15/04/2009 15:25:10
Le Conseil camerounais de la musique est né
Un bureau provisoire a été mis sur pied hier, présidé par Luc Yatchokeu, le promoteur du Kolatier, la Bourse aux spectacles d'Afrique centrale.
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Les artistes musiciens du terroir savent désormais vers qui se tourner en cas de problème. Le Conseil camerounais de la musique (Ccm) a en effet cette vocation "d'orienter, d'informer, de conseiller et de renseigner les artistes en ce qui concerne l'exercice de leur métier", affirme Sam Fan Thomas, tout heureux d'avoir participé aux travaux de démarrage du Ccm. "Là où la vie de l'artiste est au centre des débats, je suis partant", lance le créateur du Makassi, pour expliquer sa présence dans la salle de la délégation régionale de la Culture du Littoral.

La première assemblée générale du Ccm s'est en effet tenue dans l'après-midi d'hier, mardi 14 avril 2009, sous le parrainage du représentant de Lupwishi Mbuyamba du Conseil international de la musique de l'Unesco, par ailleurs directeur exécutif du Conseil africain de musique. L'ordre du jour a essentiellement porté sur l'examen des statuts du Ccm, premier du genre au Cameroun.
Le Ccm se veut une association à but non lucratif et apolitique, dont le siège social est à Douala. Ses promoteurs se fixent pour objectif de "contribuer au développement et au renforcement des relations entre toutes les parties prenantes du secteur musical au Cameroun". Au cours de la lecture des conditions d'adhésion, les participants ont cependant émis des réserves quant au statut des adhérents. "Il faut éviter que ça soit un fourre-tout", avise Aimé Sadou, ancien directeur régional de la Cameroon Music Corporation (Cmc) pour le Littoral.

"Nous accueillons des personnes physiques, mais l'idéal serait que les adhérents soient des personnes morales ou associations œuvrant dans le secteur de la culture", explique Robert Bendegue, délégué régional de la Culture pour le Littoral. Le contenu des statuts et du règlement intérieur du Ccm a été soumis à l'appréciation de l'assistance, notamment des artistes et promoteurs culturels. M. Sadou a ainsi soulevé la question de la gestion des fonds que va générer l'association. "On connaît des responsables d'associations qui se sont enfuis avec des millions en poche. Il faut sécuriser les fonds !", insiste-t-il d'entrée de jeu.
Parmi les personnes venues assister au lancement des activités du Ccm, on comptait Ottou Marcelin, Ruben Binam de Macase, et plusieurs autres artistes et promoteurs culturels. La salle n'était néanmoins pas pleine, la politique de la chaise vide a visiblement prévalu. " Les absents ont toujours tort quand les enjeux importants sont pris", note M. Bendegue


Bureau provisoire du Ccm
Président : Luc Yatchokeu
1er Vice-président : Aimé Sadou
2ème Vice-président : Tony Meffe
Secrétaire général : Michel Ndoh
Responsable des projets : Liliane de Massok
Trésorier : Jojo Ekam
Commission des finances : Moïse Bangtéké, Gabriel Synclair, Nicolas Eyidi

Monique Ngo Mayag

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