17/07/2009 14:51:04
Rupture des Antirétroviraux : Le gouvernement tend la main au secteur privé
La rupture du financement du Fonds mondial pour la lutte contre le sida dès le mois d’octobre met la vie des séropositifs en danger. Le gouvernement en appelle à la solidarité nationale pour éviter la catastrophe.
La Nouvelle Expression
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L’atelier de promotion du partenariat secteur public privé que le ministre de la Santé publique André Marna Fouda a présidé hier à Douala, avec l’appui du bureau régional de l’Oit, a eu pour seul point à l’ordre du jour la fin en octobre 2009, du financement du round 3 du Fonds mondial et Unitaid.

Le défi majeur est d’assurer la continuité de la gratuité des antirétroviraux (Arv), des maladies opportunistes, la subvention des bilans et le soutien psychosocial aux malades. A en croire le minsanté, le Cameroun a déposé une requête auprès de ces bailleurs de fonds pour renouveler les dits financements. Même si, ceux-ci arrivent à être repositionnés, cela ne sera pas possible avant juin 2010. Il y a donc une période de 18 mois que le Cameroun doit couvrir par ses propres fonds. Ne les disposant pas du tout ou en partie, le secteur privé (entreprises, société civile, partenaires sociaux...) a été appelé à la rescousse. D’autant plus que le nombre de malades va augmentant depuis le 1er mai 2007 avec la gratuité des Arv notamment.

Le financement permettant la gratuité des Arv au Cameroun s’élève à 6,9 milliards par an. Avec la contribution du Fm Unitaid de 3 260 037 937 Fcfa et de l’Etat de 2 800 000 000 Fcfa. Ces financements ont permis l’admission de 153 185 personnes infectées au traitement sur les 543 294 Pvvih dont 8232, enfants en 2008. En rappel, la prévalence est estimée à 5,1% et la tranche d’âge la plus touchée est de 30-34 ans. A en croire André Marna Fouda, le nombre de décès a diminué depuis que les Arv sont distribués gratuitement, par. contre le nombre de personne éligibles au traitement a augmenté. C’est donc la vie de ces Camerounais qui est en danger, si jamais ils ne recevraient plus d’Arv, faute de financement. «C’est une responsabilité collective (Gouvernement, partenaires, secteur privé, communauté). Nous devons tous accepter d’y trouver une solution. Le nombre de malades sous ARV augmente, les ressources nécessaires pour consolider nos acquis sont de plus en plus importants les sources de financement actuel diminuent. Ce que nous accomplissons aujourd’hui a le pouvoir de modifier l’avenir. La société devra certes affronter le sida pendant longtemps encore, mais l’ampleur des ses conséquences dépendra de la riposte et des e$forts mis en oeuvre aujourd’hui ».A indiqué le Dr Jean Bosco Elat Nfetam, responsable du Comité national de lulte contre le sida (Cnls).

Il faut par conséquent, trouver d’autres sources de financement; développer des mécanismes innovants de financement durable des Arv et développer la fabrication locale des médicaments. D’après le Minsanté, la gratuité des Arv a permis aux entreprises de faire des économies en matière de prise en charge, c’est le moment de renvoyer l’ascenseur, non pour les employés uniquement mais aussi ceux du secteur informel et les indigents.

Les travaux prévus pour trois jours, ont donc pour objectifs, de vulgariser la stratégie partenariale du Minsanté, informer les intervenants sur les objectifs du plan stratégique de lutte contre le vih, le package des services offerts dans le cadre de la réponse santé en posant la problématique de l’accès aux Ani et des produits connexes. Les résultats attendus sont relatifs à un partenariat public privé renforcé, engagement des entreprises aux activités de lutte contre le vih, et un mécanisme de suivi évaluation doit être mis en place.

Florine Nseumi Léa

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