31/07/2011 07:30:28
Nécrologie: Le père du Vanihvax inhumé
Le Pr Victor Anomah Ngu, repose désormais au cimetière de la cathédrale Saint Joseph de Big Mankon à Bamenda.
Le Messager
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Le Pr Victor Anomah Ngu, repose désormais au cimetière de la cathédrale Saint Joseph de Big Mankon à Bamenda.

Il était environ 12h 15mn samedi dernier 23 juillet 2011, lorsque la terre qui a vu naître cette éminence grise il y a quatre vingt cinq ans, s’est refermée sur ses restes. La cérémonie religieuse qui a précédé l’inhumation a donné l’occasion de faire étalage de la grandeur de cet homme.  C’est l’Archevêque Cornelius Fontem Esua en tête de cinq évêques concélébrant, a salué l’humilité et l’honnêteté de l’homme qui a vécu en reconnaissant que toute connaissance vient de Dieu.

Il a relevé la dualité de la grandeur de cet homme qui a consacré sa vie à la recherche scientifique pour servir l’humanité. Pour preuve ses 59 publications dont il en est l’auteur de 47 dans les revues scientifiques nationales et internationales. Et sa dernière trouvailles le Vanihvax qui a suscité beaucoup d’espoir chez les personnes vivant avec le virus du Vih Sida et « ses cliniques de l’espoir » à Yaoundé et à Bamenda. Il inspirait d’ailleurs de l’espoir auprès de ses patients. Un véritable intellectuel au sens propre et homme d’Etat. Ce qui lui a valu le message de condoléances du chef de l’Etat lu par le préfet Joseph Bertrand Maché Njoungwet de la Mezam qui voit en Victor Anomah Ngu « un brillant homme de Sciences qui était respecté par ses collègues et admiré par ses étudiants ; un illustre fils de la nation... ».

Ancien ministre de la santé publique (1984-1988), il a formé la première vague de médecin Camerounais du Cuss( aujourd’hui CHU) en 1974. Il est crédité d’avoir même été le médecin de la reine d’Angleterre. Pionnier Pro Chancellor de l’Université de Buea, il a occupé la présidence de l’académie des sciences du Cameroun, président de l’union internationale contre le cancer, président de l’association du collège des chirurgiens de l’Afrique de L’Ouest. C’est tout un monde, trié dans toutes les couches sociales qui est venu rendre un dernier hommage à ce savant.  

...Et Mme Tube Ndi Chia

Alors qu’à Bamenda on rendait un dernier hommage à l’inventeur du Vanihvax, à Njinikom dans le département du Boyo, les journalistes accompagnaient dans sa dernière demeure, l’épouse du président de l’Union des journalistes du Cameroun (UJC) Charly Ndi Chia. Rachel Ntube Ndi Chia pour la citer nommément, a été portée en terre au caveau familiale, situé à un jet de pierre de l’Hôpital de Njinikom, arrondissement du même nom. Il était 12h55min lorsque la terre s’est refermée sur le cercueil en bois massif dans lequel était couchée, inerte sans vie, cette dame de cœur.

Douée d’une générosité légendaire, elle était connue pour ses actes philanthropiques à l’endroit des nécessiteux. Elle laissait sa porte grande ouverte aux personnes vulnérables. Son altruisme était sans considération d’appartenance religieuse, tribale ou raciale. Une bonté qui forçait l’admiration. « Les bonnes choses ne durent pas » a lancé une Dame en écrasant un sanglot au regard du corps de Rachel dans le cercueil. Elle présidait jusqu’à sa mort les destinées de Divas, un groupe philanthropique basé à Buea. Elle était membre de Saphire un autre groupe de femme oeuvrant dans l’humanitaire. Fauchée par une maladie qui l’a conduit vers l’éternité le 7 juillet, alors qu’elle était en soins intensifs à la garnison militaire de Bamenda, en transit pour le centre cardiaque de Shisong par Kumbo. Un coup dur pour la famille Ndi Chia dont l’époux Charly, ébranlé, dira dans son témoignage dans le recueil funèbre « il y a des flammes qui s’éteignent en vous laissant dans les yeux une nuée de fumée qui vous pique la vue pour toujours ». Tellement les deux étaient toujours ensemble. 

Le collègue des prêtres qui a concélébré la messe à la mission catholique St Anthony de Njinikom, a trouvé des mots consolateurs pour l’époux Charly Ndi Chia et son fils. Ils leurs ont rappelé que c’est une voie inévitable pour tous. « C’est Dieu qui donne c’est lui qui reprend ». Et d’ajouter que, chacun a intérêt à se préparer le peu de temps qu’il vivra, en posant des actes positifs. Rachel a joué sa partition en faisant preuve de générosité à tout son entourage proche et lointain mieux à tout venant et elle s’en est allée. Il revient aux vivants de prier pour le repos de son âme.

Donat SUFFO

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