23/06/2011 02:51:37
Sérail: Le sous secrétaire américain attendu à Yaoundé ce lundi
Johnny Carson répond à une invitation de Paul Biya. Au menu de la visite, les questions électorales, économiques  et les crises régionales.
Le Messager
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Johnny Carson répond à une invitation de Paul Biya. Au menu de la visite, les questions électorales, économiques  et les crises régionales.

A défaut d’Hilary Clinton comme l’a voulu le régime de Yaoundé a travers les missions de lobbying d’Atanga Nji en Zambie et celle de Edgard Mebe Ngo’o à Washington, Paul Biya se contenterait du sous-secrétaire d’Etat américain, en charge des questions africaines. En effet, Johny Carson foulera, sauf séisme politique, comme le confirme des sources crédibles au Palais de l’Unité et le service des protocoles de l’ambassade des Etats-Unis à Yaoundé, le sol camerounais ce lundi, 27 juin 2011.

L’agenda de l’une des personnalités  les plus influentes du département d’Etat américain prévoit des échanges avec le ministre des Relations extérieures, Henri Eyébé Ayissi ; quelques parlementaires et surtout   un  tête-à-tête  avec le chef de l’Etat, Paul Biya, qui devra revenir de sa retraite de Mvomeka’a ce week-end pour le rendez-vous. La dernière rencontre entre les deux hommes remonte au 27 septembre 2010 à New-york. Ce,  en marge de la dernière assemblée générale des Nations unies.

Seulement, au moment où Johnny Carson (photo) s’apprête à faire le déplacement de Yaoundé, l’opinion se souvient de la lettre de son patron, Hilary Clinton adressée au Camerounais à l’occasion de la fête nationale du 20 mai, édition de 2011. Grillant  tous les canaux classiques de la diplomatie, le secrétaire d’Etat américain s’adressait directement au camerounais pour indiquer qu’elle attendait de voir une élection présidentielle crédible et transparente au plus tard à la fin de cette année 2011.

L’affaire n’avait pas plu au pouvoir de Yaoundé qui le faisait savoir à travers des canaux informels, notamment, via les thuriféraires du régime qui avaient investi les antennes de télévision et de radiodiffusion pour souligner que Yaoundé n’avait pas besoin de recevoir des leçons de l’Amérique. Même si une lettre aux allures plus convenant de Barack Obama  adressée à Paul Biya y venait en appoint  pour  dissiper les ardeurs des uns et des autres, la pilule est restée en travers la gorge de tenants du régime.

Pis, Johnny Carson arrive à Yaoundé au moment où Paul Biya sait,  grâce à un câble de Wikileaks, ce que pense l’administration américaine de lui. Mais également, après que le Rdpc au pouvoir ait montré des signes de fébrilité par rapport à des menaces d’ingérence étrangères et des supputations sur des éventuelles candidatures à la présidentielle parrainées par la Maison Blanche.

Rodrigue N. TONGUE

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