20/07/2009 12:37:51
Drame : Il se tue après son échec au baccalauréat
Ivan Ndongo Olomo, élève au Collège Adventiste de Messamendongo, s'est suicidé Vendredi dernier à Yaoundé après la proclamation des résultats.
Le Jour
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Ce n’est certainement pas dans une tombe qu’Ivan Ndongo Olomo rêvait de passer ses vacances, cette année. Mais, après les résultats du baccalauréat 2009, Ivan, comme l’appellent affectueusement ses intimes, n’a pas supporté d’échouer à cet examen pour la deuxième fois.  Vendredi 17 juillet 2009, juste après la proclamation des résultats, il s’est suicidé au domicile familial à l’aide d’une corde. Sur le lieu du drame, la corde épaisse d’environ 3 m qui avait servi  à attacher une chèvre.

Le jeune homme l’a nouée au balcon supérieur de la cour arrière de la maison, loin des regards des voisins, puis, il est monté sur un banc avant de basculer dans le vide. Tout à côté du banc traînent  les babouches qu’il portait avant sa mort.

Ce dimanche 19 juillet, alors que parents et amis continuent de faire le plein du domicile familial au quartier Messamendongo à Yaoundé, on se pose toujours la question de savoir pourquoi Ivan a fait ça. Vanessa, la petite sœur du défunt avec qui il est allé vérifier les résultats au lycée d’Ekounou avant sa mort, reste inconsolable. On n’a surtout pas cessé de pleurer ce fils parti à la fleur de l’âge. Ivan Ndongo Olomo avait 21 ans. Il faisait la classe de terminale C au collège adventiste de Messamendongo. Olomo Ndongo, son père, raconte : « Il a eu un coup de fil l’informant de la disponibilité des résultats. Il m’a dit : papa, je vais aller avec Vanessa vérifier. Il était détendu et ne  me donnait pas l’impression d’avoir une certaine pression. Je les ai  déposés  à l’école. Une heure plus tard, je l’appelle et il me dit que les résultats ne sont pas encore tombés. Je rappelle après et il me dit qu’ils attendent toujours. Aux environs de 16 h, quelqu’un m’appelle pour me dire qu’il y a un papa du quartier qui vient de lui dire qu’il y a une corde derrière ma maison, qu’il paraîtrait que mon fils serait mort ». Le père retourne rapidement à la maison et découvre l’horreur. Un corps raide suspendu à une corde. Les efforts du médecin de le réanimer seront vains.

Olomo Ndongo raconte que son fils était très intelligent.  Il a débuté les études secondaires au collège Vogt à Yaoundé, avant d’en être exclu en classe de 4ème. Il  est inscrit plus tard au lycée Leclerc de Yaoundé. En 2008, il échoue  au bac. Dans l’entourage, on connaît Ivan comme un garçon calme. 3ème d’une famille de 4 enfants, il était également très choyé. Son papa reconnaît qu’il était très renfermé. Il préférait les films d’horreur, l’ordinateur et la musique, à la compagnie des hommes.  Avant de se suicider, il a rédigé une note à son papa et sa maman, dans laquelle il s’excusait de toute « la honte » qu’il avait apportée à sa famille. Même s’il a eu à commettre de nombreuses gaffes, notamment la Lexus et la Mercedez de son papa qu’il a cassées dernièrement, Olomo Ndongo affirme qu’il n’en avait pas après son fils.  En attendant le retour de sa maman partie pour l’Europe, la dépouille du jeune homme se trouve à la morgue de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE