en accélérant les événements et en permettant au peuple libyen de commencer à travailler à l'écriture d'une nouvelle Constitution et à la reconstruction de son pays", a-t-elle estimé.
Arrivée en milieu de journée à Addis Abeba, troisième étape de sa tournée africaine après la Zambie et la Tanzanie, Mme Clinton s'exprimait au siège de l'UA devant les représentants des 53 pays du continent.

Depuis le début de la rébellion armée mi-février, l'UA tente de défendre une "feuille de route" --restée lettre-morte jusqu'à présent-- prévoyant un cessez-le-feu et l'instauration d'une période de transition.

Le régime libyen a accepté ces propositions mais le CNT pose comme préalable un départ de Kadhafi et ses fils, alors que l'Otan a poursuivi sa campagne de bombardements sur le terrain.

A ce jour, seuls deux pays africains, le Sénégal et la Gambie, ont officiellement reconnu la rébellion du CNT comme "représentant légitime du peuple libyen".

Le 7 juin dernier, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui préside le comité de chefs d'Etat de l'UA chargé de trouver une solution politique négociée au conflit libyen, avait reconnu publiquement pour la première fois que le départ de Kadhafi était devenu une "nécessité".

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