21/09/2011 02:50:55
Conflits post-électoraux. Les indicateurs sont au rouge en Afrique centrale
La société civile invite par conséquent les différents acteurs à respecter la procédure en vigueur. Afin d’épargner des troubles sociaux après les présidentielles camerounaise et congolaise.
Le Messager
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La société civile invite par conséquent les différents acteurs à respecter la procédure en vigueur. Afin d’épargner des troubles sociaux après les présidentielles camerounaise et congolaise.
 
«Les expériences récentes en Côte d’Ivoire, en Tunisie, en Egypte et dans une certaine mesure en Libye, sont encore fraîches sous nos yeux et interpellent nos dirigeants, nos peuples, les leaders d’opinion, la communauté internationale. Raison pour laquelle le Rédhac appelle ceux en charge du processus électoral dans les deux pays (Cameroun et Congo-Brazza, ndlr) à faire preuve de patriotisme, d’équité et de transparence dans les délicates opérations qui constituent les maillons de ce processus». Tels sont les propos de Maximilienne Ngo Mbé, directrice exécutive du réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac), hier mardi 20 septembre 2011 à Douala.

En prélude aux élections présidentielles camerounaise (9 octobre) et congolaise (27 novembre), le Rédhac exhorte les candidats à œuvrer pour l’intérêt supérieur de la nation avec un sens élevé de transparence, et demande aux citoyens de faire preuve de maturité avant, pendant et après les élections. Et sollicite des autorités camerounaises et congolaises de veiller au respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance, le pacte international relatif aux droits civils et politiques, la déclaration universelle des droits de l’homme et tous les autres traités, et de prendre «toutes les mesures nécessaires pour la protection des défenseurs et des citoyens, la poursuite des activités des organisations de défense des droits de l’homme dans leur territoire durant ce contexte pré électoral et électoral».

Cette sortie du Rédhac  exige le respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance. Dans celle-ci sont consignées les obligations des Etats membres, à savoir la reconnaissance et la garantie du suffrage universel pour tous les citoyens en âge de voter, l’élimination de toutes formes de discrimination, l’égalité devant la loi, l’engagement vis-à-vis de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de l’homme. Avec comme objectifs poursuivis qui se résument en l’égalité des sexes, l’organisation des élections régulières, libres et justes, la participation citoyenne, le pluralisme et la tolérance politique, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le facile accès à l’information.

Au moment où certains signaux permettent de penser au pire après les présidentielles de ces deux pays, à savoir les affrontements pré électoraux au Congo démocratique entre les forces de l’ordre et les partisans d’un candidat à la présidentielle, les déclarations incendiaires de certains candidats recalés à la présidentielle, la frustration de certains Camerounais privés de vote ou ceux vivant en deçà du seuil acceptable de la pauvreté, et la tension observée lors des débats télévisés entre les partisans du parti proche du pouvoir et de l’opposition, l’heure est à l’élaboration des stratégies de sortie de crise.

C’est pourquoi «le contexte des élections dans notre sous-région reste des moments de tensions et expose par conséquent les défenseurs des droits humains à de nombreuses menaces et intimidations dans l’exercice de leur travail qui consiste à promouvoir, à défendre et à protéger les droits humains. Les citoyens ne sont non plus épargnés, car ils vivent dans la peur et l’insécurité totale», pense la directrice exécutive du Rédhac. Afin que vive la démocratie en Afrique centrale. En attendant, rien ne permet de penser à des lendemains meilleurs après les élections dans ces deux pays. Signalons que le Rédhac jouit du statut d’observateur agréé par la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples. Agrément accordé lors de la 49è session ordinaire du 28 avril au 12 mai 2011 à Banjul en Gambie.
 
Etame Kouoh

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