12/08/2011 03:49:27
Listes électorales: Des cadres du Sdf toujours contre les inscriptions
Tous les membres du comité national exécutif (Nec) du Social democratic front (Sdf) n’étaient pas d’accord sur le choix du revirement observé dans la posture du parti au sujet de la prochaine élection.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Tous les membres du comité national exécutif (Nec) du Social democratic front (Sdf) n’étaient pas d’accord sur le choix du revirement observé dans la posture du parti au sujet de la prochaine élection.

Contrairement à ce qui circule au sein de l’opinion, la décision du Sdf d’appeler les « Camerounais en âge de voter à aller s’inscrire massivement sur les listes électorales » n’a pas fait l’unanimité durant les travaux du dernier Nec. Des sources exclusives indiquent que certains cadres du « parti de la balance » n’approuvaient pas cet appel, de même que deux caciques, également membres du bureau national (dont l’identité formelle n’a pas été établie) Un rapport d’ailleurs introduit, faisait état de ce que, la base militante du parti ne veut pas d’une participation au scrutin annoncé pour octobre prochain.   D’autres sources précisent que sentant venir sa mise en minorité, Jean Michel Nintcheu aurait quitté la salle des travaux avant leurs termes.

Ce que récuse, au téléphone, le député du Wouri-Est. «J’ai effectivement quitté les assises avant leurs fins. Mais je l’ai fait parce que j’ai été appelé en urgence à  d’autres affaires. Pour confirmer qu’il ne s’est pas agi de claquer la porte, je peux vous dire que j’ai demandé et obtenu la permission de mes camarades pour quitter les travaux après la production de mon rapport », se défend- il. Pour le reste, Jean Michel Nintcheu estime que son opinion ne représente rien face à celui des autres membres du Nec tous réunis. Laquelle opinion s’exprime par son vœu de voir changer le visage d’Elecam avant la tenue de toute élection au Cameroun. « Tous les responsables du conseil électoral et de la direction générale ont été maintenus malgré la nomination des six nouveaux membres du conseil électoral. Je pense humblement qu’on aurait dû continuer à maintenir la pression et rester fidèle à une stratégie qui avait sa raison d’être. Mais c’est la voix de la majorité qui compte. Je suis obligé de l’écouter, même si je ne la partage pas», conclut-il.

Clivages

Cette approche est analogue à celle qu’entrevoit un autre haut cadre du parti qui, d’après nos sources, n’étaient pas lui aussi d’accord avec le revirement  du week-end dernier. Celui-ci a également exprimé devant ses pairs, le vœu de continuer la pression tant qu’un changement notoire n’avait pas été observé dans la structure, la composition et les prérogatives d’Elecam. Joint au téléphone à son tour, celui que l’opinion désigne comme chantre d’un nouveau leadership au sein du Sdf ne nie pas l’information. « Nous avons été battus démocratiquement par ceux de nos camarades qui étaient d’accord avec un appel aux inscriptions sur les listes électorales. Je m’aligne naturellement derrière le choix de la majorité », explique-t-il. Le Messager apprendra que si ce cadre du parti évoque les clivages « pour et contre » les inscriptions, c’est que le débat a été très âpre samedi dernier à Bamenda. La preuve ? Prévus  pour se tenir en moins d’une heure, les assises du Nec ont duré plus de quatre heures.

Cependant, ceux  que nos sources taxent de « pro-inscription » sur les listes électorales étaient conduits par John Fru Ndi, himself et Elisabeth Tamadjong, la secrétaire générale du parti. C’est cette dernière qui aurait œuvré en douce (agissant sous la férule du chairman) pour que la question des inscriptions sur les listes électorales soit ajoutée à l’ordre du jour des travaux.

Fidèle aux instructions du menhir de Tarikon, le patron administratif du Sdf aurait par la suite indiqué aux responsables régionaux du parti de préparer un rapport relayant l’avis des militants de base, lesquels rapports devaient servir de prétexte, voire de parapluie au chairman. Mais c’étaient sans compter avec de nombreuses voix qui s’élèvent pour regretter la volte face de Ni John Fru Ndi à la demande de la communauté internationale qui aurait d’autres plans pour le Cameroun.

Rodrigue N. TONGUE

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE