01/09/2011 13:13:48
Rdpc :Entre Biya et la légalité
La réponse du président Biya aux multiples appels à candidature connaît un nouveau mode opératoire qui semble privilégier les délais légaux de dépôt de candidature.En déposant sa candidature au plus tard dimanche prochain à Elections Cameroon, Paul Biya,  prioritairement répondra aux exigences de la loi et non à « l’appel du peuple »...
La nouvelle expression
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La réponse du président Biya aux multiples appels à candidature connaît un nouveau mode opératoire qui semble privilégier les délais légaux de dépôt de candidature.En déposant sa candidature au plus tard dimanche prochain à Elections Cameroon, Paul Biya,  prioritairement répondra aux exigences de la loi et non à « l’appel du peuple », relèvent des observateurs.

Une actualité qui fera suite, le cas échéant, à une avalanche de motions de soutien à sa candidature retenue par les hiérarques de son parti sous la forme d’appel du peuple. Plusieurs volumes ont été imprimés à cet effet avec d’importants rassemblements impliquant le Premier ministre, chef du gouvernement et ses ministres et assimilés, les autorités traditionnelles.

«L’appel V » est là. Le dernier-né de la série de recueils de motions de soutien au chef de l’Etat vient de sortir des presses de la Sopecam. Et ceux qui ont connu les quatre précédents remarquent tout de suite, que le cinquième volume est de loin le plus épais. On avait déjà battu le record avec le volume IV, 300 pages. Le volume V fait encore mieux. Avec ses 470 pages, il apparaît comme le reflet d’un appel dont l’intensité va grandissante au fur et à mesure que l’on va vers l’échéance électorale prévue le 9 octobre 2011. Un ensemble d’yeux doux au président Biya résumés par exemple par la cinquième édition, «L’appel V», ouvrage de circonstance volumineux de 470 pages. Un livre qui, comme les autres, rend compte de l’intensité grandissante des soutiens à Paul Biya à l’approche de la présidentielle. : « Les messages de nos compatriotes enrichissent notre culture politique, et ils mettent en évidence le fait que les femmes et les hommes de ce pays ont été, sont et seront les acteurs de notre développement démocratique, économique et social. » Explications de Philemon Yang  sur la pertinence de cette énième publication, dans un prologue dont le titre en dit long: « Paul Biya, le choix du peuple ».

Comme modalité d’approche du président Biya aux motions de soutien à sa candidature, le dépôt de sa candidature dans les délais légaux impliquera implicitement qu’il a également répondu de manière indirecte à la teneur de la substance des différents appels à candidature.

Années de braise

Tel ne fut pas le cas en 1992. Le président Biya, avait bénéficié du soutien de ses camarades de parti et d’une importante délégation d’hommes d’affaires au nombre desquels figurait en bonne place James Onobiono. Le chef de l’Etat, dans un contexte d’années de braises, avait répondu favorablement en anticipant la présidentielle qu’il avait fini par remporter au terme d’un coude-à-coude serré avec l’opposant Ni John Fru Ndi.

Avant la présidentielle de 1997, Paul Biya, président national du Rdpc, avait également été courtisé par une série d’appels à candidatures à travers le pays. Il en avait été de même en 2004 dans un contexte marqué par le soutien des universitaires camerounais mués en “guetteurs d’avenir”.

A l’observation, la réponse du président Biya aux multiples appels à candidature connaît un nouveau mode opératoire qui semble privilégier les exigences de la loi, notamment les délais légaux de dépôt de candidature. Toute chose qui interviendra bien avant le congrès prévu les 15 et 16 septembre prochain. Le contexte est marqué par des données qui se précisent à la dernière minute du côté du parti au pouvoir comme chez les ténors de l’opposition. L’analyste et écrivain camerounais, Patrice Nganang y voit une guerre froide entre Paul Biya et les poids lourds de l’opposition: « la campagne froide que Paul Biya a décidé de mener à l’opposition camerounaise et donc aux Camerounais ces derniers mois est des plus intéressantes à observer. Vraiment. Un véritable régal politique, car au fond, chacun de nous n’est-il pas surpris qu’à deux mois des élections présidentielles qui ont lieu le 9 octobre, les partis politiques du Cameroun à la visibilité la plus assurée – RDPC, SDF, UNDP, UPC – n’aient pas encore tenu leur congrès, et surtout n’aient pas encore désigné leur candidat à la présidentielle ? »

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