15/09/2011 16:07:42
Mécontentement : Menace de grève sur la présidentielle
Le président de L’Union générale des travailleurs du Cameroun (Ugtc), tenait lundi dernier, une conférence de presse au cours de laquelle l’annonce a été faite.La centrale syndicale a lancé lundi dernier un mouvement de grève.
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Le président de L’Union générale des travailleurs du Cameroun (Ugtc), tenait lundi dernier, une conférence de presse au cours de laquelle l’annonce a été faite.La centrale syndicale dénommée l’Union générale des  travailleurs du Cameroun (Ugtc) a lancé lundi dernier un mouvement de grève. Le mouvement d’humeur ainsi lancé connaitra deux phases dont l’une, plus discrète par le port d’un brassard (grève à la japonaise), et l’autre plus active, débutera le 1eroctobre par une série de sit-in et de rassemblements sur la place dite de « l’Indépendance » pour ce qui est de la ville de Yaoundé, ou la « place des fêtes », sur toute l’étendue du territoire. Les mobiles de ce mouvement d’humeur sont à chercher dans une longue liste de griefs.

Le constat de l’Ugtc est simple. Sur le continent, le Cameroun trône royalement à la dernière place pour ce qui est de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.  Le président du syndicat s’est voulu illustratif. Sur la table de la salle de conférence, sept cartons rempli de plaintes des travailleurs déboutés, qui après un procès, qui par les organes de recours en charge de la sécurité sociale des travailleurs. « La situation semble prendre du relief depuis que la Caisse nationale de prévoyance sociale a changé de Directeur Général », laisse entendre le président du syndicat, Isaac Bissala. L’employé camerounais est essentiellement vulnérable à cause du refus du gouvernement de satisfaire à certaines revendications pourtant légitimes ainsi que la violation des conventions internationales qui garantissent les droits des travailleurs.

Griefs.

Depuis des années, les travailleurs n’ont eu de cesse de demander le déplafonnement des cotisations sociales. Jusqu’à ce jour, aucune avancée significative. Les cotisations sociales plafonnent toujours à 300 000 Fcfa, en fonction du salaire du travailleur. Or, avec la sénilité, les difficultés augmentent considérablement. De l’avis du président de la centrale syndicale, l’insuffisance des moyens de prise en charge notamment avec la baisse drastique du pouvoir d’achat a pour conséquences la résurgence des cas de tensions et des problèmes cardiovasculaires qui entrainent les décès de nombreux fonctionnaires juste après le départ à la retraite.

Au nombre des refus, la centrale syndicale cite le refus de l’augmentation des prestations sociales versées aux assurés sociaux, le refus de l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite dans la fonction publique, le refus de l’assistance aux retraités pour leur nécessaire reconversion, le refus de l’extension de la sécurité sociale à certaines couches de la population exerçant dans le secteur informel, ou les professions libérales, ou encore lors de la survenue de certains sinistres (maladies, ou chômage),  le refus du paiement de la pension retraite à certains travailleurs au prétexte que leurs structures employeuses n’ont pas régulièrement versé leurs cotisations, alors que le suivi et même l’obligation de percevoir les cotisations sociales des travailleurs incombe à la Cnps.

Violation

Au chapitre de la violation des conventions internationales, la centrale syndicale cite la violation de la convention No 87 portant sur la liberté syndicale et le droit syndical ; la violation de la convention No98 sur le droit d’organisation et de négociation collective ; la violation de la convention No 95 sur la protection du salaire qui stipule qu’aucune retenue de salaire  ne se fait sans le consentement du concerné, et dans des proportions ne dépassant pas les 27% du salaire (cotation cessible) ; et enfin, la violation de la convention No 158 sur le licenciement.

Par cette grève, la centrale syndicale qui se dit ouverte à un dialogue social franc, voudrait œuvrer en faveur d’une société dont les maitres mots sont la solidarité, la justice, l’égalité, bref, une société « plus humaniste ».

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