30/06/2011 02:10:45
Nous ne devons pas d'abord compter sur les USA, la France ou l'ONU !
Les Occidentaux ont décidé de faire payer « leur crise financière » commencée en 2008 aux Africains : Lybie, Gabon, Côte d'Ivoire, Cameroun, Tchad et d'autres...
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Il faut être vrai avec le Peuple Gabonais et les Peuples Africains ! Les Occidentaux ont décidé de faire payer « leur crise financière » commencée en 2008 aux Africains : Lybie, Gabon, Côte d'Ivoire, Cameroun, Tchad et d'autres dont la liste devrait s'allonger dans les prochains mois. Certains d'entre nous le savent mais ne veulent pas dire la vérité !

La bourrasque des dettes-record de certains pays de l'Euro-Zone conjuguée au fait que les USA sont sous perfusion monétaire chinoise depuis des années, les y pousse et nous entrons peu à peu dans un temps de grande violence au niveau mondial, synonyme du retour de la Loi de la Jungle. L'ONU est discréditée durablement depuis son implication militaire récente en Côte d'Ivoire qui a changé son rôle de garant de la sécurité internationale ; et la manipulation des résolutions du Conseil de Sécurité en faveur  de « croisades occidentales » à but de prédation universelle sur le problème libyen par exemple a fait rentrer l'Afrique dans une étape peut-être plus dangereuse que la dictature.

Les choses qui sont en mouvement ne peuvent pas être arrêtées

Nous aurons une accentuation de l'agressivité des pays Occidentaux contre des pays riches mais faibles militairement notamment en Afrique car l'Occident a faim. Comme au temps de Vikings c'est le retour du syndrome de Conan le Barbare un guerrier admirablement interprétée dans les années 80 par le Terminator Arnold Schwarzenegge et qui ne croit qu'en la force des armes. La Grèce, le Portugal, l'Espagne et probablement  la France pour ne citer que ces pays sont dans un surendettement tel que la guerre devient du fait de courtes vues une nécessité politique. Et tant pis pour la sécurité internationale !

Les Africains risquent d'être les principales victimes de l'agressivité occidentale et de la fragmentation à venir. Pourquoi les Africains ? Parce que ce sont les plus faciles à vaincre du fait de leurs divisions ethniques parait-il et parce que l'Occident craint plus que tout les Orientaux : Chine ou les pays musulmans du Proche et de l'Extrême Orient. Il faut voir comment quelques montagnards sur-motivés par la Religion font plier l'Armada coalisée de l'OTAN dans les montagnes afghanes depuis dix ans !? L'esprit de résistance aurait disparu en Afrique noire francophone notamment et c'est donc une cible parfaite.

Voyez donc nos frères Ivoiriens : ils ont reçu mille fois moins de bombes sur la tête que les Libyens ou les Afghans et pourtant ils se sont rendus avec une extrême facilité déconcertante à l'ONUCI et aux troupes de la Licorne française. Voyez comment les chefs d'état africains francophones se sont rassemblés comme des chiens gâleux devant le Président français le 21 mai 2011 à Yamoussokro pour écouter un discours pire que celui de 2007 à Dakar ! Voyez comment ils ont été comme « émasculés » devant le monde entier ! Qui imaginerait une telle attitude venant de pays comme le Ghana, l'Afrique du sud, le Zimbabwe, l'Angola ou le Kenya ne citer que ceux-là ? Oui, nous ne sommes pas prêts de voir le Premier Ministre anglais Cameron rassembler des Présidents d'Afrique anglophone pour les humilier en leur parlant comme à des enfants …

Le problème des pays de l'Afrique francophone

Nous avons été colonisés par une puissance prédatrice, parmi les plus agressives de tous les temps (voire par exemple les guerres de Napoléon) qui ne sait qu'exploiter et prendre de force, là où il faudrait plus de commerce avec les échanges que cela implique. L'enrichissement à venir des Gabonais ou des Africains francophones restera une illusion ou une pure vue de l'esprit tant que nous n'aurons pas un environnement propice au commerce et au développement des entreprises africaines. Il ne suffit pas d'avoir des élections incontestables ou de changer de Président pour que nos pays s'en sortent. Il faut avant tout rompre avec un certain modèle français et cesser d'avoir une attitude infantile devant les intérêts occidentaux.

Comment voulez-vous qu'on nous respecte si nous ne nous respectons pas nous-mêmes m'a dit récemment une grande figure africaine. L'erreur fondamentale des groupes politiques ou des sociétés civiles de tous nos pays bordant le Golfe de Guinée est de penser que nous sommes des amis de ceux qui n'ont que des intérêts à défendre. Et on les voit prêter serment à la queue leu-leu  devant des Grands Maitres de l'ésotérisme occidental sans se rendre compte qu'ils ne pourraient plus critiquer les erreurs françaises par exemple en Afrique en mettent le doigt dans cet engrenage. Or, il est évident que le bonheur des Gabonais ou des Africains en général n'est pas compatible avec l'esprit de prédation de la Françafrique, qui exclue totalement le vrai commerce et donc la fin de la mauvaise gouvernance pour un meilleur développement.

Nul ne peut donc prendre au sérieux tous les discours « pro-bonne gouvernance » qui émanent d'acteurs inféodés aux puissances occidentales, qui sont financés par des réseaux maffieux occidentaux et sont manipulés par ceux-ci, alors même que les stratégies actuelles tournent autour de la prédation des richesses africaines, car estiment les Occidentaux : les Africains surtout francophones, ne savent pas ou ne savent plus se défendre et ils auraient une organisation sociale et culturelle déficiente qui permet toutes les agressions.

Il ne s'agit que de s'accaparer toutes les richesses du Golfe de Guinée. Rien d'autre ! Si Ali Bongo donne leurs donne des gages suffisants, il sera reçu (excusez du peu) dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche à Washington. Mais qu'est-ce que certains veulent nous faire croire ? Et ce n'est pas la petite excitation médiatique et un reportage de plus sur un média quelconque autour d'un voyage début juin 2011 d'Ali Bongo aux USA qui changera quoi que ce soit, à son intégration dans le projet global des prédateurs : la domination totale du Golfe de Guinée et la mise au pas des Nègres.

Ceux qui se sont offusqués de la visite de Monsieur Bongo à Barack Obama début juin 2011 auraient du s'inquiéter de sa réception par l'Atlantic Council le 6 juin à Washington. L'Atlantic Council est un groupe de réflexion américain sur les grands défis internationaux du 21ème siècle. Et ce n'est pas un détail ! Contrairement aux us et aux coutumes dans les dictatures africaines ou en France, un Président américain n'est pas l'alpha et l'oméga dans son pays. Ce qui compte, ce sont les intérêts américains, avant tout. Ce n'est pas une question morale sinon, il n'y aurait pas eu l'Irak et d'autres guerres.

Rompre avec une certaines hypocrisie au Gabon et en Afrique !

Les Gabonais comme les Africains doivent donc ouvrir les yeux et cesser de se comporter comme des moutons de panurge qu'on trimballe régulièrement : Les Américains comme les Français et donc les Occidentaux ne feront rien pour nous, si cela n'est pas conforme à la course aux matières premières. Il en est de même pour l'ONU, la Banque Mondiale, le FMI et de toutes les autres organisations qui comme le TPI ne servent que les intérêts de l'Occident ou d'inquisition à l'occasion.

Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba reçu par Barack Obama

 

 

Les acteurs politiques ou de la société civile qui voudraient (pour des raisons qui les regardent et sans doute légitimes à leurs yeux) nous jeter dans les bras de ceux qui ne cherchent qu'à nous exploiter, ne voient pas, ou feignent de ne pas voir ceci : L'Occident a déjà son pion au Gabon. Son nom est Ali Bongo Ondimba, comme Alassane Ouattara est le pion des mêmes acteurs en Côte d'ivoire ou Idriss Déby au Tchad …etc. Les déclarations concernant Obama par –ci  et les réformes gabonaises par-là ne sont qu'une manœuvre de plus, pour empêcher toute RÉVOLUTION GABONAISE digne de ce nom. Ne nous y trompons, ce n'est pourrait être qu'une construction de plus comme on dit, pour éviter une véritable confrontation entre les Gabonais et Ali Bongo c'est-à-dire le Système hérité de la Françafrique. Cette confrontation n'arrangerait pas les Occidentaux qui ont donc activé de nouvelles manœuvres. A cette différence-ci que le débat gabonais a été soldé en 2009 !

Ce n'est pas en 2011 que nous allons réinventer la roue au Gabon par exemple ! Ou était l'Occident en 2009 pendant le coup d'état électoral d'Ali Bongo ? Et certains Gabonais veulent nous faire croire qu'on peut faire confiance aux Occidentaux en 2011 !? J'invite les Gabonais à refuser cette imposture d'où qu'elle vienne ! Et ou donc étaient ceux qui semblent avoir de soudaines révélations pour notre pays en 2009 ? La vérité est que notre lâcheté a laissé Ali Bongo Ondimba prêter serment devant la Cour constitutionnelle du Gabon, il est donc techniquement et légalement le Président du Gabon, ainsi que je l'ai dit dans l'Affaire ivoirienne. Cela nous déplait fortement puisque nous ne reconnaissons pas son leadership mais la Loi est ainsi faite. Ceux qui « font du bruit » aujourd'hui comme on dit au Gabon,  c'est en 2009, qu'il fallait empêcher la « prestation de serment » d'Ali Bongo Ondimba. Et c'était possible avec un peu plus de lucidité ! Il fallait tout faire reporter le scrutin du 30 août 2009 à une autre date, ce fut l'erreur fondamentale !

Soit ceux qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir gabonais décident de changer l'ordre établi à leurs risques et périls ; soit il faut reconnaitre ses erreurs et prendre les décisions justes pour le Peuple Gabonais. Tout le reste n'est que de la diversion ! Comme si Ali Bongo, les siens et la Françafrique étaient des gentils qui vont nous faire des cadeaux !

Une fois pour toutes : premièrement, l'erreur de tous les acteurs gabonais en 2009 est d'avoir laissé faire la prestation de serment d'Ali Bongo ; deuxièmement, il est ridicule de vouloir une évolution positive du Gabon en n'ayant pour seule stratégie que l'Occident (qui n'a pas d'amis mais des intérêts) et des institutions qui lui sont dévouées ; troisièmement, battons – nous ou taisons nous ! Nous n'avons pas le droit d'entrainer les peuples sur des chemins qui ne mènent nulle part (en mentant tout le temps) si on n'a pas les moyens de ses ambitions. Les Gabonais ont donc raison d'être exigeants. Soit on peut, soit on ne peut pas. Personne ne peut vouloir une chose et son contraire !

Bruno Ben MOUBAMBA

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