01/07/2011 06:21:40
Les accusations contre DSK seraient sur le point de s'effondrer
Dominique Strauss-Kahn va comparaître vendredi à New York devant le tribunal pénal de Manhattan, une audience surprise où un coup de théâtre pourrait se produire, le New York Times ayant affirmé jeudi soir que les accusations sont sur le point de s'effondrer.
Cyberpresse
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Dominique Strauss-Kahn va comparaître vendredi à New York devant le tribunal pénal de Manhattan, une audience surprise où un coup de théâtre pourrait se produire, le New York Times ayant affirmé jeudi soir que les accusations sont sur le point de s’effondrer.

Citant deux enquêteurs non identifiés, le journal écrit que le bureau du procureur ne croit plus à la version de la femme de chambre guinéenne de l'hôtel Sofitel, âgée de 32 ans, et que celle-ci aurait menti à plusieurs reprises depuis son agression présumée le 14 mai.

Lors d'une audience prévue vendredi devant le tribunal pénal de Manhattan, le bureau du procureur va probablement dire qu'il «a des problèmes» avec le dossier, ajoute le New York Times.

«C'est un bazar, un bazar des deux côtés»
, a déclaré un officiel au quotidien.

Les accusations contre l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) sont sur le point de s'effondrer, écrit le journal.

Les enquêteurs ont fait des découvertes sur la demande d'asile aux États-Unis de la femme de ménage et sur des liens non confirmés à des activités criminelles, comme une possible implication dans du blanchiment d'argent et du trafic de drogue, affirme le journal.

Plusieurs individus ont fait des dépôts en liquide -d'un montant total d'environ 100 000 dollars- sur son compte en banque ces deux dernières années, selon la même source.

S'agissant de la comparution de vendredi, annoncée en fin d'après-midi, aucun détail n'a été fourni officiellement. L'ancien patron du FMI ne devait pas revoir le juge avant une audience préliminaire fixée au 18 juillet.

«Dominique Strauss-Kahn comparaîtra demain matin au tribunal à 11h30», a indiqué dans un bref communiqué Erin Duggan, porte-parole du procureur Cyrus Vance. «Aucun détail ne sera fourni sur cette comparution avant que l'accusé ne comparaisse», a-t-elle ajouté.

Les deux principaux avocats de DSK, Benjamin Brafman et William Taylor, se refusaient également à tout commentaire.

Le New York Times, citant des sources «informées de l'affaire», avait estimé auparavant jeudi que les avocats allaient demander un allègement des conditions de la liberté surveillée de M. Strauss-Kahn, qui vit dans un luxueux logement à New York mais ne peut se déplacer que pour aller chez ses avocats ou chez le médecin, et vit avec un bracelet électronique à la cheville.

Des gardes sont postés en permanence devant sa résidence et il est escorté dans ses déplacements, tout cela à ses propres frais, qui ont été évalués à quelque 250 000 dollars par mois.

DSK, arrêté le 14 mai dans un avion qui s'apprêtait à décoller pour Paris après avoir été accusé de crimes sexuels par une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan, a plaidé non-coupable le 6 juin des faits qui lui sont reprochés, ouvrant la voie à un procès.

Jeudi, le quotidien français Libération a rapporté que la défense pourrait essayer de contester la légalité de la séance d'identification de l'ancien ministre socialiste par sa victime présumée, séance effectuée au lendemain de son arrestation, dans un commissariat d'Harlem.

Libération affirme détenir «des informations» selon lesquelles Me Brafman et Me Taylor pourraient dire qu'au moment de l'identification au commissariat, la jeune femme avait déjà vu à deux reprises au moins le visage de l'ancien patron du FMI.

«Cela pourrait permettre d'écarter la séance d'identification lors du procès, et bien sûr d'ébranler l'accusation», a reconnu lors d'une interview à l'AFP Alexander Reinert, professeur de droit à l'Université Yeshiva à New York.

«Mais il y a beaucoup d'autres éléments d'identification dans un cas comme celui-ci, dont bien évidemment l'ADN, ou d'autres preuves de la présence des deux protagonistes dans une même chambre d'hôtel au même moment», souligne-t-il.

Le NYT avait de son côté indiqué lundi que les avocats de DSK cherchaient à établir les détails du déjeuner dans un restaurant new-yorkais où l'ancien patron du FMI et sa fille Camille se sont retrouvés juste après l'agression sexuelle présumée.

Le comportement décontracté ou non de DSK pendant cette rencontre pourrait s'avérer crucial pour la défense, estime le journal américain.

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