03/10/2011 03:31:32
La communauté internationale, « un monstre » venu d'ailleurs...
Le temps et les événements ne sont pas parvenus à effacer les vestiges de l’histoire. Il les a rendus plutôt inoubliables dans leur mémoire collective...
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Après la chute du mur de Berlin en 1989, les regards satisfaits des occidentaux, s’étaient levés sur l’éclatement des anciens régimes communistes des pays de l’Est dont l’ancienne URSS.

C’était un événement historique. Les africains, pour leur part, exprimèrent leur enthousiasme et un grand soupir de soulagement parce que cela supposait, désormais, l’espoir d’un changement politique et institutionnel au niveau de leurs Etats. Ils avaient, aussi, estimé que leurs relations avec les anciennes puissances coloniales évolueraient.  Mais l’on se demande, aujourd’hui, s’il y a eu un véritable changement politique dans les anciennes colonies françaises d’Afrique.

Le temps et les événements ne sont pas parvenus à effacer les vestiges de l’histoire. Il les a rendus plutôt inoubliables dans leur mémoire collective. 







Depuis cinquante ans de "dépendance coloniale" française, jusqu’aux aux bouleversements actuels, en passant par l’avènement de l’air des "démocraties" qui a soufflé sur le continent en 1990, c’est le statu quo.
L’influence et l’activisme du colon français sont très présents dans la vie politique des Etats africains. Ses implications y sont constantes dans la plus part des situations politiques: les guerres civiles, les coups d’état récurrents, les  rébellions armées et autres troubles graves y font rage. Ils mettent en péril, la stabilité, déjà précaire, de ces Etats. C’est dire que l’on peut faire n’importe quoi et n’importe comment en Afrique. En fait, l’on peut dire que "les chaînes" de l’esclavage existent encore, sauf qu’elles sont présentes sous forme de maintien continuel de l’homme noir sans sa liberté et sans sa dignité. Ajouter à cela l’expropriation de ses biens et richesses naturels,  souvent, faite  par la violence des armes. Cela veut dire que les africains garderont encore longtemps, leur statut de sous hommes.

Le temps et les événements ne sont pas parvenus à effacer les vestiges de l’histoire. Il les a rendus plutôt inoubliables dans leur mémoire collective. 

Le monde se souviendra encore d’une triste époque de l’histoire des peuples noirs. Un texte officiel a été écrit à cet effet: "le code noir de 1683", a été élaboré par un Ministre français, Jean-baptiste COLBERT, et signé par le Roi Louis XIV. Ce texte marquait la pire dégradation de la mémoire de l’humanité et la conscience qui continue, jusqu’ici, de perpétuer son humiliation. Tout ceci restera pour l’homme noir, le seul miroir de son existence. Dans ce document, il est écrit que "le noir est dépourvu d’existence juridique et reste, de ce fait, la propriété exclusive du maître".

C’était une disposition, suffisamment claire, qui ne souffrait d’aucune ambiguïté et qui a inspiré, par la suite, la pensée des hommes blancs. Puisque leur désir de gouverner le reste du monde, forge en eux, un complexe de supériorité. Ainsi ont-ils accordé, à dessein, et pour toujours, « aux indigènes noirs », le statut de sous hommes, et le destin de simples objets d’existence !

Cette approche identitaire annonçait, déjà, la réalité des choses à venir. Puisque, trois siècles plus tard, le code noir de Louis XIV, entrait en vigueur pour valoir et servir ce que de droit. Désormais, le continent africain, lieu de naissance et d’existence des noirs, appartiendra totalement  aux blancs, y compris, leurs biens et autres richesses pour les siècles et des siècles. !

Le 26 Février 1885, les occidentaux dont la France, se sont réunis à Berlin, en Allemagne : sur convocation du Chancelier allemand Bismarck. L’objet de la rencontre: décider du partage des territoires d’Afrique, comme un vulgaire gâteau d’anniversaire entre les maîtres esclavagistes du monde de l’époque. Au cours de cette réunion qui inaugurera le partage des territoires noirs, l’on parlera pour la première fois: de colonies portugaises, françaises, espagnoles, belges, anglaises, allemandes…

L’acte d’ignominie qui venait d’être posé, scellait, définitivement, le triste destin des peuples noirs du continent.
L’esprit du code de Louis XIV, fixait, pour toujours, la position d’infériorité du noir et la prééminence du droit de propriété du maître blanc sur son sujet. L’évolution des mentalités et le changement des sociétés modernes, n’y ont rien apporté. Pis, cela n’a fait qu’exposer l’homme noir à l’idée du simple objet d’existence. Aucun réflexe ni aucune volonté ne viendront un jour  à l’esprit du maître de l’affranchir. Le sordide projet d’exclusion, de ce dernier, de la marche normale du monde, continue de le sanctionner.

Lors de la deuxième guerre mondiale, des soldats indigènes, « les tirailleurs sénégalais,» de véritables chairs à canon, ont été sacrifiés en donnant leur vie pour sauver celle de leurs maîtres de la tragédie de l’époque. Le "monstre" de cette tragédie, comme à de grandes périodes de l’histoire, il en existe: c’était ADOLF  HITLER. Il a marqué son époque par  l’extermination odieuse des juifs, des noirs et tous ceux qui n’étaient "pas de la race pure", comme la sienne.

Le 13 Aoùt 1968, se dresse encore à Berlin, le mur de la honte. Les conséquences toucheront les africains, adeptes de l’idéologie marxiste-léniniste. Ils navigueront durant des années, entre les deux blocs est-ouest, une façon de participer à la  dynamique politique de la période de "guerre froide". Mais ils seront, lamentablement, déçus après avoir découvert qu’il n’y avait derrière la  philosophie politique communiste de l’époque, qu’un véritable instrument de propagande et d’aliénation, qui n’a fait que servir longtemps, les intérêts des nations idéologiquement engagées.

En 1989, toujours à Berlin, vient la chute inattendue du mur de la honte. Un marquant qui semblait susciter un espoir libérateur dans les Etats africains.  Mais les effets pervers, de cette chute, frapperont particulièrement  l’AFRIQUE. L’on remarquera que faisaient défaut, de véritables organisations politiques, capables de nourrir les débats d’idées démocratiques. Et depuis la disparition de ce bloc communiste, certains pays comme le Bénin, la Guinée, l’Afrique du sud, le Mali, le Burkina faso, n’ont pas pu poursuivre leurs aventures avec les anciens idéologues de l’est.
       
Mais à partir de la période des années 1990, et suite à l’ avènement du vent « démocratique », venu de l’Est, un autre événement politique, par contre, venu du bloc "capitaliste", bouleversera le monde. C’est l’avènement  d’un nouvel ordre mondial que symbolise, La fameuse  communauté internationale, un autre "monstre" venu d’ailleurs…!

C’est un système de gouvernement mondial dont les membres sont les puissances occidentales et leurs alliés.
Leur rôle est de dominer le monde par tous les "moyens". Leur objectif : posséder les territoires et ses richesses sans partage avec ses propriétaires naturels.
C’est pourquoi, Il règne entre les colonialistes du monde, une solidarité complice favorisée par la non-existence du statut juridique du noir mais aussi au nom du néo-esclavagisme et du néo-colonialisme dominants.
C’est une solidarité mondiale qui prend toutes ses forces d’action dans les alliances maçonniques dans lesquelles sont réciproquement engagées ces grandes puissances, membres de la communauté internationale.    
   
La France reste le centre de coordination des obédiences franc-maçonnes, autre instrument de domination des politiques africains au sein de la françafrique. C’est un moyen de les assujettir pour mieux les  contrôler et les spolier davantage, comme c’est la règle  entre les " frères de lumière ".

La communauté internationale, après la disparition du bloc communiste, tend à gouverner le monde par des pratiques totalitaires. Elle accomplit tout ce que la morale connaît de plus répulsif pour le compte des gouvernements néocolonialistes avec l’appui d’autres organisations internationales.
 
L’ONU, aux mains des puissances impérialistes mondiales, est, depuis, toujours, un instrument de coordination active qui soutient cette communauté internationale partout pour transmettre les ordres de déstabilisation des occidentaux dans le monde. C’est pourquoi, l’organisation des nations unies a dévoyé sa mission et n’a plus pour rôle d’emmener les nations belligérantes et autres différends entre Etats vers la paix.

Elle fragilise les ardeurs et la volonté des africains à se dégager de la tutelle du maître. Ils savent que le combat de libération sera rude. Ils doivent cesser de croire à l’homme blanc qui, en réalité, n’est que le symbole d’un complexe dépassé.

On constate que les nations colonisatrices, la France, en particulier, montrent, que le code noir de Louis XIV de 1685, a été remis au goût du jour. L’ex-colonisateur, agit en maître des lieux et fait des territoires africains et ses richesses, sa propriété exclusive, comme le décret royal l’exigeait.

La France, dans ses relations avec ses anciennes colonies, se sert, depuis toujours, de ce document immoral comme un gage de référence et de légitimité historique.

Sur  cette base, comment peut-elle être disposée à conduire l’Afrique sur la voie de la rupture avec ses pratiques esclavagistes déguisées, face à la pérennisation du colonialisme reformé, du sous-développement entretenu et en même temps, vouloir laisser ses peuples aller vers leurs indépendances véritables ?

Bien au contraire, comme le disait, le Général De gaulle à Gaston Deferre : « il faut accorder l’indépendance aux africains, mais en privé, il ajoutait :"faisons tout pour la leur retirer".

Il voulait dire que l’indépendance accordée aux africains n’était qu’une coquille vide, un leurre. La réalité est que les anciennes colonies seront officiellement "indépendantes", mais aucune, d’entre elles, n’aura la gestion véritable de son économie, voire toutes ses richesses. Tout reviendra à la France, et à elle seule, de décider à la place des naturels vrais propriétaires.

C’était là, le contexte lyrique d’ébauche à la loi cadre qui précédait les discussions politiques sur les indépendances des colonies, en juin 1956. Le souhait de la puissance coloniale a, toujours, été de posséder et contrôler toutes les richesses des territoires africains. C’est ce qui explique qu’elle  continue à générer des conflits en Afrique depuis un demi-siècle  par sa politique brutale, arrogante, humiliante et irresponsable. C’est cet environnement hostile qui lui sert de cadre pour piller le continent, une sorte de vandalisme d’Etat.

La Côte d’Ivoire, la Tunisie, l’Egypte, l’Irak, le Maroc, la Syrie, la Libye et de nombreux pays africains…ont déjà trop payé des folies meurtrières de la France et celles vécues sous l’occupation de l’Allemagne nazi en 1945, . La voilà, devenue une grande puissance ! Pour le prouver, Elle n’a pas trouvé mieux que d’aller s’agiter depuis ces derniers mois, sur les terres africaines contre des peuples sans défense ! Pour faire couler du pétrole, mais aussi beaucoup de sang.

Alors que les vraies grandes puissances, dans le monde, se mesurent à relever les défis de la conquête de l’espace, en allant sur d’autres planètes. Les USA, la Russie et même l’Inde et la Chine ont déjà réussi ce pari. La France, elle, montre sa puissance dans les forêt et désert africains à la recherche de son "jour de gloire" ! Elle y gagne en distinction par des bombardements honteux  et irresponsables des bidonvilles africains.

Malgré ces actes de barbarie française, toutes les organisations des droits de l’homme ainsi que l’ONU, la CPI, et autres défenseurs des causes nobles ! ont tous perdu leur langue. Aucune condamnation extérieure ne se manifeste contre. Pis, c’est sous les regards impuissants et indignés des leaders politiques du continent que tout s’accomplit. En voilà des chefs d’Etat des pays indépendants !

Du coup, ils sont, désormais, divisés. D’un côté, l’Afrique debout et digne qui laissera un jour à la future génération, le flambeau de la lutte pour la liberté et l’indépendance panafricaines. De l’autre côté, l’Afrique des "collabos", inféodée, sera incapable d’écrire sa propre histoire. C’est ça la françafrique à l’heure de la communauté internationale.

A la lumière de la tragédie que subissent les peuples noirs et du moyen Orient, nous constatons que les puissances coloniales qui se sont partagé arbitrairement, les territoires des peuples noirs contre leur volonté en 1885 à Berlin, sont les mêmes, avec leurs alliés, vainqueurs de la dernière guerre mondiale en 1945, qui ont entraîné la chute du mur de Berlin pour bâtir  ce nouvel ordre mondial : la fameuse communauté internationale, ce monstre aux multiples visages, opère avec des organisations supplétives capables de l’appuyer à faire régner le chaos en activant les réseaux dans des différents domaines : économique,diplomatique,financier, militaire, judiciaire et médiatique. Ces organisations forment un système opaque qui combat les nations sous tutelle d’Afrique.

1/  La communauté internationale possède à son sein d’autres groupes de pression, jouant des rôles d’appui avec la France en Afrique.  L’ONU, l’union européenne, l’union africaine et d’autres entités sous régionales, constituent l’ensemble de ce système, cela se présente sur plusieurs volets :

Volet Politique & diplomatique :pour déstabiliser un Etat, le conseil de sécurité est avisé, pour faire voter des résolutions, embargo, interdictions de voyager…

Volet Financier :les réseaux en action: le FMI, la Banque mondiale,FED, (gels des avoirs, suspension des crédits…)

Volet économique : groupes d’intérêts économiques (les multinationales) dans le monde financent les complots, crimes politiques et coups d’Etat

Volet militaire (embargo sur les armes, organisation des guerres, attaques)

Volet humanitaire est présent pour faire les décomptes macabres, et  accuser tel ou tel autre belligérant, jamais la France ! Alors que c’est elle  qui achemine toutes les armes, les forces spéciales et les armées en Afrique.
Volet judiciaire  Enquête sur les droits de l’homme pour exactions, CPI, TPI …Ce sont ces instruments de manipulation et de pression, de la  communauté internationale, qui assistent la France dans ses rôles troubles en Afrique.

MEDIAS : les médias français et occidentaux, hyperactifs,  pour couvrir les événements dans le but de rendre parfaits les crimes odieux de la France.

3/ La plus part des "insoumis" ou "indociles" chefs d’Etat africains à l’ordre colonial mondial et français en particulier payent toujours le prix de leurs liberté et dignité confisquées. Ils finissent, souvent, entre les murs de la CPI, autre instrument de torture contre le tiers-monde. La cour pénale internationale garantit la domination des puissances coloniales  sur leurs anciens sujets.

la communauté internationale se soucie des intérêts des grandes puissances et non de la démocratie africaine. C’est un "luxe" pour elle.  S’il existe une démocratie pour les africains, ce sera une démocratie d’intérêts qui garantit la domination et la pérennité du pouvoir des dictateurs du continent sous la protection inconditionnelle de la puissance coloniale. Le trophée e la bonne gouvernance et de la stabilité du pouvoir, est attribué aux "bons élèves généreux" de l’Elysée qui livrent leurs peuples à la faim.
Cette pratique n’en parait pas mauvaise aux yeux des français qui choisissent leurs leaders politiques pas pour lier d’amitié avec des gouvernants du monde mais, pour garantir les intérêts de la nation française.

Au nom de la démocratie d’intérêt, instrument d’exploitation et d’aliénation, le colonisateur confisque nos libertés et nos indépendances, bafoue notre dignité, pille nos richesses, ferme nos banques, met nos nations sous tutelle, condamne et neutralise nos systèmes de défense, met nos médicaments et droits aux soins sous embargo, nous enferme dans des tribunaux internationaux, bombarde nos villes, nos villages et tue nos enfants, notre espoir de demain.

Les peuples africains doivent eux-mêmes cesser d’être des instruments d’exploitation et ne plus jouer leurs rôles ingrats de pourvoyeurs de fonds et vers l’ancienne puissance coloniale pour les cinquante années à venir.

L’Asie, l’Amérique latine, l’Extrême Orient ont des relations d’échanges bilatéraux et équilibrés, non d’exploitation avec la France. Ces régions parlent, ça et là de progrès, de nouvelles machines agricoles, d’énergie solaire et d’émergence…

Tandis que l’Afrique, elle, règle, toujours, ses nombreux différends frontaliers, gère  ses offensives rebelles, ses guerres civiles, ses coups d’état, les positions offensives d’insurgés, les mouvements d’assaillants, ses déplacés de guerre, ses interminables accords de paix, d’amnisty internationale ou poursuites à la CPI, sous l’égide de la France.

Elle exporte vers ses partenaires du continent noir, beaucoup plus de kalachnikovs, d’obus, de munitions, de Mi-24, des hélicoptères gazelle ou puma, d’autres armements et engins de destruction massive que de machines agricoles ou d’usines de transformation des matières premières africaines. Elle achemine plus facilement des mercenaires et autres forces spéciales d’intervention vers l’Afrique que d’ingénieurs en nouvelle technologies, en énergie solaire ou de médecins en maladies tropicales. 

Les chaînes de la servitude, chez les africains, c’est une question de choix. L’on doit les refuser. Un des moyens possibles pour espérer s’en défaire : une prise de conscience nouvelle, une résistance à tous les niveaux, une lutte permanente et  un front international de refus de La françafrique !

Alors, face à ce désordre, quel destin pour l’Afrique dans les années à venir ?
                     
COLLECTIF  AFRIQUE SOLIDARITE ET LIBERTES  /  PARIS / FRANCE
SAM TITOT     samtito@hotmail.fr

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE