30/08/2011 16:00:39
Exclusif. Bagarre rangée entre les membres d'ELECAM et le CODE en Angleterre. (Vidéos)
L’ambassadeur du Cameroun encaisse des coups de points, Les fiches électorales arrachées, déchirées et confisquées. Plus de 80 policiers britanniques et des ambulances appelés au secours Brice Nitcheu promet : Il n’y aura pas d’élections à Londres ni nulle part en Europe. Ambiance d’une journée torride au pays de Shakespeare
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Les fiches électorales arrachées, déchirées et confisquées, L’ambassadeur du Cameroun encaisse des coups de points, Plus de 80 policiers britanniques et des ambulances appelés au secours Brice Nitcheu promet : Il n’y aura pas d’élections à Londres ni nulle part en Europe.

Ambiance d’une journée torride au pays de Shakespeare

Quelle journée! Pourrait-on être tenté de s’exclamer. Dimanche 28 août 2011, le personnel de l’ambassade du Cameroun, accompagné du numéro 2 de l’ambassade en personne et des membres de la commission électorale d’ELECAM, s’étaient installés à l’intérieur d’un immeuble sécurisé au Cap Centre, quartier de Cap Hill, dans la ville de Birmingham, pour procéder aux inscriptions sur les listes électorale. Le choix de l’immeuble n’est pas sans relation avec leurs soucis d’éviter un clash avec Brice Nitcheu, soupçonné de préparer une opération coup de poing pour mettre en déroute le processus électorale en Grande Bretagne. La Commission s’est installée, dès 13 heures, dans une salle du rez-de-chaussée, avec un mur vitré qui offre une vue panoramique sur l’extérieur.  Ainsi, on peut voir le danger venir de tous les cotés. A l’extérieur, une mesure supplémentaire est en place, avec la présence de trois costauds gaillards aux muscles d’hercule, qui affichent un air patibulaire.  L’accès à la salle d’inscription est un véritable parcours du combattant. Il faut passer par une réception, et traverser successivement trois portes.



Avec toutes ces mesures en place, la « Commission Electorale » est convaincue d’être à l’abri d’une mauvaise surprise. C’était mal connaître les activistes du CODE, connus pour leur audace et leur détermination. Birmingham est l’un des fiefs de cette organisation aux méthodes radicales, et ville de résidence de Emmanuel Kemta, chef de la Cellule Opérationnelle, et fidèle lieutenant de Brice Nitcheu.

C’est lui qui a pris les commandes du coup fourré qui se prépare dans l’ombre. Selon des sources proches du CODE, l’opération a été minutieusement préparée par la Cellule Opérationnelle, aussitôt que l’information de la présence des membres d’ELECAM à Birmingham s’est confirmée la veille. « La Cellule Opérationnelle m’a soumis un plan dans la nuit de samedi » déclare Brice Nitcheu. « Mais, je n’avais pas tous les détails pour prendre une décision. Par exemple, nous ne savions pas de combien de personnes était composée la délégation, ni les mesures qu’ils avaient eux même prises, ou s’ils allaient faire recours à la police pour protéger leur cirque pendant toute la journée. Je ne pouvais donner mon accord pour l’opération que si j’étais convaincu qu’elle réussirait ».

Ainsi, selon nos informations, deux éclaireurs du CODE sont déployés sur le site dès midi. Ils observent tous les mouvements, scrutent les trois agents de sécurité postés à l’extérieur et les 5 membres de la « Commission Electorale » qui sont à l’intérieur. Même si les inscriptions sont bien maigres, il y a dans la salle une ambiance bon enfant, et les membres de la « Commission » blaguent et rient aux éclats pour meubler le temps. Les éclaireurs relayent toutes les informations en direct au QG improvisé dans un café non loin de là.

Pendant 7 heures d’affilée, les activistes du CODE ne perdent pas leur patience. Ils sont 5, tapis dans l’ombre, et attendent une faille. A 19h, l’occasion se présente. Les trois gaillards de la sécurité rentrent à l’intérieur de la salle.  Kemta appelle Brice Nitcheu qui donne l’ordre d’exécution, mais demande à trois des 5 activistes de rester en retrait pour donner du renfort si la nécessite s’impose.  S’ils vont en groupe, cela va susciter des soupçons, et on leur fermera la porte au nez. Il n’y a plus de temps à perdre. Kemta, déguisé avec une fausse barbe et une casquette avance. Njoh Njoh est derrière lui, démarche boiteuse, une camera cachée sous le manteau.

En quelques secondes, ils traversent toutes les portes, et sont maintenant dans la salle. Les 8 personnes qui sont à l’intérieur les regardent, l’air ahuri. Kemta enlève la fausse barbe, et Njoh Njoh sort la camera. « Que faites-vous ici, bande de fraudeurs », demande Kemta. « J’espère que vous avez observé une minute de silence pour tous les crimes que Paul Biya commet au Cameroun depuis 30 ans » déclare-t-il. C’est la panique totale. L’adjoint de l’ambassadeur se lève et demande à Njo Njo d’arrêter de filmer. « Zéro », répond ce dernier. C’est un désordre infernal. « Vous voulez exporter vos fraudes ici en Grande Bretagne, mais on ne va pas vous laisser faire » vocifère Kemta, qui sort des posters du CODE dissimulés dans son parapluie, et les brandis.

D’ailleurs, « vous (en pointant du doigt un membre de la Commission) que faites-vous dans cette commission. Vous êtes British, et le dictateur Paul Biya a dit qu’il n’y pas de double nationalités. Allez, mettez-vous tous dehors ». A ce point, Kemta envoie la main sur la table, et ramasse le lot des listes électorales sur lesquelles la Commission a enregistré des noms. « Cette liste, je pars avec » déclare Kemta. La bagarre déclenche, et le numéro deux de l’ambassade est lui-même en action. Il saisit Kemta par la taille et tente de le soulever pour le mettre par terre. Kemta résiste. Pendant ce temps, les autres tentent de lui arracher la liste. Il n’est pas question de le laisser partir avec. Kemta s’y accroche fermement. La liste, tirée de part et d’autre, se déchire en lambeaux. Chacun a un morceau en main. L’adjoint de l’ambassadeur, réalisant que toute la scène a été filmée, bondie sur la camera, la saisie, et la fracasse par terre. Tout vole en morceaux, et les gros bras de la commission se battent pour récupérer les épaves de l’appareil.

Brice Nitcheu, qui suit toute le scène depuis Londres en direct sur les portables des activistes en actions laissés ouverts, appellent les trois réservistes en retrait et leur demande d’entrer en action pour récupérer la carte mémoire de la camera. Ce qui est fait immédiatement. Pendant ce temps, la police, appelée au secours par l’adjoint de l’ambassadeur, débarque en force, avec un escadron d’une dizaine de véhicules anti-émeute, qui transportent une cinquante de policiers. On leur a donné l’information selon laquelle des casseurs étaient entrain de s’attaquer à l’immeuble. Ce déploiement impressionnant de la police peut se comprendre, lorsqu’on sait que l’immeuble est situé dans le quartier de Birmingham qui a été le théâtre, il y a quelques semaines, de graves émeutes qui avaient embrasé tout le pays.

Lorsque les policiers débarquent, on peut voir les membres de la commission poussés un ouf de soulagement. «Voila les casseurs » déclare avec empressement le numéro deux de l’ambassadeur essoufflé à la police, en pointant les activistes du CODE du doigt. « Qu’est-ce qu’ils sont cassé » demandent les policiers. Les membres de la commission montrent les morceaux des listes électorales, dont certains traînent par terre. Kemta a réussi à passer les morceaux qu’il avait en main aux activistes venus récupérer la carte mémoire de la camera, et ces derniers ont réussi à sortir avec avant l’arrivée de la police. « Ce monsieur a une partie des listes sur lui », affirme un membre de la commission. La police procède à une fouille corporelle sur Kemta et Njo Njo. La fouille ne donne rien. Kemta s’exclame, s’adressant aux policiers « Vous êtes entrain de bombarder la Libye sous prétexte que vous protégez les populations là-bas. Mais, vous oubliez qu’il y a un grand dictateur au Cameroun qui en février 2008, a massacré plus de 150 jeunes et continue son jeu de massacres. Maintenant vous venez me fouillez ? » Ceci n’a pas empêché la police de l’embarquer, avec son ami Njo Njo, pour le commissariat, ou ils ont été entendus pendant 30 minutes avant d’être relâchés, avec pour suggestion de porter plainte contre l’adjoint de l’ambassadeur du Cameroun pour destruction de bien. L’action est une réussite totale, selon les organisateurs. L’appel au boycott actif a connu son premier incident, et le pouvoir au Cameroun a toutes les raisons de s’inquiéter.

Brice Nitcheu déclare : « Nos gars ont fait du très bon boulot, et ce n’est que le début. En regardant les morceaux de la liste en notre possession, nous avons constaté qu’il n’y a dedans que des noms de membres du RDPC qui ont perdu leur nationalité camerounaise, mais qui vont quand même voter parce qu’ils sont des membres du RDPC, pendant que des millions d’autres compatriotes qui sont dans la même situation sont exclus du processus électoral. Le CODE a simplement mis en application les décisions du boycott actif prises par la Plate-forme de la Diaspora Unitaire, qui a lancé un appel au boycott massif et actif des inscriptions sur les listes électorales et des élections, parce que nous n’allons jamais accepter que Paul Biya exporte ses fraudes au cœur des grandes démocraties occidentales. ELECAM ne peux pas accepter une défaite de Paul Biya et l’aidera à gagner, mais s’il pensent pouvoir organiser leur cirque à Londres, ou dans n’importe quelle ville d’Europe, ils se trompent, car toutes les dispositions sont entrain d’être prises pour échec à leurs mascarades»

Il faut dire que l’appel au boycott est massivement suivi en Grande Bretagne, et ce désaveu cinglant des Camerounais résidant au pays de la Reine d’Angleterre inquiète sérieusement les agents de l’ambassade du Cameroun, qui n’hésitent pas à faire des apparitions inopinées dans les boites de nuit de Londres, pour espérer pêcher quelques électeurs. 

Deux jours avant l’expédition punitive du CODE à Birmingham, les activistes sont allés dans la nuit pour afficher sur le portail de l’ambassade du Cameroun à Londres une grande banderole, sur laquelle on pouvait lire à distance le message fétiche du CODE « Paul Biya dégage ».



L’audace de l’action de Birmingham est l’indication la plus claire de l’intention et de la volonté des activistes de la diaspora, de mettre en déroute le processus électoral. Et Brice Nitcheu de préciser : « Ceux qui iront voter le 9 octobre dans les ambassades du Cameroun, ou dans tout autre bureau de vote pour crédibiliser les fraudes de Paul Biya le feront à leurs risques et périls ». Une menace à prendre au sérieux, connaissant de quoi Nitcheu et ses camarades sont capables

Selon nos informations, une grande rencontre de la diaspora patriotique, qui soutient le boycott actif aura lieu à Bruxelles dans les prochaines semaines, pour mettre au point les stratégies et les synergies devant aboutir, selon les organisateurs, à la chute « par tous les moyens » du régime de Paul Biya

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