10/08/2011 05:12:47
Présidentielles 2011: Le débat sur le report divise la classe politique
Samuel Mack-Kit, M.L. Eteki Otabela, Cyrille Sam Baka,  Anicet Ekane, Emmanuel Hervé Nkom, Banda Kani...s’expriment.
Le Messager
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Samuel Mack-it, Président Upc: «Les Camerounais veulent qu’il y ait de la clarté dans le processus»

Nous disons que le report des élections pour l’Upc ne peut avoir de sens que si cela permet au gouvernement et à ceux qui contestent la façon dont le gouvernement organise les élections, de s’asseoir pour discuter sur le code électoral de notre pays. De telle sorte qu’il ne puisse pas avoir de contestations au terme de l’élection. Les Camerounais veulent qu’il y ait de la clarté dans le processus. C’est cela notre position. Si ce report n’a pas ce contenu, pour nous il n’a pas de sens.

Cyrille Sam Baka, vice-président Udc : «Nous n’admettrons pas qu’on nous dise qu’il n’y aura pas élection»

Comme parti politique responsable, nous devons analyser les situations. Or, qu’est ce qui se passe au Cameroun ? Nous avons eu des cas où les élections sont reportées le jour des élections. Notre rôle en tant que parti politique c’est d’être prêt tout le temps et de respecter les institutions. Seulement quand nous regardons le programme des élections au Cameroun, nous pensons que les élections auront lieu au mois d’octobre. Penser autrement serait de la spéculation. Les raisons pour lesquels certains évoquent le report sont des raisons qu’on a toujours eues au Cameroun. Et, le rôle d’un parti politique c’est de voir comment pallier toutes ces raisons qui conduisent souvent au report des élections au Cameroun. Le report est la chose la plus facile. Si cela arrivait, nous estimons que c’est une manœuvre du Rdpc qui n’est pas prêt. Nous rappelons quand même que les élections ont un calendrier et leur organisation répond à des dispositions bien précises. Nous devons en tant que acteurs du processus, nous accommoder à ce fait. Il faut que le temps qui reste soit mis à profit pour dire aux populations comment va se dérouler le processus. Et, surtout qu’elles s’inscrivent pour aller aux élections.

Nous n’admettrons pas qu’on nous dise qu’il n’y aura pas élection. Tout le monde savait depuis sept ans qu’il y aura élection en octobre 2011. Ce n’est pas sérieux si le contraire se produit. Il faut préciser que notre seule préoccupation de l’heure c’est de mobiliser nos militants pour qu’ils aillent à l’élection. Le Cameroun traverse une période dans laquelle tout le monde a l’air fatigué mais cela ne veut pas dire que les gens ne pensent pas à l’avenir. Six nouvelles personnes ont été choisies pour siéger à Elecam, nous espérons que ces gens sont respectables et qu’ils n’appartiennent pas au Rdpc comme les douze premiers. Nous attendons qu’ils fassent bien leur travail et non qu’un parti au pouvoir essaye de manœuvrer. C’est le peuple qui décide en dernier ressort.

Jean Robert Wafo, communicateur Sdf Littoral:  «La paix doit être un élément fondamental dans notre pays»

Nous observons attentivement les manœuvres hideuses et indigestes du régime relatives à un hypothétique report de l’élection présidentielle.  Nous indiquons tout simplement que nous ne pouvons rester insensible aux deux procédés. Parce que nous sommes tous cohéritiers de ce pays. Parce que la paix doit être un élément fondamental dans notre pays qui a connu et connaît toujours des désagréments sur le plan économique et social. Il faut préciser que toute fuite en avant initiée par le régime de Yaoundé sans un grand consensus politique national, risquera de déboucher sur un feu nucléaire social fortement dévastateur dont nul n’a absolument besoin en ce moment sensible de la vie de la nation. En cas de report forcé par le gouvernement, les tenants du pouvoir doivent prendre ces préalables en compte.

Hervé Emmanuel Nkom, communicateur Rdpc Littoral,  «Il s’agit des gens qui nous prennent pour des naïfs»

Ce débat est surréaliste parce qu’il est suscité par des hommes politiques d’une certaine tendance. Et, pour des raisons qui leurs sont propres, ont commencé par suggérer, puis ont lancé une campagne intense pour nous entraîner dans ce débat. Personnellement et au vu de la loi, permettez-moi de dire que le Rdpc n’est pas pour le report des élections pour plusieurs raisons. D’abord parce que ce serait la prime aux paresseux. Tout le monde savait après l’élection de 2007 qu’il y aurait élection en octobre 2011. Et, je ne vois pas quelle est la raison qui pourrait amener à un report de l’élection présidentielle.

Même si on renvoyait cette élection vingt ans plus loin, les mêmes seraient les premiers à manœuvrer pour qu’il n y ait pas élection à temps. La deuxième raison c’est que la loi ne permet pas un report. Il faut qu’il y ait une raison matérielle qui serait par exemple évoquée par Elecam. Je veux dire qu’il faudrait par exemple qu’il n’y ait pas de matériels ou que les listes électorales ne soient pas à jour ; or ce n’est pas le cas actuellement. Je crois que ceux qui ont suggéré cela ont un agenda caché pour, soit nous entraîner dans une situation d’illégitimité politique, soit ouvrir la voie à des apprentis sorciers qui pourraient nous entraîner dans le trouble. Des gens pensent à la création d’un gouvernement d’union nationale, ceci en essayant de le suggérer à la communauté dite internationale. En fait, il s’agit des gens qui nous prennent pour des naïfs et c’est totalement inacceptable, nous sommes vigilants. Nous irons aux élections.

Nous travaillons depuis toujours pour la participation à cette échéance. Nous attendons d’ailleurs que notre candidat qui est d’ailleurs connu de tous et qui est notre candidat naturel de par nos statuts, le moment venu déclare sa candidature. Et, que les élections se passent dans la transparence et dans la paix. Nous sommes contre le report de cette élection qui ne peut être que la voie ouverte à toutes sortes de dérives et la prime aux aventuriers, aux entrepreneurs du chaos. A propos du vote de la diaspora, j’ai vécu trente cinq ans en France et je peux dire qu’il est plus facile de recenser et inscrire les ressortissants camerounais de la diaspora aux listes électorales. Cela est possible en une dizaine de jours.

En fait tout membre de la diaspora est censé être enregistré dans son ambassade ou au consulat du lieu où il habite, ce qui n’est pas possible au Cameroun parce qu’il se pose généralement le problème de carte d’identité. Ceux qui font le débat de la diaspora ne savent pas de quoi il s’agit. Vous verrez que nos compatriotes qui veulent voter vont le faire sans problème.

Banda Kani, leader politique:  «Il n y a que des raisons politiques qui peuvent justifier ce report.»

Je ne comprends pas ceux qui exigent le report de l’élection présidentielle. Je pense qu’ils sont assez courageux. Cela revient à se prévaloir de ses propres turpitudes. Sur le plan légal, je crois que le régime et le pouvoir restent cohérents. Rien légalement ne justifie le report de l’élection. Reporter l’élection serait un aveu d’impuissance pour le pouvoir. Cela revient à dire qu’il est incapable d’organiser les élections. Cela signifierait aussi qu’il reconnaît comme fondées les raisons évoquées par ceux qui appellent au report de la présidentielle.

Dès qu’on prend en compte ces deux paramètres, on comprend que le débat sur le report de l’élection présidentielle est creux. Dès lors, il n’y a que des raisons politiques qui peuvent le justifier. Or, ces raisons politiques, lorsqu’on les analyse, ne sont pas consistantes. On a le sentiment que c’est des acteurs politiques qui brillent par leurs incohérences qui veulent nous faire porter le chapeau de leurs erreurs tactiques et stratégiques. La politique n’est pas un jeu de salon. On ne peut pas demander à un adversaire politique de se faire hara kiri pour le simple plaisir de dire que nous avons des revendications. En clair, je ne suis pas pour le report des élections.

La nation ne peut pas être prise en otage par une surenchère électoraliste injustifiée des personnes qui n’ont pas mis à profit le temps et les moyens qui sont à leur disposition pour créer un rapport de force suffisant dans le pays, qui aurait permis qu’aujourd’hui, au lieu qu’on soit là à pleurnicher, qu’on oppose aux tenants du pouvoir un rapport de force important. Cela n’a pas été le cas et je pense qu’aujourd’hui, le pays n’a pas besoin d’être pris en otage par cette surenchère qui ne repose sur rien.

Marie Louise Etéki Otabela, Coordonnatrice Cfa:  « Dans un régime totalitaire, il n’y a pas d’élections »

Je ne suis ni pour, ni contre les élections. Nous avons décliné notre position depuis 1997 que ce qui nous intéresse, notre combat à nous, c’est qu’on sorte du régime politique qui nous a été imposé depuis 1960. Ça fait cinquante ans que nous faisons des élections. Est-ce qu’on peut dire à ce jour que le choix des camerounais a été respecté une seule fois dans cette période ? Est-ce que les Camerounais ont choisi une seule fois leur président ou leurs leaders politiques ? C’est ce qui nous fait dire que si nous continuons à rester dans ce régime politique les élections n’ont aucun sens.

J’ai été obligée de présenter ma candidature en 2004 parce que le mouvement de femmes que nous avons suscité, pour dire que nous voulons changer de régime politique. Mais je puis vous dire que moi-même je n’ai pas pu voter dans mon village. Vous comprenez que pour moi tout ça c’est comme une grosse blague. J’ai écrit. Je suis le seul leader politique à avoir fait un rapport sur les élections de 2004. Mais sept ans après rien n’a changé. Donc on va recommencer avec la même mascarade. Il ne s’agit pas d’élection. Je dirais plutôt que c’est maintenant que nous devons tenir cette assemblée en tenant compte du fait que partout où les élections se sont passées en Afrique, ça s’est terminé par des situations de violence.

Comment voulez-vous que le Cameroun échappe à cette logique ? On n’a pas besoin d’aller lire dans une boule de cristal : les faits parlent d’eux-mêmes. Ça veut tout simplement dire que ces régimes-là sont arrivés à bout. On nous impose encore des élections. Mais je suis sûre que la majorité des Camerounais n’accepteront pas les résultats de ces élections quels qu’ils soient. Ça va se casser la figure. Est-ce que c’est cela que nous voulons. La situation de la Côte d’Ivoire, nous l’avons connue avant l’indépendance. Nous n’avons pas envie d’y revenir. Les élections vont avoir lieu et on ne sait pas si Biya est candidat ou pas. Tout comme personne ne sait avec exactitude le contenu du calendrier électoral. Dans ces conditions, est-ce qu’on peut parler d’élection ? Nous avons un parti qui a été décrété plus grand parti de l’opposition qui a été à l’Assemblée nationale depuis plus de dix ans pour aller chercher une loi électorale. Il n’a pas réussi à avoir une moindre virgule pour qu’on puisse parler d’une loi électorale qui permette qu’on pense qu’il y a un semblant de culture démocratique au Cameroun.

Quand le même parti appelle à s’inscrire sur les listes électorales, on se questionne sur les garanties qu’ils offrent aux citoyens camerounais. Qu’est-ce qui garantit que cette fois la personne qui s’inscrit sur une liste va vraiment voter pour le candidat de son choix et que cela sera pris en compte ? C’est le même rituel depuis cinquante ans, et rien ne change dans notre pays. Tout simplement parce que nous ne sommes pas dans un pays souverain. Nous ne sommes pas dans un Etat de droit et nous avons une société qui est minée et bloquée par le tribalisme. Voilà nos trois fondamentaux. Nous militons pour sortir de ce régime politique depuis que notre parti existe.

Hilaire Dzipan, communicateur Mp:  «Ça fait 29 ans que les populations attendent»

Le Mouvement progressiste a déjà une position assez connue sur ce sujet. Nous sommes pour le respect scrupuleux de la Loi fondamentale qui est la Constitution de notre pays.  Il est de bon ton que les gens sachent que, lorsqu’il n’y a pas de polémique sur la partie juridique de l’appréciation d’un texte, il n y a pas de raison de faire de la polémique politique. Tous ceux qui font des allégations, font de la supputation où émettent des souhaits de voir la date de tenue des élections prorogée font de l’agitation. Tel n’est pas le cas du Mouvement progressiste.

D’autant que les sujets et chantiers qui attendent le nouveau président de la République sont extrêmement importants. Vous êtes sans ignorer la crise qui gagne le monde et le francs cfa qui est agrippé à l’euro. Vous êtes sans ignorer la promesse fallacieuse du président de la République au sujet des 25 mille emplois.Tout comme vous êtes sans ignorer les grands travaux, à l’instar du port en eau profonde de Kribi et tous les autres chantiers qui, avec le déficit énergétique que nous connaissons, sont susceptibles de booster l’économie. Des sujets qui font dire que le temps et la liberté que les politiques veulent se donner n’est pas du goût des populations. Ça fait 29 ans que les populations attendent. Nous leur offrons l’alternative.

Nous avons le potentiel humain pour valoriser le potentiel naturel. Un constat que nous faisons au Mouvement progressiste. Nous sommes surpris que ce soit certains candidats qui demandent la prorogation du mandat du président de la République. Pour ne pas trahir un constat que les Camerounais font, c’est ceux-là qui nous disent en permanence que la rue est une stratégie pour prendre le pouvoir. Maintenant qu’au-delà du 3 novembre, le délai légal du mandat du président de la République ne sera plus valable, ils pourront bien naturellement utiliser la rue pour prendre le pouvoir dans leur option. Nous ne comprenons pas trop bien cette contradiction qui pense que c’est la rue qui est la solution pour la transition au Cameroun et qui pensent dans le même temps qu’il faut proroger le mandat du président de la République. Sachant que cela va créer une instabilité politique extrêmement grave. Surtout que l’Assemblée nationale qui va être l’instance de gestion du pouvoir n’aura pas la capacité de gérer la présidence de la République à partir de l’Assemblée nationale. Parce que c’est à partir de là qu’il faut proroger le mandat du président de la République.

Anicet EKANE, candidat Manidem: « Le report n’a aucun rapport avec l’impréparation de notre parti »

Notre position sur le report n’a aucun rapport avec l’impréparation de notre parti. L’analyse que nous avons faite nous conduit à constater que le pays, les Camerounais ne sont pas prêts à participer dans le contexte actuel à une élection présidentielle qui ressemble à  toutes les élections antérieures. Les raisons techniques et politiques qui imposent ce report ne sont pas contestables. Notre proposition est que, pour sortir de cet imbroglio, le chef de l’Etat doit organiser une concertation large sur la gestion de cette période de transition qui va de maintenant à l’organisation plus tard d’une élection présidentielle plus consensuelle.

Le report de l’élection présidentielle prévu en octobre va ainsi de soi. Force est de constater que, le Sdf par sa position ambiguë, rejoint les caciques du régime  qui tiennent à ce que l’élection ait lieu comme prévu. Le Sdf ayant contribué à la démobilisation des Camerounais au sujet de leur inscription sur les listes électorales, rejoint le régime qui les avait auparavant déjà démobilisés par un processus électoral contestable. Il y a vraiment matière à se poser des questions sur les véritables objectifs des dirigeants du Sdf.

Nous continuons à affirmer qu’en octobre 2011, l’élection présidentielle ne serait ni viable, ni politiquement justifiable par quelque force politique que ce soit. L’intérêt du pays doit être au-dessus des calculs politiciens dangereux pour l’avenir de notre pays. Nous continuons à interpeller le chef de l’Etat sur la nécessité absolue d’une période de transition avant l’organisation de la prochaine élection présidentielle.  En tout état de cause, chacun prendra ses responsabilités et l’histoire jugera.

Franck Essi, Sga Cpp: « Un tel report plongerait assurément le pays dans une zone de turbulence »

L’appel au report de l’élection présidentielle a été lancé il y a plus d’un mois. Il a été amplifié dernièrement par d’autres voix qui estiment toutes que les conditions d’une élection juste, libre, démocratique et transparente ne sont pas réunies. S’il est vrai que ce constat n’est pas contestable compte tenu de la configuration actuelle de notre système électoral, il n’en demeure pas moins qu’à ce moment précis, la pertinence de cet appel n’est pas assurée. Elle ne l’est pas d’autant plus que toute démarche politique, tout argumentaire et toute posture doivent être saisis dans un contexte politique et spatio-temporel précis.

Pour ce qui nous concerne, il s’agit du  contexte camerounais. A première vue, les raisons évoquées semblent objectives et pertinentes, à moins d’ignorer royalement à qui elles s’adressent. En effet, tout se passe comme si l’adversaire principal qu’est le Rdpc était sensible à de tels arguments. Tout se passe comme si ce qu’il a refusé de mettre en place depuis plusieurs décennies de revendications pouvait subitement être obtenu aussi simplement et  facilement en si peu de temps. Tout se passe comme si le Rdpc convenait à l’idée que notre système électoral n’était pas crédible ; qu’à l’allure où vont les choses, il s’imposait à tous les acteurs qu’on se dirige vers une catastrophe. Une telle démarche amène à se demander quels sont les leviers « cachés » dont disposent ceux qui appellent au report, lorsqu’on sait que la moindre avancée dans le processus électoral a été obtenue suite à une réelle pression et à une inflexion sensible du rapport de force « politique ».

En l’absence d’une réelle mobilisation des troupes, de synergies visibles entre les acteurs clés, il sera là encore question d’un simple coup d’épée dans l’eau. Le signal que l’ensemble des forces partisanes d’un report envoie est celui de leur impréparation par rapport aux enjeux et aux opportunités de la prochaine élection présidentielle. Ce signal a pour conséquence de démobiliser davantage la population. Ce débat n’est pas décisif, dans la mesure où ceux qui le portent n’ont malheureusement pas les moyens de leur politique d’une part, et ne semblent pas travailler pour les avoir réellement d’autre part. En plus, tel que posé, c’est-à-dire à travers les tribunes des journaux et non dans des meetings populaires, il ignore simplement le peuple camerounais. Nous sommes opposés à un tel report, car il signifie  un prolongement du mandat de l’actuel locataire d’Etoudi.

Ce qui n’est nullement acceptable ! Et surtout, sans être plus légitime –s’il l’a jamais été – il continuerait à engager le peuple par ses choix. Cela est inadmissible. Un tel report plongerait assurément le pays dans une zone de turbulence dont le pire peut en résulter. En outre, le report s’il advient, nous introduirait dans une période d’exception au cours de laquelle l’actuel président pourrait user plus que d’habitude de pouvoirs eux-mêmes exceptionnels (Cf. Art 15 al 4 de la constitution).  Nous disons simplement et clairement qu’il est l’heure ! Nous sommes à 22 jours de la fin des inscriptions sur les listes électorales. Il est l’heure de s’inscrire massivement sur les listes électorales car seul notre nombre et notre organisation détermineront l’issue de ce rendez-vous décisif. Nous disons aux Camerounais/es que face aux manœuvres actuelles, il faut massivement et clairement faire le choix d’un « Cameroun Leader ».

Propos recueillis par Joseph OLINGA

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