19/09/2011 03:39:03
Duval Lebel Ebalè: Pourquoi j'ai renoncé à la présidentielle
Le Messager a suivi les traces d’un candidat déclaré au scrutin du 9 octobre prochain, et dont le nom ne figure pas dans la liste des 21 rendue publique par Elecam.
Le Messager
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Le Messager a suivi les traces d’un candidat déclaré au scrutin du 9 octobre prochain, et dont le nom ne figure pas dans la liste des 21 rendue publique par Elecam.
 
Où est passé Duval Lebel Ebalé ? L’ex journaliste de Sky One Radio a doublement défrayé la chronique en 2009/2010. D’abord par son émission-tabac « le tribunal du peuple ». Ensuite sa déclaration de candidature à la présidentielle d’octobre 2011. « Je m’étais engagé, j’aime aller jusqu’au bout de ce que je veux faire. Une candidature c’est beaucoup de moyens et nous avons investi justement beaucoup de moyens. Nous avons publié un livre dans lequel se trouvait notre avant-projet de société qui nous a pris près de 8 000 000 fcfa. Nous avons passé près d’un an et demi de sensibilisation à travers les médias, nous avons même fait des tournées à travers certaines parties du pays », informe celui que le reporter du Quotidien Le Messager a déniché dans un quartier huppé de Yaoundé, très occupé à peaufiner un impressionnant projet de création d’entreprise.

Quoique débordé, l’auteur de « Le tribunal du peuple, accusés levez-vous !», a accepté de parler de son désistement. « Le Messager fut le premier journal a m’accorder une interview lors de ma déclaration de candidature, c’est un devoir que de me confier à ce grand journal », tente-t-il de convaincre. Rayonnant de santé, débordant d’énergie et à batons rompus, Duval Lebel révèle, « au départ nous étions indépendant, mais on a fini par avoir un parti politique (ndlr : Unitoc, Union nationale pour l’indépendance totale du Cameroun) qui nous a placés à sa tête. Je crois que le problème vient à ce niveau, parce que tant que nous étions candidat indépendant, nous n’inquiétions personne ».
 
Menaces de mort

Depuis, le natif de Zoétélé dans la région Sud Cameroun dit être l’objet d’intimidations multiformes. Sa dernière « incarcération » remonterait au 9 septembre en cours, au commissariat du 5ème arrondissement de Yaoundé. « Ça été ma vie de tous les jours. C'est-à-dire : commissariat-procureur-commissariat-devant la barre ; des histoires montées de toute pièce au point où je reçois des messages de menaces carrément. Malgré  le fait que je ne sois plus candidat, des menaces continuent », dénonce Duval Lebel Ebalé. Le candidat rétracté de la course à Etoudi poursuit, « J’avais déjà regroupé le nécessaire pour la candidature, mais il se trouve que, lorsqu’on a donné 5 jours aux candidats, c’est en ce moment que le matraquage a commencé. J’étais recherché, poursuivi, et ça m’a remis dans une instabilité qui ne m’a pas permis de boucler mon dossier à temps. On a mis des policiers à mes trousses ».

Mais le  journaliste/écrivain engagé est loin d’avoir dit son dernier mot, «  Nous pouvons encore jouer. Nous sommes président d’un parti politique. Nous avons les jeunes avec nous. Nous pouvons encore jouer d’ici octobre. Nous pensons que si nous parlons aux jeunes pour tel ou tel candidat ils vont nous suivre », prévient-il.
 
Salomon KANKILI

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