04/08/2011 04:45:50
Libye : le CNT disposÚ enfin Ó examiner la feuille de route de l'UA
La déclaration faite par l’émissaire de Benghazi indique  clairement que l’opposition armée libyenne,  à l’origine très réticente vis-à-vis de la médiation et de la feuille de route de l’UA, affiche désormais des dispositions plus réceptives par rapport à une solution continentale  après plusieurs mois de guerre. Bienvenue à la feuille de l’UA.
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Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, également du président du haut comité ad-hoc de l’Union Africaine (UA), chargé de trouver une issue à la crise en Libye, a reçu en audience  mardi soir une délégation du Conseil National de Transition (CNT-opposition armée au régime du colonel Mouammar El Kadhafi), conduite par Abdel Mejid Seif Nasr.

Venu dans la capitale mauritanienne en qualité d’émissaire du président du CNT siégeant à Benghazi,   Mustapha Abdel Jelil, le chef de la délégation de l’opposition armée libyenne était accompagné de deux autres responsables : Salem Ghannan et Moussa el Kewli.

Au cours de l’audience, Abdel Mejid Self Nasr a transmis au chef de l’état mauritanien un message du président du CNT dont la teneur  n’a pas été formellement divulguée.

Toutefois, la  déclaration faite par l’émissaire de Benghazi à l’issue de la rencontre   du mardi 2 août indique  clairement que l’opposition armée libyenne,  à l’origine très réticente vis-à-vis de la médiation et de la feuille de route de l’UA, affiche désormais des dispositions plus réceptives  par rapport à une solution continentale  après plusieurs mois de guerre.

C’est du moins  l’avis concordant de nombreux observateurs, à Nouakchott et ailleurs sur le continent.

Par ailleurs, il faut signaler que le  voyage des membres du CNT libyen à Nouakchott survient quelques jours après une visite dans la capitale mauritanienne  de l’envoyé spécial du SG des Nations Unies (ONU) pour la Libye, Abdel El Ilah El Khatib, le jeudi 28 juillet dernier.

Après une rencontre avec le président  Mohamed Ould Abdel Aziz, l’émissaire onusien a évoqué « la nécessité  d’une plus grande coordination des efforts de paix entre l’organisation mondiale et l’UA » dans la recherche d’une solution de sortie de crise en Libye.

Cette intense activité diplomatique comporte un certain nombre de signaux,  dont l’essentiel se résume dans une espèce de lassitude générale face à une guerre qui s’enlise, en dépit de l’action militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique  Nord (OTAN), venue « protéger les populations civiles » sur la base de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, votée à l’instigation de la France et de quelques pays autres occidentaux.  

Bienvenue à la feuille de l’UA.

Au terme de sa visite en Mauritanie, Abdel Majid Seilf Nasr a annoncé avoir rencontré le chef de l’état mauritanien « en sa qualité de président du haut  comité ad-hoc de l’UA chargé de trouver une issue négociée à la crise en Libye. C’est notre chance qu’il soit  un chef d’un état arabe, africain et islamique. Confiants à en Son Excellence, nous sommes venus nous concerter et discuter au sujet de l’avenir du peuple libyen.

Ce peuple  libyen est désormais convaincu par l’initiative africaine, si elle prévoit le départ de Kadhafi et de ses fils du pouvoir. Nous sommes un peuple pacifique, désarmé que Kadhafi a affronté avec des armes de destruction ».

Pour mémoire, la feuille de route de l’UA préconise une solution politique globale à la crise libyenne, avec notamment un cessez le  feu immédiat, permettant l’acheminement de l’aide humanitaire. Le deuxième point concerne l’ouverture de négociations en vue de la mise en œuvre  d’un processus politique « répondant aux aspirations du peuple libyen à la démocratie,  à l’état de droit, à la bonne gouvernance  et au respect des droits humains ».

La réalisation du processus politique doit se faire dans le cadre d’un dialogue impliquant les parties en conflit. Celui-ci sera  organisé sous les auspices de l’UA et des Nations Unies (ONU)- par l’intermédiaire d’un représentant spécial du Secrétaire Général de l’organisation mondiale, avec le soutien de la Ligue des Etats Arabes (LEA), de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et de l’Union Européenne (UE)

Ces différentes organisations internationales forment le Groupe  de Contact sur la Libye.

A l’occasion du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement s de l’UA, tenu les 30 juin et 1é juillet à Malabo (Guinée Equatoriale), l’organisation panafricaine a formellement admis le principe de la mise à l’écart du guide libyen, le colonel Mouammar El Kadhafi, qui serait ainsi laissé en rade dans le jeu politique de la virtuelle nouvelle Libye.

En plus du président mauritanien, le haut comité ad-hoc de l’UA  est composé des présidents sud africain, Jacob Zuma, congolais, Denis Sassou N’Guesso, malien, Amadou Toumani Touré (ATT) et ougandais, Yoweri Muséweni.

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