08/08/2011 15:22:21
Côte d'Ivoire: Au pays des faux-semblants, tout le monde sa médaille du mérite !
Un État de pacotille, où le discours tient certes la route, mais à la façon de ces bus rescapés dont le délabrement vient de contribuer à endeuiller tous les ivoiriens d'Abidjan.
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Cerémonie du 51ème anniversaire de l'indépendance

Décryptage du discours de Ouattara

Je viens de lire le discours d'Alassane Ouattara écrit pour le 7 août. Certains l'ont décrit comme un discours versant dans le religieux, rappelant la manière d'écrire du président Gbagbo.

Ouattara étant la créature de l'Occident et particulièrement de la France, je ne pense pas que Monsieur Sarkozy aurait pu écrire ce discours, ou le faire écrire par son « nègre » en écriture Guéno! Car en France, du fait de la séparation de l'Église et de l'État, un tel discours ne pourrait être tenu par un homme politique, tellement il est proche d'une homélie, d'une homélie  « profonde dans le sens du creux », et non d'un discours politique classique !

Alors que Ouattara semble prendre son avion tous les soirs pour « rentrer » au Sénégal, n'ayant pas confiance en l'hospitalité ivoirienne légendaire, il verse dans le sentimental, à tout bout de paragraphe : « mes chers compatriotes » (deux fois), « chères sœurs, chers frères » (trois fois), voulant évoquer une proximité qui n'existe que dans la « chaleur » du langage, mais complètement absente dans la réalité nue d'un homme qui passe son temps en tournées à l'étranger. En fait il fait plus penser à un orateur qui essaie de plagier un prédicateur charismatique qui aurait été engagé pour réveiller, encourager, dynamiser des fidèles, ses derniers fidèles, qui se font rares, car sans revenir sur le détail des résultats électoraux de novembre, il doit convaincre ou plutôt séduire la moitié des troupes restées loyales à Laurent Gbagbo et regagner les déçus de son propre camp qui semblent légion ! Soit beaucoup de monde !

Le problème, c'est que les ivoiriens n'ont pas besoin de télévangéliste qui leur parlerait de recueillement ,de prière, de repos de l'âme des disparus, de souvenirs des victimes dans le cœur et l'esprit, de la beauté de la réconciliation en citant, un trémolo (plutôt qu'un sanglot) dans la voix « Terre d'espérance » et « Patrie de la vraie fraternité »

Alors que les richesses de la Côte d'ivoire filent à la vitesse grand-V hors du pays, les Ivoiriens ne s'émouvront que très peu en s'entendant  appeler par leur président-préfet : « Vous, la plus grande richesse de notre pays ! ». Dans la bouche d'un autre cela aurait pu faire chaud au cœur, mais dans la bouche de Ouattara, ce n'est malheureusement qu'un triste constat : la seule richesse qui demeure, alors que tout a été bradé et donné à Saint- Nicolas, ce sont les mains et l'ouvrage des ivoiriens qui vont travailler pour un salaire de misère afin que la France et l'Occident puissent continuer de mener leur train de vie habituel !

Alors que tout est à reconstruire, que les exilés ont tout perdu, et que d'autres se sont installés chez eux, dans leurs maisons et leurs plantations, que les Frères Cissé continuent de se livrer au racket, à la violence, au rapt et au viol, que les étudiants n'ont plus d'universités ni de professeurs ni de bourses d'études, que les commerçants ont tout perdu, Ado nous parle « d'héritage des pères fondateurs », "de « souveraineté nationale », de « retour à la démocratie », « d'espérance », de « vraie fraternité », de « valeurs », de « ferme conviction », de « nouvelle espérance », de « jouissance des fruits du travail » (et non du fruit ! )... Grâce aux nouveaux chefs de l'armée « qui veillent nuit et jour à la sécurité des personnes », l'avenir s'annonce radieux pour les ivoiriens !

Et puis le Président Ouattara ayant connu l'exil -certes dans des hôtels particuliers en France- est à même de comprendre la souffrance des exilés d'aujourd'hui ! Comment se laisser entrainer à la douce complainte de l'ancien exilé qui « ne souhaite à aucun ivoirien de connaitre l'exil », alors que le président Gbagbo et les siens sont justement en exil, exilés par ses soins, et qu'il ne les mentionne même pas lorsqu'il parle de la mise en œuvre de la réconciliation et de la justice !

Après avoir énuméré ceux qui ne sommeillent ni ne dorment, les anges gardiens de Côte d'Ivoire, -les frères Cissé et la nouvelle police et gendarmerie qui n'a pas su rassembler plus de 20 pour cent des corps habillés de Gbagbo-, Ouattara encourage ses concitoyens : « Je veux vous rassurer : n'ayez plus peur. » ! Surprenant de candeur ! Ouattara prêche pour lui-même, il a besoin de se convaincre de ce qu'il professe ! Il a besoin d'évoquer la peur, l'insécurité des autres, pour masquer la sienne et se rassurer, lui qui quitte chaque soir cette Côte d'Ivoire si chère à son cœur ! Ici encore le prédicateur Ouattara ne convainc pas ses ouailles par ses vœux pieux ! L'insécurité, les arrestations arbitraires, le racket, sont toujours d'actualité !

Depuis le 11 avril, date à laquelle Ouattara est sorti du Golfhôtel par la grande porte, le chemin parcouru, -si l'on s'en tient au seul discours d'indépendance- est une traversée de chantiers, « bientôt, c'est toute la Côte d'Ivoire qui sera en chantier », il n'y a rien de concret, après quatre mois, il formule le souhait « qu'ensemble nous construisions cette nouvelle espérance. » phrase bizarre, on s'adosse à une espérance pour construire sur du dur, du concret ! Encore du profond dans le sens du creux ! C'est l'espérance qui met en mouvement pour bâtir !  Elle doit être là au départ, elle ne s'acquiert pas s'il n'y a pas au départ une base solide de confiance en celui qui nous gouverne !

Ce 7 août 2011 doit être «  le point de départ d'une Côte d'Ivoire nouvelle », les quatre mois écoulés sont certainement encore à verser à l'actif « négatif » du Président Gbagbo ! « Une nouvelle ère s'ouvre à nous. Une ère de croissance et de prospérité. » Après le 11 avril, les ivoiriens ont cru que la nouvelle ère commençait à la date de l'intronisation anticonstitutionnelle, le 21 mai, maintenant ils découvrent que la nouvelle page s'écrit à partir du 7 août 2011 !

« En commémorant l'accession de notre pays à la souveraineté nationale, nous célébrons également le retour de la démocratie en Côte d'Ivoire », Ce n'est ni le prédicateur, ni l'homme politique qui parle, mais l'historien révisionniste, qui n'a pas peur d'évoquer le retour à une vraie démocratie,- bafouée par son prédécesseur !- alors que le multipartisme existait et que la presse était libre, en toute impunité, de s'en prendre au « boulanger » Gbagbo !

« Bientôt », « vous verrez », « mes promesses », « vous aurez », « les investisseurs ont le regard tourné », « très bientôt », « vous sentirez »... A la fin de son discours, Ouattara se projette dans l'avenir  mais le bilan  de presque quatre mois de gouvernance reste théorique : en quatre mois pas le moindre signal de relance, de reprise effective des affaires pour la Côte d'Ivoire.  Le président se contente de parler du secteur tertiaire, improductif par définition : « Le gouvernement est à la tâche. Il travaille à réduire vos souffrances » suivent moultes descriptions : « Je tiens à ce que chaque habitant de notre cher pays puisse vaquer librement et en toute sérénité à ses occupations et jouir des fruits de son travail en toute quiétude. Je tiens à ce que chacun d'entre vous puisse vivre en paix, car sans paix, sans sécurité, il ne peut y avoir ni réconciliation, ni développement solidaire. » 

En d'autres termes réconciliation et développement solidaire ne sont pas encore à l'ordre du jour puisque les conditions préalables ne sont pas encore remplies. Je suis surprise par l'emploi de certaines expressions : sans travail et sans salaire, comment peut-on « vaquer à ses occupations ? »

Rien n'est dit sur la relance économique, les salaires impayés des fonctionnaires, les indemnités des chômeurs, les bourses des étudiants, les payes de la main à la main des militaires et assimilés si ce n'est que ce bon Alassane veut que les ivoiriens « jouissent des fruits de leur travail » Mais en fait, il ne fait que brosser, lustrer le cadre d'une Côte d'Ivoire imaginaire, figée, fantomatique !, La vraie Côte d'Ivoire, exsangue, foulée aux pieds de l'Étranger n'est pas évoquée, Ouattara se contentant de banalités et de mensonges à peine déguisés quand il évoque la liberté de la presse : « Depuis la fin de la crise, la vie reprend progressivement son cours : les activités économiques redémarrent, la vie sociale s'anime à nouveau, la presse fonctionne dans toute sa diversité. »

Et que dire du « développement solidaire », pauvre plagiat du « commerce équitable » associatif, destiné à améliorer concrètement la situation des producteurs des pays en voie de développement, qui permet de payer un peu plus les producteurs, et qui dans la bouche de Ouattara se réduit à de vagues opérations de replâtrage destinées à mieux renforcer les acquis d'un système colonial corrompu. Petite solidarité mais peu de développement, le pétrole, le café et le cacao-pour ne citer qu'eux- n'étant pas manufacturés sur place! Même les bus, un des fleurons de la Côte d'Ivoire, au bénéfice d'un bombardement français en avril dernier, doivent être maintenant importés de France !

L'accent est mis sur l'amélioration du « cadre de vie » et de « l'environnement », du » ramassage des ordures » et l'embellissement de la ville, à coup de bulldozers qui détruisent le dernier peu des plus pauvres !

« Santé gratuite » le plus tôt possible, donc dans un avenir incertain pour l'ivoirien qui a besoin de soins maintenant !

« Nous travaillons à la réhabilitation et à la réouverture de nos universités », en attendant, il n'y a plus rien, si ce n'est des cités universitaires transformées en lupanars et casernes de FRCI. Pourquoi Alassane n'a-t-il pas parlé de la rentrée universitaire d'automne 2011 ?

« Les travaux d'assainissement » -intervention des bulldozers- ont exproprié des ivoiriens, mais qu'est-ce en face du « grave danger que sont les inondations » ? En fait Alassane est un grand humaniste, comme le président Sarkozy en Côte d'ivoire puis en Libye, il intervient pour « sauver des vies humaines » !

La » construction du troisième pont » devient une priorité parce que c'est un grand chantier pour les multinationales françaises, construction bien plus urgente que la reconstruction des logements détruits et la réhabilitation des universités et entreprises sinistrées.

Oeuvrons pour « Une Côte d'Ivoire dotée d'un État fort, moderne et impartial, avec des Institutions crédibles ; un État qui respectera l'indépendance de la justice, qui luttera contre l'impunité et fera la promotion du mérite et de la compétence. » Dernier paragraphe de Ouattara, le plus essentiel certainement puisqu'il reprend et mène à son apothéose ce discours ! Un « État fort », soutenu, voire porté par le conseiller militaire français, l'ambassadeur de France  et le 43 ème Bima-, des institutions crédibles, lesquelles ?-, puisqu'il ne peut s'agir du Conseil Constitutionnel, du ministère de la Justice, dépossédés de leurs attributs...-, médailles du mérite distribuées largement à pour tous les anti-Gbagbo ...

Bref, un État de pacotille, où le discours tient certes la route, mais à la façon de ces bus rescapés dont le délabrement vient de contribuer à endeuiller tous les ivoiriens d'Abidjan.

Shlomit Abel


Discours du Président Alassane Ouattara

Ivoiriennes, Ivoiriens, mes chers compatriotes,

Demain dimanche 7 Août 2011, notre pays célébrera le cinquante et unième anniversaire de son Indépendance.

Le 7 août est un jour de souvenir. Un jour qui nous rappelle notre histoire. L'histoire de la Côte d'Ivoire libre et indépendante. La Côte d'Ivoire de nos pères fondateurs.

Malheureusement, au moment où nous commémorons le 7 aout de cette année, notre pays est endeuillé par un grave accident de la circulation qui a fait de nombreuses victimes. Je voudrais au nom de la Nation entière présenter mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.

En mémoire des victimes et par solidarité avec leurs familles, les festivités prévues pour la fête de l'Indépendance ont été annulées. J'invite donc chaque ivoirienne et chaque ivoirien au recueillement et à la prière, pour le repos de l'âme de nos disparus.

Chères sœurs, chers frères,

Le 7 aout de cette année a une résonance toute particulière, puisqu'en commémorant l'accession de notre pays à la souveraineté nationale, nous célébrons également le retour de la démocratie en Côte d'Ivoire, à l'issue d'une crise qui nous a tous rudement éprouvés, et dont le souvenir des victimes ne quittera jamais nos esprits, ni nos cœurs.

Le retour de la démocratie en Côte d'Ivoire, c'est la promesse d'une société souveraine, rassemblée dans la paix et dans le respect des Droits de l'homme.

C'est une conception de la Nation, conforme à nos valeurs et à nos idéaux, qui peut à présent s'incarner dans notre pays, « Terre d'espérance » et « Patrie de la vraie fraternité ». Le retour de la démocratie, c'est notre victoire.

Ivoiriennes, Ivoiriens, chères sœurs, chers frères,

Vous, la plus grande richesse de notre pays, vous dont la cohésion est la condition de notre reconstruction, vous êtes plus que jamais à l'honneur en ce 51ème anniversaire de l'indépendance de notre pays.

Je veux que cette journée soit aussi celle de la célébration de votre courage exceptionnel et de l'ardeur avec laquelle vous vous êtes lancés dans l'immense chantier de reconstruction que nous avons ouvert.

Je veux qu'en ce 7 août, tous les Ivoiriens se retrouvent autour des valeurs d'union, de discipline, de travail, de persévérance et de probité que nous avons reçues en héritage de nos pères. Nous devons nous approprier ces valeurs et les faire vivre en nous.
J'ai la ferme conviction que si chaque Ivoirien en fait son code de bonne conduite, nous éviterons de reproduire les graves erreurs de ces dernières années.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

La Côte d'Ivoire réconciliée et rassemblée doit se construire avec toutes ses filles et tous ses fils. Elle a besoin des idées, du talent et de l'énergie de chaque Ivoirien pour réussir. C'est pourquoi, nous œuvrons pour le retour de nos frères et sœurs à l'extérieur du pays.
Je salue la décision des officiers exilés au Ghana, de rentrer au pays, pour prendre une part active au processus de réconciliation ; j'encourage les refugiés demeurant au Liberia à rentrer.

Je demande à tous nos compatriotes à l'extérieur de revenir au pays, pour qu'ensemble nous construisions cette nouvelle espérance. Je lance à nouveau un appel à nos frères et sœurs, de tous bords politiques afin de nous retrouver pour bâtir ensemble une patrie de paix. J'ai connu l'exil pendant plusieurs années, je ne peux le souhaiter à aucun Ivoirien : c'est pourquoi je continue de tendre la main en particulier à nos frères et sœurs du FPI et de LMP. Leur place est avec nous. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour garantir le retour et la sécurité de tous.

Ivoiriennes, Ivoiriens, chères sœurs, chers frères,

Depuis la fin de la crise, la vie reprend progressivement son cours : les activités économiques redémarrent, la vie sociale s'anime à nouveau, la presse fonctionne dans toute sa diversité.

Depuis le 1er juin, j'ai formé un gouvernement conduit par le Premier Ministre Guillaume Kigbafori Soro. Le gouvernement est à la tâche. Il travaille à réduire vos souffrances, sous la conduite efficiente du Chef du Gouvernement.

La sécurité s'améliore de jour en jour. J'attends encore beaucoup du gouvernement sur ce sujet car la sécurité des Ivoiriens et des Ivoiriennes, ainsi que de tous ceux qui vivent sur notre sol est au cœur de mes préoccupations. Je tiens à ce que chaque habitant de notre cher pays puisse vaquer librement et en toute sérénité à ses occupations et jouir des fruits de son travail en toute quiétude.

Je tiens à ce que chacun d'entre vous puisse vivre en paix, car sans paix, sans sécurité, il ne peut y avoir ni réconciliation, ni développement solidaire.

Les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire, la Gendarmerie et la Police Nationale, dont je viens de nommer les nouveaux chefs, veillent jour et nuit à votre sécurité. Je veux vous rassurer : n'ayez plus peur.

Pour sa part, le Gouvernement travaille à améliorer votre cadre de vie et votre environnement avec le Programme Présidentiel d'Urgence en cours, qui cible les secteurs de l'eau potable, de la santé, de l'éducation, de l'électricité et de la salubrité urbaine.
Les ordures et les dépôts sauvages se font de plus en plus rares et dans quelques mois, Abidjan retrouvera son lumineux visage de « Perle des lagunes » et toute la Côte d'Ivoire sera à nouveau belle !

Oui, le gouvernement est au travail. J'ai donné des instructions pour que les soins de santé des Ivoiriens les plus défavorisés soient gratuits. Des efforts énormes sont fournis pour que cela soit effectif à 100%, le plus tôt possible.

Nous travaillons à la réhabilitation et à la réouverture de nos universités, afin que nos enfants retrouvent un cadre d'étude et de vie propices à leurs études.

Les travaux d'assainissement ont commencé. Les déguerpissements dans certains quartiers causent certes des désagréments mais cela est nécessaire pour éviter les inondations et pour sauver des vies humaines.

De nombreuses rues et routes sont en chantier. Les travaux de construction du 3ème pont débuteront dès septembre 2011, en vue de rallier Marcory à la Riviera.

Très bientôt, c'est toute la Côte d'Ivoire qui sera en chantier. Chers jeunes, chères femmes, vous verrez, je tiendrai mes promesses : vous aurez des emplois et vous aurez aussi les financements promis pour vos projets.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Une telle volonté de ramener la paix et la prospérité chez nous attire à nouveau la confiance de nos partenaires.

L'image de la Côte d'Ivoire s'est nettement améliorée et notre pays est de retour sur la carte du monde. Nous en voulons pour preuve, la présence de nombreux chefs d'Etat à la cérémonie d'Investiture, la participation de la Côte d'Ivoire aux sommets du G8 à Deauville, à l'invitation du Président Nicolas Sarkozy, de l'Union Africaine à Malabo, de l'Union du Fleuve Mano à Monrovia et les récentes rencontres avec le Président américain Barack Obama à la Maison Blanche et le Président du Nigeria Goodluck Jonathan à Abuja.

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Les investisseurs ont à nouveau le regard tourné vers la Côte d'Ivoire. Les partenaires au développement que sont la Banque Africaine de Développement, notre institution continentale, la Banque Mondiale, le FMI, l'Union Européenne ainsi que d'autres organisations et institutions sont de retour. Très bientôt, vous sentirez les retombées de ces contacts sur votre quotidien.

Alors accueillons-les dans une Côte d'Ivoire réconciliée, rassemblée, au travail et en paix. Regardons dans la même direction et parlons le même langage : celui de la paix et du développement.

Ivoiriennes, Ivoiriens, mes chers compatriotes,

A chaque Nation, son héritage, ses sacrifices et son engagement.

Notre héritage vient de la vision de Félix Houphouët Boigny et de ses compagnons de lutte. Il se fonde sur une indépendance chèrement acquise, que nous devons coûte que coûte préserver.

En nous appuyant sur l'héritage de nos pères fondateurs, faisons appel à l'amour, au pardon et à la vraie fraternité.

Œuvrons pour notre Nation et pour les générations présentes et à venir.
Ensemble, donnons un sens fort à ce 51ème anniversaire.
Qu'il soit le point de départ d'une Côte d'Ivoire nouvelle.
Une Côte d'ivoire réconciliée avec elle-même et avec les autres Nations.
Une Côte d'Ivoire rassemblée autour des valeurs républicaines.
Une Côte d'Ivoire dotée d'un Etat fort, moderne et impartial, avec des Institutions crédibles ; un Etat qui respectera l'indépendance de la justice, qui luttera contre l'impunité et fera la promotion du mérite et de la compétence.

Mes chers compatriotes,

Une nouvelle ère s'ouvre à nous. Une ère de croissance et de prospérité.

Chaque pas franchi est une victoire, chaque victoire est une pierre de plus dans la reconstruction de la Côte d'Ivoire.

C'est un défi collectif, c'est l'œuvre que nous devons bâtir ensemble, pour que la paix et la réconciliation apportent à notre pays son indépendance totale.

Bonne fête d'indépendance à tous et à toutes.

Que Dieu nous bénisse et bénisse notre pays, la Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara

Shlomit Abel

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