09/08/2011 12:34:33
Libye : le CNT n'a plus de gouvernement
Le Conseil national de transition libyen (CNT) a annoncé avoir limogé son "bureau exécutif" qui faisait office de gouvernement dans la capitale rebelle de Benghazi.
Metro/C.F
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Le Conseil national de transition libyen (CNT) a annoncé avoir limogé son "bureau exécutif" qui faisait office de gouvernement dans la capitale rebelle de Benghazi.

Dix jours après l'assassinat du chef d'Etat-major de la rébellion, le général Younès, la confusion semble toujours de mise à Benghazi. Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a dissous, lundi 7 août, le bureau exécutif installé à Benghazi.

Mahmoud Jibril, leader de ce gouvernement de transition, devra restructurer son équipe. "Certains ne reviendront sûrement pas" a indiqué un porte-parole de la rébellion. Depuis le 28 juillet dernier, date de la mort dans des conditions encore obscures, du général Younès, de nombreuses divisions semblent avoir gagné les rangs de la rébellion.

Le CNT, reconnu comme seul autorité légitime de Libye par une trentaine de pays à travers le monde, apparaît désormais plus comme un mélange hétéroclite d'opposants au guide de la Révolution qu'une réelle force politique destinée à gouverner l'ensemble du territoire Libyen, défini par les frontières de 1949.

La situation militaire paraît elle aussi bloquée, les deux camps restant sur leurs positions. Les forces de l'OTAN continuent quant à elle le bombardement des forces loyalistes. Au cours des dernières 24 heures, les avions de la coalition ont mené 59 frappes sur l'ensemble du pays. Les forces pro-Kadhafi ont lancé une contre-attaque à l'est de Zliten, poste le plus avancé des insurgés situé à 120 kilomètres de Tripoli. "L'assaut a fait quatre tués et 40 blessés dans nos rangs" a précisé Abdul Wahab Melitan, un porte-parole militaire de la rébellion dans cette région.

Les rebelles libyens sabotent un pipeline dans le sud-ouest de Tripoli

Le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères Khaled Kaaim a indiqué jeudi soir que les rebelles libyens ont saboté un pipeline dans la région de djebel Nefoussa, au sud-ouest de Tripoli, alimentant la seule raffinerie encore en activité du pays.

"Les rebelles ont fermé une valve du pipeline et ont versé dessus une grande quantité de béton armé dans la région d'Al-Rayaniya", a déclaré M. Kaaim au cours d'une conférence de presse, faisant état d'une pénurie d'électricité dans Tripoli et ses environs.

Le pipeline alimente la raffinerie de Zawiyah, à 50 km, à l'ouest de Tripoli en gaz et fuel, utilisés par la suite pour générer l'électricité.

Il a indiqué par ailleurs que l'Otan a bombardé une turbine à gaz dans la même région ainsi qu'une station de haute tension à Jefara, au sud-ouest de Tripoli.

Par ailleurs, M. Kaaim a dénoncé l'"opération de piratage" d'un pétrolier qui était en route vers Tripoli avec à son bord une cargaison de 39.000 tonnes de carburant.

Le pétrolier a accosté jeudi dans le port de Benghazi, dans l'est de la Libye, les rebelles à bord affirmant avoir saisi ce bateau au large de Tripoli.

Il a indiqué qu'à cause de la pénurie d'électricité, plusieurs médicaments et produits alimentaires sont désormais périmés.

L'Unesco a condamné le bombardement par l'OTAN, le 30 juillet dernier, d'émetteurs de télévision officielle où trois personnes ont perdu la vie. "Les médias ne doivent jamais être pris pour cible par des actions militaires" a déclaré, dans un communiqué, la directrice générale de l'Unesco, la Bulgare Irina Bokova.

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