05/08/2011 04:45:37
La mort du Général félon Abdel Fatah Younès re-expliquée
A l'enterrement du Général félon Abdel Fatah Younès à Benghazi, son fils, Ashraf, s'est adressé à la foule en des termes profonds de sens, qui traduisent le sentiment populaire dans les territoires occupés par l’alliance OTAN-CNT: « Nous voulons le retour de Mouammar Kadhafi ! Nous voulons le retour du Drapeau vert ! ».
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La mort du Général félon Abdel Fatah Younès (photo), n’a rien d’étonnant. C’est dans la logique de ces mercenaires de Benghazi. Ce fait divers traduit la réalité comportementale d’une horde de traîtres qui commettent des exactions et crimes sur les populations civiles selon le rapport de Human Rights Watch (HWR) du 19 juillet 2011.Ces supplétifs de l’OTAN se livrent aussi à des luttes internes sanglantes, où chaque chef de faction souhaiterait avoir la direction de la 6ème colonne de l’impérialisme (le CNT) en terre africaine de Libye.

Le conglomérat des traitres et autres renégats de Benghazi, les Talibans monarchistes qui détruisent leur propre pays et tuent leurs compatriotes avec le concours des impérialistes de l’Otan, ne gouverneront jamais la Jamahiriya du Colonel Kadhafi, bâtisseur de la nation. Leur combat est injuste et voué à l’échec car il n’est pas soutenu par le peuple. En revanche, le Guide quant à lui, est adulé par ce dernier, comme en témoigne sa résistance depuis 4 mois malgré les bombardements massifs de l’Otan et les appels chroniques à un soulèvement populaire des tripolitains par les impérialistes de l’Otan et leurs collabos réactionnaires du CNT.

Comme en Algérie, le CNT ou les Harkis libyens ne vaincront pas la volonté du peuple de la Jamahiriya de sauvegarder la souveraineté, l’indépendance du pays et les acquis sociaux (parmi les meilleurs au monde) de la révolution d’Al Fateh, dirigée par le Guide Kadhafi. Quel peuple au monde voudrait de son propre gré accepté l’asservissement colonial, la recolonisation par les mêmes puissances impérialistes d’hier ? Les peuples africains victimes de la domination impérialiste et de leurs « gouverneurs délégués présidents », ont le devoir de n’avoir aucune compassion pour tous les traîtres et collabos.

Les actes criminels de ces derniers, ont causé la mort des millions de nos concitoyens. De plus, ils oeuvrent sadiquement pour la recolonisation de la Libye et de notre continent, l’Afrique. L’intervention prétendue « humanitaire » des impérialistes pour « sauver les vies humaines et instaurer la démocratie » en Libye, est devenue une opération de génocide contre le peuple libyen car les bombardements quotidiens de l’OTAN fauchent des vies humaines y compris celle des enfants.

Outre ces crimes contre l’humanité, les déluges de bombes (plus de 15000 sorties d’avions otaniens en quatre mois) ont détruit sciemment les infrastructures, fruits de la révolution d’Al Fateh : Bâtiments administratifs, ponts, routes, des usines, des maisons d’habitations, les installations de télévision, les fermes agricoles, les établissements scolaires et mêmes les hôpitaux.

Pour se justifier, les criminels invoquent les dégâts collatéraux et ce malgré leurs actes systématiques et délibérés, qui sont par ailleurs une violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de sécurité. Ces bombardements démontrent aujourd’hui aux yeux des sceptiques, qu’il s’agit bien d’une guerre de rapine et de recolonisation de la Jamahiriya. Le pillage du pétrole libyen et les quelques 200 milliards de dollars des fonds souverains dans les banques occidentales, aiguiseraient l’appétit des envahisseurs.

Les Trésors des puissances impérialistes jubilent d’avoir déjà bloque les dépôts de la Libye sur leurs territoires respectifs. Les pays occidentaux guerriers ont ainsi opéré le hold-up du siècle « de complexe » et « certifié » par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les déficits publics abyssaux dans ces puissances occidentales justifieraient cet acharnement contre ce riche pays africain.

Nous avons à faire à une innovation diplomatico-militaire où les vols des richesses des pays africains et la substitution de leurs dirigeants légitimes, nationalistes, insoumis aux diktats impérialistes, seraient certifiés par les résolutions du Conseil de sécurité. Ces dernières furent de surcroît rédigées par les mêmes puissances occidentales appelées cyniquement « communauté internationale».

Le terrorisme international des états impérialistes, serait ainsi légalisé et légitimé. Quelle injustice ! Cela est insupportable. Les multiples manifestations de soutien des peuples dans différents pays d’Afrique au Guide Kadhafi et au président légitime Laurent Gbagbo, témoignent si besoin en était, du rejet de la recolonisation du continent et de la détermination des masses populaires africaines à la combattre. Cette volonté des peuples d’Afrique est pourtant occultée par les principaux médias occidentaux qui s’illustrent plutôt dans la diffusion à profusion des contre vérités des gouvernements impérialistes qui font l’apologie de leurs petites créatures criminogènes : les réactionnaires Harki du CNT de Benghazi ou Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Au sein du CNT de Benghazi, supplétif de l’Otan, des voies discordantes s’élèvent pour dénoncer les alliés occidentaux et leur projet de détruire la Jamahiriya. A l'enterrement du Général félon Abdel Fatah Younès à Benghazi, son fils, Ashraf, s'est adressé à la foule en des termes profonds de sens, qui traduisent le sentiment populaire dans les territoires occupés par l’alliance OTAN-CNT: « Nous voulons le retour de Mouammar Kadhafi ! Nous voulons le retour du Drapeau vert ! ». Nous constatons encore que les principaux médias occidentaux sont aphones face à cette importante déclaration prémonitoire de la déliquescence du CNT. Cette impartialité dans le traitement de l’information aiderait-elle à instaurer la « démocratie en Afrique » et de surcroît lorsqu’ on refuse de relayer la volonté populaire par mépris ?

Dr Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement libyen, a déclaré vendredi 29 juillet que c'était bien Al Qaïda qui était derrière l'assassinat d’Abdel Fatah Younès (photo). « Par cet acte, Al-Qaïda a voulu marquer sa présence et son influence dans cette région. C'est bien Al-Qaïda qui a le pouvoir à l'Est. Selon lui, les autres membres du Conseil national de transition (CNT,opposition) étaient bien au courant mais ne pouvaient pas réagir parce qu'ils sont terrifiés par Al Qaïda » [ Le Temps d’Algérie du 30 juillet 2011].

Mohammed Agoury, un membre des forces spéciales sous le commandement de Younès, a accusé une faction rebelle appelée « la Brigade des martyrs du 17 février ». Ce groupe est composé de centaines de civils qui combattent les troupes gouvernementales de Tripoli mais ils font également office de force de sécurité intérieure officieuse du CNT. Une partie des dirigeants de ce groupe est issue du Groupe de combat islamique libyen (LIFG), qui a mené une campagne de violence contre le régime Kadhafi dans les années 1990.

Selon Mohammed Agoury, la Brigade en voulait à Younès, car ce Général félon, ancien ministre de l'Intérieur du Guide Kadhafi, avait été impliqué dans la répression contre le LIFG. [AP du 30 juillet 2011] Au demeurant, rappelons que le LIFG est une branche libyenne d'Al-Qaïda (salafiste, ralliée ensuite à Ben Laden et ses combattants Talibans). Al-Qaïda fut une créature de l’impérialisme états unien dans les années 70-80 contre l’armée de l’ex Urss qui soutenait le pouvoir communiste de Babrak Karmal en Afghanistan. Parmi les combattants Talibans figuraient plusieurs membres du CNT de Benghazi dont certains furent des proches collaborateurs de Ben Laden. Parmi ces derniers, un certain Al-Hasidi, un conseiller militaire d’Al Qaeda aujourd’hui maire de Darna et son lieutenant Sufian bin Kumu [ Daily Telegraph du 26 mars 2011].

L’histoire se répète en Libye. Le trio impérialiste France-Grande Bretagne-Usa, arme les Talibans monarchistes du CNT de Benghazi afin de procéder à l’assassinat politique de Kadhafi, ce nationaliste, anti impérialiste et panafricaniste convaincu. La victoire (d’ailleurs improbable) du CNT, supplétif de l’Otan, permettrait aux envahisseurs de mettre la main sur le pétrole libyen et commencer la recolonisation totale de l’Afrique. Les peuples libyens et africains résistent et s’opposent à cet acte impérialiste d’asservissement.

Alac soutient résolument la légitime résistance du peuple libyen, dirigée par son Guide le Colonel Kadhafi, contre les forces otaniennes et leur agent, le CNT de Benghazi. En effet, ce combat est aussi celui de toute l’Afrique pour son indépendance et sa souveraineté effective. - Nous rendons un vibrant hommage aux héroïques défenseurs de la souveraineté de la Jamahiriya, tombés sur le champ d’honneur.

Le 30 Juillet 2011
Le Secrétaire Général d’ALAC (African-Libyan Action Committees)
Le Secrétaire Général Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

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