17/07/2011 00:49:27
Sarkozy- Takieddine: un secret 350 millions d'euros
Il s'agit de l'un des secrets les mieux gardés du clan Sarkozy. L'homme d'affaires Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, devait toucher en 2003 des commissions occultes d'un montant de 350 millions d'euros dans le cadre d'un marché d'armement avec l'Arabie saoudite, selon des documents comptables et des notes obtenus par Mediapart.
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Il s'agit de l'un des secrets les mieux gardés du clan Sarkozy. L'homme d'affaires Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l'affaire Karachi, devait toucher en 2003 des commissions occultes d'un montant de 350 millions d'euros dans le cadre d'un marché d'armement avec l'Arabie saoudite, selon des documents comptables et des notes obtenus par Mediapart. Les fonds devaient être versés, sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, via une société contrôlée par le ministère de l'intérieur.

Estimé à 7 milliards d'euros, le contrat «Saudi Border Guards Developpment Project», nom de code Miksa, avait pour objectif de sécuriser les frontières d'Arabie saoudite. Une première tranche de ce marché a finalement été obtenue par EADS en juillet 2009. Dans sa version initiale, il comportait la livraison d'hélicoptères, d'avions, de radars, de systèmes de communication ultra-sophistiqués...

Ziad Takieddine
Ziad Takieddine

Des notes adressées par Ziad Takieddine au cabinet Sarkozy en 2003 et 2004 attestent que l'homme d'affaires était devenu l'architecte en chef de ce marché pour le ministre de l'intérieur.

En 2003, précisément à cette période, les proches de Nicolas Sarkozy, au premier rang desquels Brice Hortefeux, alors député européen et membre du cabinet du ministre, sont invités à grands frais par le marchand d'armes sur son yacht La Diva et dans sa villa du cap d'Antibes, comme le prouvent des photographies publiées par Mediapart dimanche 10 juillet.

La signature par Nicolas Sarkozy de ce contrat d'armement mirifique a été empêchée in extremis, en 2004, par Jacques Chirac, dont l'entourage évoquait l'existence d'un montage visant à financer le camp sarkozyste. Un scénario que confirme aujourd'hui à Mediapart un ancien haut responsable de l'armement français.

Des soupçons de financement politique occulte valent aujourd'hui à Ziad Takieddine d'être dans le collimateur de la justice concernant la vente de sous-marins Agosta au Pakistan et de frégates Sawari 2 à l'Arabie saoudite, ventes conclues sous le gouvernement Balladur, fin 1994.

Le contrat Miksa, établi dans une première version en 1993, alors que Charles Pasqua est à l'intérieur, devient une priorité de Nicolas Sarkozy dès son arrivée à la tête de ce ministère, en 2002. Le futur président de la République écrit en ce sens, dès le 8 juillet 2002, une lettre à son homologue saoudien le prince Nayef.

Le prince Nayef
Le prince Nayef © Reuters

En voici un extrait:

«Connaissant l'importance pour les autorités saoudiennes du contrôle des frontières du royaume, je tenais à confirmer à votre Altesse Royale, l'intérêt du gouvernement français pour la réalisation du projet Saudi Border Guard Defence Program et à lui confirmer que celui-ci apportera sa garantie à la bonne exécution du contrat qui doit être signé entre le groupe Thalès, maître d'œuvre industriel, et le gouvernement saoudien. Le contrôle de la bonne exécution de ce contrat sera assuré par la société Civipol conseil, société de service et de conseil du ministère français de l'Intérieur. Je propose à votre Altesse Royale de signer avec Elle dès qu'Elle le souhaitera l'accord de coopération préparé par nos services.»

Le contrat suivi par le cabinet du ministre de l'intérieur – Claude Guéant, Brice Hortefeux, et David Martinon, son conseiller diplomatique – n'est pas signé si facilement. En effet, la décision saoudienne nécessite, outre l'accord du prince Nayef, l'assentiment du futur roi Abdallah, alors le régent du royaume.

Ziad Takieddine entre dans la danse à l'automne 2003. Selon ses notes en notre possession, l'homme d'affaires rend compte à Claude Guéant et Brice Hortefeux et les accompagne sur place. Il définit les orientations de négociation et les éléments de langage des membres du cabinet Sarkozy, donne lui-même des directives et joue le rôle de courrier entre les dignitaires saoudiens et Nicolas Sarkozy.

Initiales «BH»...

Une première note du 16 octobre 2003, titrée « Elaboration de la Proposition technique et financière», évoque une visite de Brice Hortefeux, qui apparaît sous les initiales «BH», effectuée deux jours plus tôt auprès du ministre saoudien.

«Conformément à la volonté exprimée à plusieurs reprises par les responsables Saoudiens, et dernièrement confirmée avec force par SAR le Prince Nayef à BH le 14 octobre à Riyad, devoir ce contrat traité de "Gouvernement à Gouvernement", il serait indispensable à ce stade des négociations, que la Société maître d'œuvre de ce contrat  (Thalès, ndlr) cesse tout contact avec le Ministère de l'Intérieur Saoudien, directement ou indirectement, à travers sa filiale dans le pays, pour plus d'efficacité.»

Brice Hortefeux et Ziad Takieddine.
Brice Hortefeux et Ziad Takieddine.

Selon M. Takieddine, le prince Nayef «ne voit aucun inconvénient à traiter avec l'un ou les industriels choisis par le Ministère de l'Intérieur français», «à condition que ça se passe sous la surveillance du Ministère».

L'homme d'affaires propose alors une «feuille de route» liée à une prochaine visite de Nicolas Sarkozy à Riyad.

«Force est de constater aujourd'hui, à la vue des contacts établis dans le but de préparer la visite du Ministre au Royaume, que le contrat est loin d'être prêt pour la signature par le Ministre lors de sa visite. Les propositions financières reçues le 30 septembre 2003 (4 jours avant la visite du Ministre, initialement programmée le 4 ou 5 octobre) ne correspondaient en rien aux demandes répétées des autorités Saoudiennes.»

Les notes Takieddine sur le contrat Miksa
Les notes Takieddine sur le contrat Miksa

L'objectif de M. Takieddine et du cabinet Sarkozy est clair: faire du ministre de l'intérieur et de Civipol, la société de ventes d'armes de la place Beauvau, les signataires du contrat. A charge ensuite pour Civipol de prendre des accords avec Thalès. Des échéanciers de paiement sont couchés noir sur blanc. «Cet échéancier est similaire à celui utilisé pour le contrat "S" signé en novembre 1994», précise M. Takieddine dans sa note.

Le contrat «S» n'est autre que celui de Sawari 2, le lucratif contrat des frégates vendues à l'Arabie dix ans plus tôt, actuellement dans le collimateur du juge Van Ruymbeke...

Plus le temps passe, plus le caractère «sensible» du contrat Miksa se fait jour sous la plume de Ziad Takieddine. Le 29 octobre 2003, l'homme d'affaires effectue par exemple un nouveau voyage secret. Dans son «compte rendu» de visite, M. Takieddine évoque les risques que font peser les dissensions politiques internes à la majorité, en France, sur le contrat. Il mentionne ainsi les relations houleuses entre «le patron», Nicolas Sarkozy, et «le numéro 1», Jacques Chirac.

«Il y a eu beaucoup d'interrogations sur les relations du "patron" avec le numéro 1, et son système. Mes interlocuteurs ne souhaitent en aucune façon intervenir dans cette "bagarre" franco-française, et solliciteront des garanties personnelles de la part du "patron" lui-même.»

Une mystérieuse «banque d'affaires du P.»

Ziad Takieddine signale ensuite «les décisions suivantes prises par le patron». De quoi renforcer les soupçons sur les arrière-plans politico-financiers du projet Miksa:

«L'ancien système a été abandonné. Une nouvelle structure, complètement dépendante de son Ministère, a été créée pour assurer le rôle de Conseil sur le Projet. Celle-ci sera capable de couvrir le sujet "sensible" par le biais de ses honoraires.»

© Reuters

La société du ministère de l'intérieur, Civipol, aurait ainsi pour mission d'opérer le paiement des commissions. Explication de M. Takieddine: la société Thalès, présentée comme «la société commerciale T., devenue privée», ne pourrait quant à elle «en aucune manière assurer cette couverture» en raison des «règles internationales en la matière». Il s'agit en l'occurrence des dispositions anti-corruption de l'OCDE, intégrées dans le droit français en septembre 2000.

«Elle (Thalès) sera bien évidemment informée des exigences de la Société Conseil, dépendant directement du Ministère, sans donner d'autres explications ou détails que son besoin de conclure des "accords de conseils extérieurs" utiles pour la réalisation du Contrat», poursuit la note.

Ziad Takieddine et ses amis souhaitent autant que possible écarter Thalès, qu'ils estiment «en contradiction avec le Système voulu». Elle ne devra en aucune manière jouer un quelconque autre rôle, ni être mise au courant des détails (nom des personnes, etc.), ni les rencontrer. Il est alors question d'une mystérieuse «banque d'affaires du P.», de «couverture/parapluie», de «Système»... Un champ lexical qui paraît pour le moins incongru s'agissant d'un contrat censé être signé d'Etat à Etat.

«Il sera utile lors de la prochaine visite de préparation ultime de confirmer la signature avec la Société, représentée par la Banque d'Affaires du P., du contrat en votre possession suivant le schéma approuvé», peut-on ainsi lire dans cette même note du 29 octobre 2003.

«Mes interlocuteurs représentent la "couverture/parapluie" sur place. Cette coordination est indispensable pour permettre une "assurance" de résultat.

"Ils" ne sont pas près d'oublier ce qui s'est passé avec le même Système la fois passée. D'où leurs exigences...»

Une autre visite préparatoire est prévue sur place. Le 3 novembre 2003, Ziad Takieddine en définit les contours dans une nouvelle note.

Selon lui, «la visite préparatoire est d'une extrême importance (plus importante que la visite officielle)». Aussi «le dir cab» (il s'agit alors de Claude Guéant) doit-il récupérer «des notes des services» et des documents de l'ancien office d'armement du ministère, la Sofremi. M. Takieddine évoque aussi «une signature d'un contrat (5%) avant la "grande" visite. (Intervention du Dircab nécessaire)».

Il s'avère que les 5% évoqués représentent le montant des commissions occultes consenties par la place Beauvau à Ziad Takieddine sur ce marché, comme l'atteste un échéancier comptable (ci-dessous) adossé à un projet de contrat entre le ministère de l'intérieur – Civipol et une société offshore domiciliée à Gibraltar, la Blue Planet Limited. Au final, le montant des commissions s'élève à 350 millions d'euros.

Documents: http://www.scribd.com/doc/60097980/Blue-Planet

«La visite doit revêtir un caractère secret»

Parallèlement, selon nos documents, Blue Planet Limited doit également signer avec Thalisa – filiale de Thalès en Arabie saoudite – un contrat lui assurant 5% supplémentaires sur ce marché. Une redistribution est prévue vers Theobald Limited, enregistrées aux îles Vierges britanniques, puis vers Pulikao Limited et Doniver Limited, enregistrées aux Bahamas.

Ziad Takieddine en compagnie de Brice Hortefeux et Jean-François Copé et leurs épouses.
Les notes Takieddine sur le contrat Miksa

La nature explosive de la situation ne fait guère de doute à la lecture de la note Takieddine du 3 novembre 2003. Ses recommandations visent notamment à sécuriser une visite de Brice Hortefeux ­– «B» – en Arabie saoudite.

«La visite préparatoire est inhabituelle. Elle doit revêtir un caractère secret. Ni le Cabinet, ni le Conseiller diplomatique ne doivent être au courant, pour cause évidente de fuites...», observe l'homme d'affaires.

Qui poursuit: «Pour cette raison, il sera préférable que B. se déplace seul, et que le déplacement s'effectue "sans fanfare": avion de Ligne de Genève ou Zurich. Dans l'intérêt d'une signature sans "interférences", il est indispensable que tout le monde soit pris par surprise par cette signature. L'autre avantage : plus d'aise pour évoquer l'autre sujet important, de la manière la plus directe...»

La peur des interférences en dit long sur le véritable «sujet important» qui doit être évoqué:

«Les "bruits" entourant la "visite" nous conduisent à faire les réflexions suivantes: Cette visite n'est pas souhaitée par le "Quai". Elle aura lieu malgré le manque d'enthousiasme et le peu d'intérêt manifestés par l'ambassadeur de France, et du Conseiller Diplomatique. Il serait souhaitable, pour la réussite de celle-ci, d'éviter de provoquer une réaction de leur part – agissant sur ordres – qui risque de "transformer" leur attitude en "hostilité", allant peut-être jusqu'à l'annulation de la visite pour des raisons diverses.

Un "secret défense" absolu devra donc accompagner les préparations parallèles:

- Il n'est pas coutume que le "conseiller" aille préparer. C'est le rôle de l'Ambassadeur sur place. Il faut lui laisser le soin, avec le Cabinet, via le conseiller diplomatique, de préparer le côté "officiel" de la visite. Et ainsi "rassurer" leurs "supérieurs" du "contenu vide", et protocolaire de la chose, en plaçant la visite sous les thèmes de la coordination de la lutte internationale contre le terrorisme, et les musulmans de France, etc.

- Il ne faut jamais donner l'impression qu'un "accès" vers les "dirigeants" du pays soit possible, autre que par les voies officielles. Sinon, la "suspicion" et les rumeurs prendraient le dessus pour déclencher "les hostilités", etc.

- Il est indispensable que le volet "commercial" de la visite ne soit pas mis en avant par les préparatifs officiels. Seulement comme un point important dans le cadre des "échanges" entre les deux pays dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, etc. Il est, bien sûr, tout a fait normal que le Ministre évoque le sujet "commercial", comme ses prédécesseurs d'ailleurs, mais il faut éviter que cette visite soit placée sur ce thème - très dangereux au niveau franco-français.»


Contacté par Mediapart, Brice Hortefeux a confirmé ses déplacements dans le royaume et avoir été en relation «sur ce dossier» avec Ziad Takieddine, «qui avait des contacts avec les autorités du pays». En revanche, il a contesté avoir été informé d'un montant de 350 millions d'euros de commissions susceptibles d'être versées par le ministère de l'intérieur à M. Takieddine. «Cette somme, vous me l'apprenez», a-t-il assuré.

Questionné également, le président de Civipol, le préfet Alain Rondepierre, en place depuis 2003, nous a répondu qu'il était «tenu par des obligations de réserve», et n'avait «pas envie d'aborder ces questions».

Les silences de l'Elysée et de l'intérieur

Le 12 décembre 2003, ayant acquis la conviction que le contrat Miksa piloté par la place Beauvau masquait d'inavouables arrière-pensées, l'Elysée ordonne à Nicolas Sarkozy d'annuler son voyage prévu en Arabie saoudite, où il s'apprêtait à signer une version définitive du marché. Pire: Jacques Chirac a contraint le ministre de l'intérieur à se dessaisir du dossier.

C'est Michel Mazens, patron d'un autre office d'armement dédié aux ventes d'armes avec l'Arabie saoudite, la Sofresa, qui apporte cette mauvaise nouvelle au clan Sarkozy. Ce haut responsable de l'armement, déjà au cœur des querelles liées aux marchés Sawari 2 et Agosta, rencontre Claude Guéant.

J. Chirac
J. Chirac© Reuters

«Jacques Chirac avait peur que Sarkozy s'empare de Miksa, confirme Michel Mazens à Mediapart. Je ne connaissais pas les motivations cachées du ministère, mais le président Chirac y voyait un danger lié au financement de la présidentielle de 2007. Sur ordre du président de la République, je suis allé prendre connaissance du dossier, dans le bureau de Claude Guéant, plusieurs samedis consécutifs. Ma conviction était que le ministère de l'intérieur n'avait pas les compétences industrielles pour négocier un tel contrat.»

Les contrats secrets de commissions ne sont pas présentés à l'envoyé du président. Ziad Takieddine rapporte deux réunions de Claude Guéant, l'une, le 8 janvier 2004, avec Jean-Paul Perrier de Thalès, l'autre, le 9 janvier 2004, avec Michel Mazens. Il écrit ainsi:

«Tout ceci a jeté un trouble sur les "accords" passés avec l'Arabie Saoudite à travers les contacts directs avec le prince Nayef. Ceux-ci ont besoin d'être confirmés. (...) Le paiement des commissions également. Le jeu de la Sofresa a certainement contribué à créer une atmosphère de doute sur la volonté de respecter ses engagements, notamment ceux qui ont été pris entre les deux ministres à travers les contacts directs établis depuis le mois de septembre.»

Z.Takieddine
Z.Takieddine© Mediapart

A la suite de l'oukase chiraquien, plusieurs messages confidentiels seront échangés, début 2004, entre le prince Nayef et Nicolas Sarkozy. Ziad Takieddine s'occupe de les transmettre. Ainsi, le 25 janvier 2004, le marchand d'armes rédige une note intitulée «Messages du prince Nayef Ben Abdel Aziz. A transmettre à Monsieur Nicolas Sarkozy».

Le prince saoudien dit maintenir toute sa confiance à l'égard du ministre de l'intérieur pourtant fraîchement désavoué par l'Elysée: «Très informé de l'actualité politique en France, le Prince mesure parfaitement le rôle que joue le Ministre, et si vous me le permettez, Monsieur le Ministre, le rôle que vous jouerez à l'avenir.»

«A ce titre, poursuit le message, le prince Nayef souhaite vous confirmer que le contrat industriel sera signé avec vous et vous seul. Il m'a demandé également de vous confirmer qu'au-delà de ce contrat, il tient à entretenir des relations à long terme avec vous (...) Le Prince Nayef apprécie le contact direct établi, ainsi que la qualité du dialogue avec vos émissaires. Ceci, pour la première fois, a permis de résoudre beaucoup de problèmes et d'incompréhensions.»


Une semaine plus tard, le 1erfévrier, une note de Ziad Takieddine fait état d'une «conversation téléphonique» de Nicolas Sarkozy avec le prince Nayef. Le premier au second: «Je voudrais vous transmettre également, encore une fois, mes excuses pour le report de ma visite au Royaume et vous confirmer que nous avons pu utiliser ce temps pour arriver aux solutions, qui répondent à vos souhaits exprimés, dans l'intérêt de nos deux pays.»

«J'ai appris, poursuit M. Sarkozy, que vous avez l'intention d'effectuer un séjour en dehors du Royaume prochainement. J'espère que j'aurai l'opportunité de vous visiter à titre privé lors de ce séjour, pour vous saluer et vous mettre au courant des derniers développements.»

Contactés, ni l'Elysée ni le ministère de l'intérieur n'ont donné suite à nos sollicitations.

Source Mediapart: Les documents Takieddine. Sarkozy- Takieddine: un secret à 350 millions d'euros

PAR FABRICE ARFI ET KARL LASKE

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