21/07/2009 12:33:17
Bakassi : Les preneurs d'otages libèrent les employés de Pecten
Après plusieurs volte- face, les ravisseurs ont relaxé les captifs après avoir encaissé une forte rançon.
Le Jour
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Après 148 jours de captivité, les quatre employés enlevés au large de la péninsule de Bakassi, le 14 mars 2009, dans un bateau de Tide Water, par des pirates, ont finalement été libérés. Les otages constitués de trois ressortissants philippins et un Ukrainien ont été remis à des émissaires de la société pétrolière Pecten dont Tide Water est un sous-traitant, dimanche 19 juillet au soir.

Hier, lundi, la nouvelle de la libération des otages a été confirmée par une source proche de Pecten, ainsi que par une source diplomatique officieuse. L’un des chefs des Bakassi Freedom Fighters a affirmé que les commandants Joro et Smart, après plusieurs semaines de tractations, ont finalement accepté d’accorder la liberté aux otages. Le Jour a appris auprès d’un officiel qu’une forte somme d’argent a été versée aux preneurs d’otages.

De source militaire, et d’après un autre officier des Bff, l’échange est intervenu en haute mer dimanche, aux termes des pourparlers émaillés d’un détournement de la totalité de la première rançon expédiée aux ravisseurs par l’entremise d’un haut responsable camerounais agissant visiblement à l’insu des hautes autorités du pays. En effet, après avoir donné leur accord de principe, les commandants Joro et Smart n’ont pas libéré les captifs lors de la première phase des négociations, au motif que l’argent promis ne leur était pas parvenu. Les ravisseurs ont dit au chef des Bff, « general » A. G. Basuo, qui est allé s’enquérir de la situation, que seuls deux paquets de médicaments leur avaient été remis par un contact de la police camerounaise. Puis, plus rien.

La libération des quatre expatriés est intervenue au moment où la présidence de la République à Yaoundé venait d’ordonner une enquête sur l’intervention isolée de certains officiels camerounais auprès de la société pétrolière Pecten. Par ailleurs, les rebelles nigérians ont annoncé qu’ils vont de nouveau attaquer, dans les prochains jours, les installations pétrolières au large de Bakassi. Les Bff, responsables de la prise d’otages du 14 mars, même s’ils ne l’affirment pas officiellement, ont désormais opté pour le commerce des otages et l’attaque des chalutiers comme sources de ravitaillement.

Hier, Le Jour a en outre appris que des ravisseurs détiennent quatre autres otages, dont trois pêcheurs philippins et deux mécaniciens ukrainiens, capturés toujours au large de Bakassi le 6 juillet dernier. Les captifs seraient détenus dans la zone « D », dans la mangrove, dans l’Etat de Rivers, au Nigeria.

Denis Nkwebo

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