01/07/2011 06:57:23
Transport aérien: Camair-Co y croit plus que jamais
Au cours d’une rencontre avec la presse à Douala mardi dernier, son directeur général adjoint a réaffirmé la conviction du staff sur la viabilité de l’entreprise.
Le Messager
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En l’absence de Alex Van Elk, le directeur général de Camair-Co, accouru dit-on au chevet de son épouse très malade dans sa Hollande natale, c’est à Emmanuel Mbozo’o, son adjoint, qu’est revenu le soin d’échanger avec la presse. Plutôt serein et détendu, il a entretenu son auditoire sur la vie de la compagnie au cours des deux derniers mois. Concernant ses performances, Camair-Co  a transporté quelque 11.718 passagers dont 5.065 en avril et 6.653 en mai. Des chiffres qui sont autant de raisons de satisfaction de l’orateur. « Vous noterez, dit Emmanuel Mbozo’o, que la courbe est montante ». Certes, le taux de remplissage est encore en-deçà des attentes, mais cela, croit-il savoir, est dû au fait « que nous avons tablé sur un réel engouement des Camerounais à s’approprier Camair-Co », une prévision que la compagnie nationale a pour l’instant du mal à réaliser.

La faute selon le Dga, est à rechercher dans le lourd héritage légué par sa défunte aînée, nombre de voyageurs assimilant Camair-Co à Camair. A tort plaide Emmanuel Mbozo’o car les dirigeants actuels, jure-t-il, ont tiré toutes les leçons des errements passés de l’ancienne compagnie aérienne et n’entendent plus tomber dans les mêmes erreurs managériales. Beaucoup ne semblent pas convaincus, qui continuent de bouder celle qui aspire à devenir la onzième région. Au grand dam du staff qui multiplie les appels de pied.

Ainsi de cette campagne promotionnelle qui démarre ce vendredi 1er juillet sur ses vols en direction de Paris. Les passagers payeront à cet effet seulement 439 000 Fcfa Ttc contre 564 000 en temps normal, soit une baisse de l’ordre de 125.000 Fcfa (actuellement ce tarif est de 645.000 Fcfa chez Air France. Ou de cette autre sur la ligne Douala-Yaoundé dont les passagers débourseront 39 000 Fcfa Ttc pour un titre aller (matin) – retour (soir) ; ou, sur la même ligne d’un tarif week-end avec un départ, vendredi, samedi ou dimanche soir et retour lundi pour 36 000 fcfa Ttc. Toujours pour attirer une clientèle capricieuse, Camair-Co vient d’instaurer un système de pré-enregistrement qui donne désormais la possibilité aux voyageurs de se faire enregistrer longtemps avant et de ne venir que pour embarquer.

Par ailleurs, Camair-Co annonce l’arrivée d’un autre gros porteur qui portera à 4 le nombre d’appareil constituant sa flotte ; l’ouverture imminente (pour le mois d’août) de nouvelles lignes régionales pour desservir certaines capitales africaines afin d’améliorer le taux de remplissage de ses vols, notamment domestiques qualifiés de « structurellement déficitaires » (dixit le Dga) ; etc. Tout s’avérera-t-il suffisant pour triompher de la réticence ambiante ? Les dirigeants veulent y croire. « Nous avons tiré les premières leçons. Malgré les critiques qu’on nous fait sur le choix de la basse saison pour lancer nos activités, nous pensons que cela nous a permis de limiter les risques commerciaux. Et nous avons, pu réajuster ce qui devait l’être. Ainsi, je suis fier de vous annoncer que depuis le 28 avril dernier, Camair-Co n’a plus fait face à un cas d’Aog (aircraft on ground, avion cloué au sol, ndlr). C’est dire que tous nos vols qui étaient prévus ont effectivement effectué le voyage », se satisfait Emmanuel Mbozo’o. reste maintenant à convaincre les Camerounais.

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