01/08/2011 16:40:30
Vidéo: Négrophobie et plagiat !
Flagrant délit de falsification de l'histoire africaine. Ecoutez!
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Avec son premier livre "Reines d'Afrique et héroïnes de la diaspora noire", Sylvia Serbin avait réussi un grand pari: rendre à la femme noire ce que la civilisation universelle lui doit. A 60 ans, cette journaliste, spécialiste en communication et historienne de formation, est née et a vécu pendant une trentaine d'années en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Auteure de séries historiques pour la radio et la presse écrite, Sylvia Serbin a rédigé une contribution pour l'histoire générale de l'Afrique de l'Unesco (volume 8).Elle vient de vivre une expérience assez douloureuse. Ecoutez!

 

Comment s’y prend-t-on pour falsifier l’histoire de l’Afrique ?

Cheikh Anta Diop nous avait prévenu.

Le climat géopolitique actuel ne favorise pas un échange honnête sur le plan de l’historiographique entre le nord et le sud. Mais en attendant, les chercheurs panafricains doivent poursuivre leurs recherches et se débarrasser de toute tutelle intellectuelle extérieure pour accomplir leur mission avec rigueur et dévouement.

En fait, il s’agit d’assumer nos responsabilités d’hommes et de femmes d’ascendance africaine et de laver l’honneur de nos ancêtres, tout en préparant l’avenir des jeunes générations. Mais nombreux sont ceux qui n’ont pas encore saisit les multiples facettes que revêt la falsification de l’histoire de l’Afrique depuis l’ère coloniale. Le but visé est de nier toute réalisation civilisationnelle autochtone en Afrique noire (sciences, architecture, organisation politique, spiritualité, etc...).

Les ouvrages proposés au public sont tellement bien faits que l’on pense qu’ils disent la vérité. Pourtant ils travestissent allègrement les faits historiques. Voilà pourquoi il est important de bien comprendre le mécanisme de la falsification occidentale de l’histoire de l’humanité.

Ainsi, l’étude de l’histoire comporte des règles strictes qui sont toujours bafouées par les historiens occidentaux lorsqu’il est question du passé de l’Afrique. Voilà les pistes suivies par les menteurs.


Manuel Occidental du falsificateur de l'histoire Africaine

Règle 1 : Ne pas perdre de vue l’objectif suprême : Nier toute intelligence civilisationnelle aux peuples d’Afrique noire. Toute démonstration doit aboutir explicitement ou implicitement à cette conclusion. Il convient de maintenir dans l’esprit du public la vision d’une Afrique sauvage, non civilisée qui sert de justification moralisatrice à l’occident. [1]

Règle 2 : Eviter de mentionner les écrits valorisants des peuples étrangers ayant pénétré en Afrique, peu importe la période. Nier par tous les moyens leurs attestations quant à l’origine nègre des faits civilisationnels décrits (réalisations architecturales, organisation sociale, découvertes, etc...).

Règle 3 : Tout faire pour nier l’origine africaine des Egyptiens anciens (documentaires TV, articles de presse, ouvrages historiques, sites web...). Nier ou travestir les écrits des Grecs anciens, des Arabes anciens et des Juifs anciens, témoins visuels reconnaissant l’origine africaine de cette civilisation. Ne jamais citer les passages concernés. Traiter avec dérision tout auteur reprenant les citations concernées. [2]

Règle 4 : Trafiquer la documentation historique africaine : falsifier les textes, les datations, les fresques murales, multiplier les erreurs de traduction. Eviter tout document africain dévoilant l’origine autochtone des Egyptiens anciens. [3]

Règle 5 : Eviter de divulguer les vrais résultats des fouilles archéologiques et des datations au carbone 14 afin de placer continuellement la Mésopotamie devant l’Afrique pour les découvertes cruciales (inventions de l’écriture, des mathématiques, de l’astronomie, etc...). Pour la Mésopotamie, maintenir le flou artistique : Qui a découvert ? qui a daté ? quand ? où ? comment ? voilà les questions auxquelles il ne faut jamais répondre. [4]

Règle 6 : Ne jamais citer les résultats des colloques internationaux de confrontation de thèses historiques et scientifiques entre chercheurs panafricains et occidentaux. Passez sous silence l’existence des rapports (Actes) car ceux-ci sont tous en défaveur des thèses historiques occidentales.

Règle 7 :  Ne jamais inviter un chercheur non-occidental à un débat public sur l’histoire de l’humanité car il risquerait de dévoiler nos subterfuges.

Règle 8 : Présenter les analyses historiques actuelles comme exactes même si elles sont en parfaite contradiction avec les aveux des historiens anciens. Pour y parvenir, passer sous silence l’existence de documents contradictoires à notre thèse.

Règle 9 : Défendre explicitement ou implicitement, à travers toute analyse historique, la supériorité intellectuelle des peuples nordiques sur l’Afrique noire. Nier l’héritage africain (sciences, culture, spiritualité, etc...) par tous les moyens malhonnêtes. [5]

Règle 10 : Ne jamais dévoiler l’intégralité de la documentation historique universelle car cette démarche risque de nuire aux thèses occidentales. Ne jamais citer les travaux de quelconque chercheur ou spécialiste africain. Préserver par tous les moyens la tutelle intellectuelle occidentale.

Règle 11 : Injecter artificiellement dans les consciences panafricaines, le souvenir d’une Afrique sauvage, perpétuellement asservie, à la dérive, civilisée par l’occident et sans avenir. Mettre à profit l’ignorance des Noirs vis à vis de leur propre histoire pour les maintenir éternellement en servitude.

Règle 12 : Mettre en quarantaine tout chercheur occidental refusant de collaborer. Résilier les commandes de ses ouvrages, éviter de l’inviter à des débats et le supprimer des listes bibliographiques en université.

Règle 13 : Ne jamais faire la promotion d’un ouvrage émanant d’un auteur panafricain présentant l’Afrique de façon positive et pragmatique. Au contraire, médiatiser tout auteur panafricain, dévalorisant le continent ou ses ressortissants.

Règle 14 : Faire en sorte que les personnes d’ascendances africaines se persuadent de leur responsabilité dans le déclin de l’Afrique et attendent leur salut de l’extérieur.

Règle 15 : Nier l’héritage spirituel de l’Afrique noire et maintenir l’image d’une Afrique maudite en ayant recours à des textes religieux subversifs et sans fondement historique (ex. Malédiction de Cham). Forcer les Africains a ne percevoir leur salut que dans l’au-delà, par le biais exclusif de Dieux étrangers voir même extra-terrestres, qu’ils prieront avec dévotion et naïveté.

Règle 16 : A travers les ouvrages historiques destinés aux enfants, induire explicitement ou implicitement la vision de la hiérarchisation des races chères à Gobineau. Présenter les personnages Noirs exclusivement en position servile même s’il s’agit de civilisations implantées en Afrique. Préférer, des décors précaires (huttes en paille) aux grands empires noirs comme lieu de déroulement des actions. Passer sous silence les cours royales des grandes empires, la chevalerie africaine précoloniale et le prestige international des civilisations africaines.



Telles sont les règles à suivre pour espérer poursuivre votre carrière professionnelle d’historien dans l’espace francophone !.


Références bibliographiques:

[1] Illustration : La revue scientifique « Pour la science » d’août 2007 a consacré un dossier sur les résultats des fouilles archéologiques menées récemment en Afrique de l’ouest. Celles-ci ont d’ailleurs révélé que cette région d’Afrique devance la Mésopotamie dans de nombreux domaines d’innovations technologiques. Pour étayer ses travaux, Eric Huuysecom, auteur des fouilles et Professeur à l’université de Genève a écrit ceci (page 44) : « L’Afrique est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’historie universel... ». Il poursuit : « Cette opinion, celle du philosophe Hegel en 1822, semble étrange aujourd’hui. Elle traduit cependant un préjugé occidental tenace : les Africains n’auraient rien inventé et stagneraient depuis toujours au même stade de développement ».

[2] Illustration : La momie de Ramsès II prouve que ce pharaon était roux, ce qui n’est pas une pigmentation habituelle des cheveux dans les populations négroïdes (qu’on ne voit pas là un terme raciste, il s’agit simplement du terme anthropologique qui désigne les populations de l’Afrique noire, à peau noire, nez épaté, lèvres lippues,  le terme mélanoderme étant plus large, englobant toutes les populations à peau noire quelques soit les autres caractéristiques morphologiques). Texte de  Frédéric Payraudeau, site web Thot-web forum. Pour information, Malcom X était roux d’où son surnom "RED" !

[3] Illustration : L’origine & l’usage de la circoncision chez d’autres peuples que les Hébreux, est facile à démontrer ; mais tous l’ont tirée d’Abraham & de ses descendans. Source : antiq. Jud. liv. XIII. ch. xvij. Voilà exactement ce que dit l’historien grec Hérodote sur la question : les Colchidiens, les Egyptiens et les Ethiopiens sont les seuls peuples qui aient de tout temps pratiqué la circoncision. Les Phéniciens et les Syriens de Palestine reconnaissent  qu’ils tiennent cet usage des Egyptiens ; les Syriens établis dans les vallées du Thermodon et du Parthénios, ainsi que les Macrons leurs voisins, déclarent l’avoir depuis peu emprunté aux Colchidiens. Voilà les seuls peuples qui aient cet usage, et l’on constate qu’ils observent sur ce point les mêmes règles que les Egyptiens. Des Egyptiens et des Ethiopiens, je ne saurais dire quel est le peuple qui a pris cette coutume à l’autre, car elle est, de toute évidence, des plus anciennes.

[4] Illustration : C’est en Mésopotamie (littéralement « le pays entre les fleuves »), quelque part en bordure du Tigre ou de l’Euphrate, que l’écriture est apparue pour la première fois. Faux ! Il n’existe pas d’écriture en Mésopotamie en 3 200 avant l’ère chrétienne. Il s’agit de pictogrammes et l’homme utilise la boue séchée (argile). D’autre part, les fouilles menées à 400 km au sud du Caire à Abydos en Afrique en 1998 par le professeur Günter Dreyer, directeur de l’Institut d’Archéologie d’Allemagne, ont dévoilé que l’écriture est bien née en Afrique noire vers 3 400 avant l’ère chrétienne, donc bien avant la Mésopotamie. Ce professeur a d’ailleurs confirmé dans sa déclaration officielle que : "L’écriture égyptienne était bien plus avancée que celle de la Mésopotamie qui à l’époque n’était pas encore habitée par les Sumériens". Aïe !

[5] Illustration : La première trace du zéro nous parvient des babyloniens (300 avant J.C.), Source : ac Strasbourg. Faux! : La première trace du zéro vient du papyrus Boulaq 18, document comptable de la ville de Thèbes en Afrique pharaonique. Ce document qui remonte à 3700 ans révèle que le zéro était dénommé "Néfer".

 

Sévérine Toche

Remerciement particulier au Dr Pandey Tala (Ottawa-Canada)

Credit: mcece.afrikblog.com

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