18/07/2011 18:05:23
Médias: Tentative de meurtre sur Faustin Liboir Essomba
Faustin Liboir Essomba dit avoir été molesté par Justin Tagou qui a pointé une arme à feu sur sa poitrine, vendredi 15 juillet 2011. Alors qu’il venait percevoir son salaire. L'employé d’Afrique média accuse son patron.
Le Messager
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Faustin Liboir Essomba dit avoir été molesté par Justin Tagou qui a pointé une arme à feu sur sa poitrine, vendredi 15 juillet 2011. Alors qu’il venait percevoir son salaire. L'employé d’Afrique média accuse son patron.

«Je vais porter plainte à la police judiciaire car ce que je viens de vivre est intolérable. Il a pointé son fusil sur ma poitrine menaçant de me tuer. Et après, il m’a soulevé par le collet et m’a jeté dehors comme un sac de macabo. Ça ne se passera pas comme il le croit».  Tels sont les propos de Faustin Liboir Essomba considéré jusque-là comme un employé d’Afrique média, une chaîne de télévision à vocation internationale émettant à Douala.

D’après ce dernier venu conter ses tribulations au Messager vendredi 15 juillet 2011, «tout le monde a été payé sauf moi. C’est lorsque je me rapproche de la direction générale à Akwa que je suis molesté sans ménagement et que monsieur Tagou dit ouvertement et à plusieurs reprises qu’il va m’abattre avec son fusil, ou m’écraser avec sa voiture si nos routes se croisaient. J’ai eu des sueurs froides. Qu’il me donne mon argent et fasse ce qu’il veut, c’est tout ce que je demande. Tout ce que j’ai reçu, c’est une mise à pied de vingt et un jours, pourtant j’ai pris une permission en bonne et due forme avant de m’absenter. Le chef service de l’information et le coordonnateur technique m’ont donné le feu vert».

A la direction générale située à un jet de pierre de la pharmacie des portiques à Akwa, cette «mesure disciplinaire» s’explique par le caractère dilettant de Faustin Essomba plus absent que présent au travail, et moins productif. «Il ne vient jamais au travail et est le premier à revendiquer un salaire qu’il ne mérite pas. Il invente des cas pour s’absenter et surtout sans le consentement  de la hiérarchie. Il travaille même quoi pour être aussi exigent?», dit Justin Tagou.

Quant à l’agression à main armée, le promoteur d’Afrique média nie les faits. «Je n’ai jamais pointé une arme sur lui. C’est un grossier mensonge. Il ment pour attirer l’attention sur lui et cacher ses lacunes. Mon arme est dans le sac qui se trouve dans la voiture. Je me réserve le droit de porter plainte pour diffamation. Demandez à mes collaborateurs si j’ai pointé une arme sur lui. Il ne fait que récolter ce qu’il a semé. Il faut que les gens apprennent à assumer leurs erreurs. Je n’ai aucun problème avec un collaborateur qui fait bien son job».

Pourtant, Faustin Liboire Essomba dit toujours avoir travaillé avec foi, amour et abnégation. «C’est moi qui animait La Minute de l’Union africaine et Info Afrique, les deux programmes phares d’Afrique média. Mais dès que je rentre du deuil pour lequel la permission m’avait été accordée, après avoir calé tous les programmes, je suis censuré sans explication par Jocelyn Ngos, le chef service de l’information. Mais je venais au travail tous les jours. Si je suis limogé, qu’on me paie mon salaire de juin. Si je suis suspendu, qu’on me paie mon salaire». En attendant, les deux parties envisagent d’avoir recours à la justice pour «licenciement abusif», «diffamation de nom et propagation de fausses nouvelles».

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