24/07/2011 17:42:03
Cameroun: Les évêques contre l'ingérence étrangère lors les élections
La conférence épiscopale nationale du Cameroun a appelé la Communauté internationale à s’abstenir de toutes formes d’ingérence dans le processus électoral, en observant le  strict respect de la souveraineté du pays. C’était au cours d’une conférence de presse au Centre XXIII de Mvolyé, à Yaoundé vendredi dernier.
camerpress
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La conférence épiscopale nationale du Cameroun a appelé la Communauté internationale à s’abstenir de toutes formes d’ingérence dans le processus électoral, en observant le  strict respect de la souveraineté du pays. C’était au cours d’une conférence de presse au Centre XXIII de Mvolyé, à Yaoundé vendredi dernier.

En prélude aux élections présidentielles de 2011 au Cameroun, les évêques attendent de la communauté internationale une impartialité totale. Ils l’ont clairement signifié dans «une lettre pastorale» remise aux médias. «Nous recommandons à la Communauté internationale un grand respect de la souveraineté de l'Etat du Cameroun et une neutralité totale dans son processus électoral. Le destin du Cameroun est entre les mains des citoyens camerounais. Il leur appartient de décider de leur avenir», a affirmé Monseigneur Joseph Atanga, Président de la Conférence épiscopale du Cameroun.

Le clergé camerounais veut éviter des scénarios à l’image de la Côte d’Ivoire ou de la Libye. Avec l’intervention française dans ces pays. C’est donc eu égard au «contexte africain» actuel que Monseigneur Joseph Befe Ateba membre de l’épiscopat a ajouté : «Nous souhaitons que le Cameroun soit seul à décider de leur avenir». Même si la France, le 1er juillet dernier lors d’une visite de son ministre de la Coopération Henry de Raincourt, a indiqué «qu’elle n’a pas de candidat» pour ces élections.

Prévue pour 2011, la présidentielle camerounaise s’annonce sur fond de tension, avec une éventuelle candidature de plus, de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982. Or, jusqu'à ce jour, le parti au pouvoir n'a pas encore officiellement désigné son candidat. Le congrès ordinaire ne s'étant pas encore tenu, et le mandat de l'actuel président national ayant expiré le 21 juillet dernier. Il est à noter que, pendant plusieurs semaine a enflé au Cameroun un débat intellectuel autour de l'illégitimité et du caractère anticonstitutionnel d'une éventuelle candidature de l'actuel président de la République du Cameroun Paul Biya.

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