08/08/2011 04:11:53
Mystère: Un camerounais porté disparu au Congo-Brazza
Depuis le 7 avril 2011, M. Tchamba Ngassam Melvin en service à Geospatial technology group Congo (Gtgc), au Congo-Brazaville, est introuvable. Au moment de sa disparition, il était à Zanaga, dans un petit village dans le cadre d’une mission.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Depuis le 7 avril 2011, M. Tchamba Ngassam Melvin en service à Geospatial technology group Congo (Gtgc), au Congo-Brazaville, est introuvable. Au moment de sa disparition, il était à Zanaga, dans un petit village dans le cadre d’une mission.

La nouvelle est tombée dans la famille Ngassam comme un couperet. « Ça fait exactement 4 mois que je ne dors plus. Chaque fois que je veux fermer les yeux, ma conscience me demande où est ton enfant ? », confie avec peine M. Ngassam, le père du disparu. C’est précisément le 9 avril 2011 que M. Ngassam reçoit à son domicile au quartier Bépanda à Douala, M. Nsoyuni Ayenika Lawrence, le directeur de Gtgc, l’entreprise pour laquelle son fils travaille depuis le 1er août 2009. «Il venait m’annoncer la disparition de mon fils. Depuis ce jour, tout s’est ébranlé autour de moi », explique le géniteur. Ce dernier soutient pourtant que deux jours avant sa disparition, donc le 7 avril 2011, « j’ai discuté avec mon fils au téléphone et il allait bien. Il nous demandait de prier pour lui parce qu’il va en mission dans un petit village au Congo ». Son épouse, Irène, l’a également eu au téléphone le 6 avril 2011, « mais il n’avait aucun souci ni pour sa santé ni pour son travail et moins encore avec ses collègues qui étaient déjà sa famille. Ils ont travaillé au Cameroun avant d’aller au Congo ».

Zanaga serait un coin très reculé du Congo où les maisons sont séparées entre elles par de grands arbres sur une distance d’au moins 50 mètres. M. Tchamba s’y est rendu avec ses collègues pour une mission. Celui avec qui il a passé la nuit du 7 au 8 avril, M. Tetuh Elvis, aurait affirmé que le disparu est « sorti au moins trois fois entre 22 heures et 24 heures », rapportent des sources crédibles. C’est seulement vers 3 heures du matin, qu’il dit avoir constaté que son collègue n’était plus là. Et il a alerté la police de la localité.

M. Ngassam, le père du disparu, Mme Nana Agnès, sa sœur et M. Nsoyuni Ayenika Lawrence, son patron, se sont rendus dans ce petit village pour toucher du doigt les faits. Ils espéraient, à défaut de retrouver leur fils, récupérer au moins son corps si jamais il avait été attaqué par une bête sauvage. Ils disent avoir proposé 1 million Fcfa à celui qui le retrouverait mort ou vif. Peine perdue ! Après près d’un mois de fouilles, ils sont rentrés bredouilles.

Enlèvement ?

Comment son collègue de chambre n’a rien pu voir ni entendre ? Pourquoi Tchamba est allé à Zanaga alors que sa mission s’arrêtait à Donezi ? Pourquoi le chauffeur congolais qui les  conduisait (Tchamba et ses collègues) a démissionné quelques semaines après l’annonce de cette disparition ? C’est autant d’interrogations qui hantent l’esprit de la famille Ngassam depuis son retour du Congo-Brazzaville. Chose curieuse, les parents partis à sa recherche ont retrouvé ses lunettes, l’alliance et les pièces officielles du disparu. «Mon frère a atrocement mal aux yeux. Il ne peut pas sortir sans ses lunettes, sans son passeport ni sans sa carte nationale d’identité. L’hypothèse qu’il se serait enfuit ne tient pas », soutient la cadette du disparu.

La famille n’y peut rien pour l’instant. Elle a « remis tout entre les mains de Dieu, des autorités administratives et judiciaires ». Elle attend impatiemment les résultats de l’enquête ouverte dans le pays de Denis Sassou Nguesso. L’ambassade du Cameroun au Congo-Brazzaville a déjà été saisie, le ministère des Relations extérieures et le bureau central Interpol  de Yaoundé aussi.

Adeline TCHOUAKAK

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE