02/08/2011 03:54:03
Sans vergogne...
Jusqu'où cet homme prêt à tout, notamment au sacrifice de citoyens du pays qu'il prétend vouloir gouverner, ira-t-il  pour justifier son exercice du pouvoir ?
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Jusqu'où  Alassane Dramane Ouattara abaissera la fonction présidentielle?  Jusqu'où cet homme prêt à tout, notamment au sacrifice de citoyens du pays qu'il prétend vouloir gouverner, ira-t-il  pour justifier son exercice du pouvoir ? 

Lors de son dernier voyage aux Etats-Unis, il a affirmé, à l’occasion d’un entretien  accordé à l'Associated Press, qu’il ne savait rien des exactions contre les partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d'autres ONG accusent ses forces. Par cette déclaration, Alassane Ouattara marque ce qu’il est, un homme sans moralité, indigne de la fonction qu’il occupe, la caricature ultime de cette Afrique  de De Gaulle que nous ne voulons plus voir. Le fauteuil présidentiel souillé du sang d'ivoiriens, sur lequel il siège depuis ce funeste mois d’avril  2011, il ne le mérite pas, il le rabaisse et le dévalorise.

Lui qui était présent  à l’hôtel du Golf, alors que l’on malmenait, torturait et assassinait ses adversaires politiques, ose prétendre qu’il  est ignorant de ces violations des droits des personnes. Alors que de France, malgré le black-out de médias inconséquents et complices, nous parviennent quasi-quotidiennement les nouvelles des crimes de ses milices. Le missi dominici de la finance mondialisée sacrifie en toute impunité  les libertés publiques de ses concitoyens, et pour quelle finalité ?

Assurer le relèvement de la Côte d’Ivoire ? Instaurer la démocratie ? Moderniser le pays ?

Que nenni ! Cet homme, parangon du nègre blanc, de l’indigène complexé, n’a été placé là que dans le but unique de fluidifier le pillage de son pays. Seuls les maîtres du monde et leurs féaux nègres peuvent reconnaître à cet homme la qualité de chef d’Etat. Le titre de «préfet-sident» reconnu par la communauté internationale est évocateur de ce qu’il est véritablement, un lieutenant de cette famille mafieuse dictant ses quatre volontés aux peuples des pays du Sud.

Quel africain, quel ivoirien n’est pas documenté sur les crimes contre l’humanité, les assassinats politiques, les exactions contre les populations civiles dont est responsable la soldatesque de M. Ouattara ? Lui qui gouverne à l’exclusion de tout principe démocratique ce pays moteur de l’Afrique de l’Ouest serait non-informé des actions de ses complices criminels ? Qui peut décemment le croire ? Qui peut décemment le soutenir ? Nulle personne sensée et surement pas nous!

Venu au pays de l’oncle Barack chercher une légitimité qu’il n’acquerra jamais dans son pays et sur le continent africain, Ouattara démontre son peu de maîtrise de la situation catastrophique qu’il a engendrée et qui lui a permis d’accéder à la présidence ivoirienne.

Nier l’évidence est-ce une façon d’assumer la responsabilité suprême d’un pays ? Oui si l’on est un dictateur, non si l’on est un homme droit et un démocrate, ce que Alassane Ouattara n’est pas, à l’évidence. La responsabilité des médias occidentaux dans leur grande majorité et celle des médias français en particulier est,  au regard de cette situation, plus qu’accablante. Rien ne nous a été épargné avant, pendant et après la crise politique ivoirienne. Le mensonge et le déni érigé en principe directeur ont permis au système mafieux international d’imposer et de légitimer cet homme vil à la tête de l’Etat ivoirien.

Persistant dans sa mauvaise foi, Alassane Ouattara affirme également lors de cet entretien que tous ceux qui seront reconnus coupables d'atrocités seront punis, quels qu'ils soient, " Je suis contre l'impunité" conclut-il. Devons-nous rire ou pleurer devant tant de cynisme ? Les larmes dans l’encre, nous ne pouvons que souligner que celui qui se prétend être contre l’impunité devrait se livrer, ainsi que son premier ministre Guillaume Soro, aux autorités judiciaires de son pays, voire internationales dirigées par le guignol Ocampo, afin de démontrer sa bonne foi.

Répondant à une question d’un journaliste faisant état d’un rapport HumanRights Watch daté de juin qui accuse ses forces d'avoir tué 149 partisans présumés de Gbagbo depuis son arrestation le 11 avril et pointe le rôle de Chérif Ousmane, chef de guerre dans la région de Bouaké, ancien pilier de la rébellion ivoirienne, ayant ordonné l'exécution de 29 personnes, le simplet d’Abidjan se contente de répondre "Ca ne peut pas être vrai (...) Chérif Ousmane est l'un de nos meilleurs soldats".  De la dénégation comme talisman...

Malheureusement ceci est vrai, et indiscutable. Les chiffres avancés par des ONG magnanimes, sont en-dessous de la réalité, Ouattara se baigne quotidiennement dans le sang de ses compatriotes et lui seul peut le nier. Voilà ce que la communauté internationale a voulu pour les ivoiriens, un  criminel irresponsable et inconséquent pour chef d’Etat.

Au-delà de tout parti pris sur la situation interne ivoirienne, une évidence s’impose : Alassane Ouattara est dangereux. Le portrait de cet homme dressé par les médias visant à lui donner une image lisse et un profil acceptable pour amadouer et endormir les opinions publiques occidentales, est une escroquerie et un leurre. La position française durant la crise post-électorale demeurera une tache indélébile sur l'action de Nicolas Sarkozy. L’histoire qui a son propre rythme et ne transige pas, dira que le président français a menti à son peuple, sali les principes de la république française et a par son action accolé une nouvelle fois, celle de trop, le nom de la France à celui d’un criminel au regard du droit international.

Rien ne sauvera M. Ouattara, sur cette terre où dans un autre monde, les consciences africaines éveillées ne sont plus enclines à l’intoxication venue de médias et de dirigeants occidentaux perpétuant une vision racialiste de l’homme noir, le confinant aux recoins les plus sombres de l’humanité. La geste de cet homme sans morale est sans équivoque, elle est celle d’un criminel. Son entourage politique composé de bandits sans foi ni loi, de coupeurs de route, de politiciens à la petite semaine et de démocrates de pacotille ne mérite qu’une seule chose : l’élimination de la scène politique ivoirienne et internationale.

Nous exhortons l’Afrique et les ivoiriens à se purger de ce poison. La communauté internationale et son leader en tête, le nobélisé à tort Barack Obama, ferait bien de se désolidariser de cet ersatz de démocrate à brève échéance. L’Afrique qui a payé plus que son tribut au fonctionnement de cet ordre mondial amoral et corrompu mérite des dirigeants d’une autre trempe, de véritables hommes de valeur plaçant au-dessus de tout le respect des droits de l’homme. Aussi aucun principe ne justifie la prise de pouvoir violente et l’exercice de celui-ci selon l’arithmétique de la kalachnikov du criminel «préfet-sident» Ouattara. 

Le droit des peuples à un gouvernement respectueux des valeurs intangibles des droits de l’homme commande à l’insurrection contre la tyrannie.  Nul doute que l’impunité de fait mise en place par l’exécutif ivoirien ne fera que renforcer  la détermination de ses adversaires politiques et à terme mobiliser massivement une population qui est non seulement informée des exactions commises par les soudards des forces républicaines, mais qui les subit. Ne souhaitant que le meilleur pour le peuple ivoirien, nous ne pouvons qu’espérer un exercice de la fonction présidentielle du fait de M. Ouattara des plus courts possible.


Ahouansou Séyivé

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