16/07/2009 12:16:54
Appel un "nouvel ordre mondial" au sommet des Non-alignés en Egypte
CHARM EL-CHEIKH (AFP) — Plus de 50 chefs d'Etat du mouvement des Non-alignés se sont réunis en Egypte mercredi pour discuter des conséquences de la crise financière mondiale, appelant à un "nouvel ordre mondial" faisant une place plus grande aux pays en développement.
AFP
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Le président cubain Raul Castro a affirmé lors de la cérémonie d'ouverture dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, que les pays en voie de développement avaient été les plus durement frappés par la crise.
"Chaque pays doit rechercher des solutions justes à la crise économique mondiale", a déclaré M. Castro. "Nous demandons un nouvel ordre monétaire et économique international. Nous devons restructurer le système financier international pour prendre en compte les besoins des pays en développement."

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est lui insurgé contre la "non-représentativité" du Conseil de sécurité des Nations unies, qu'il a qualifié de "terroriste".

Les Non-alignés "sont majoritaires aux Nations unies. Le Conseil de sécurité ne nous représente pas. Il est monopolisé par quelques pays qui en sont les membres permanents", a-t-il dit. "Ceci constitue un danger pour la paix internationale".

"Le Conseil de sécurité, c'est le terrorisme", a-t-il ajouté, en réclamant pour l'Union africaine un siège de membre permanent à l'exécutif onusien et en invitant les nations d'Amérique latine à faire de même.

Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a pour sa part affirmé que les Etats-membres du mouvement devraient jouer un rôle plus important sur la scène internationale.

"Les processus décisionnels, aux Nations unies ou dans les institutions financières internationales, continuent d'être basés sur des chartes écrites il y a plus de 60 ans, bien que le monde ait largement changé depuis", a-t-il dit.
"Les pays en développement doivent être pleinement représentés aux échelons de prise de décision des institutions internationales", a-t-il ajouté.

Mais ce sont les ambitions militaires des pays en voie de développement qui devraient dominer le deuxième et dernier jour du sommet jeudi, avec une rencontre cruciale prévue entre les chefs de gouvernement de l'Inde et du Pakistan, deux puissances nucléaires qui se sont déjà livré trois guerres depuis leur indépendance en août 1947.

Le Premier ministre pakistanais, Yousuf Raza Gilani, a affirmé mercredi que les relations entre son pays et l'Inde étaient sur la bonne voie.
"Il y a récemment eu une certaine évolution dans nos relations avec l'Inde", a-t-il dit. "Nous croyons qu'une paix durable en Asie du sud est réalisable".

Les chefs de la diplomatie indienne et pakistanaise se sont rencontrés mardi, avant la réunion entre leurs chefs de gouvernement.
Cette dernière vise à relancer le processus de paix amorcé en janvier 2004 entre les deux voisins, dont les relations se sont nettement dégradées depuis les attentats de Bombay, qui ont fait 174 morts (dont neuf des dix assaillants) en novembre 2008 et ont été imputés par New Delhi à un groupe armé pakistanais avec la complicité des services de renseignement militaires d'Islamabad.

L'Inde est avec l'Egypte un des membres fondateurs du mouvement des Non-alignés, créé en 1955, en pleine guerre froide, par des Etats qui entendaient se distancier des blocs de l'Est et de l'Ouest.

Aujourd'hui, après l'effondrement de l'URSS et le bouleversement de l'équilibre mondial, sa raison d'être est en question.

Samer AL-ATRUSH

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE