04/10/2011 02:48:14
Activisme politique. Des Camerounais manifestent devant la Maison Blanche
Ils dénoncent le « coup d'Etat constitutionnel perpetré en 2008 » et la candidature de l'actuel chef de l'Etat à la prochaine élection présidentielle.
Le Messager
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Ils dénoncent le « coup d'Etat constitutionnel perpetré en 2008 » et la candidature de l'actuel chef de l'Etat à la prochaine élection présidentielle.
 
Le samedi 1er octobre dernier n'était pas une journée ordinaire pour la Maison Blanche (présidence des Etats-Unis) à Washington Dc. Une centaine de Camerounais s’y sont donnés en spectacle. Venus de diverses villes des Etats-Unis, ces compatriotes manifestaient bruyamment contre le locataire du palais de l’Unité (présidence du Cameroun) située à mille lieues de là. Sur les banderolles et les pancartes qu’ils brandissaient, l'on pouvait lire entre autres: «  Non à la candidature illégale de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle » ; « Non au coup d'Etat constitutionnel perpétré par Paul Biya en 2008 pour s'éterniser au pouvoir »...
 
Transition de deux ans

A la baguette, Simon Pemel de l'association Cameroon action mouvement (Cam) et Corantin Talla de l'Organisation non gouvernementale (ong) Conscience du Cameroun. A l'aide d'un haut-parleur, le président de l'ong Conscience du Cameroun, ancien étudiant de l'université de Yaoundé exclu de tous les établissements de l'Enseignement supérieur du Cameroun au début des années 90, scande à tue-tête les raisons de leur manifestation. Des passants et autres curieux s'arrêtent, juste le temps de s’enquérir de la situation avant de continuer leur chemin.

Aux questions de ces passants et curieux, chaque manifestant sollicité répond en expliquant la « situation dramatique » dans laquelle le Cameroun pourrait être plongée au lendemain de « la mascarade électorale en préparation ». S'appuyant opportunément sur les événements du jeudi 29 septembre sur le pont du Wouri à Douala, les activistes camerounais expliquent que le Cameroun va vers un cycle de violences occasionnées par l'entêtement de Paul Biya à vouloir s'éterniser au pouvoir, avec l'aide de ses sycophants et autres affidés tant de son parti le Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) que de certains « opposants du ventre ».

Malgré la pluie qui s'est abattue samedi 1er octobre dernier sur Washington, les manifestants ont battu le pavé devant la Maison Blanche entre 11h et 17h (de 16h à 22h au Cameroun). La démonstration de samedi dernier entre dans le cadre des actions fortes annoncées par le Front uni de la diaspora camerounaise, né samedi 17 septembre dernier à Bruxelles en Belgique. « Nous sommes ici à la Maison Blanche, surtout pour attirer l'attention du président des Etats-Unis et de la communauté internationale sur les risques d'implosion sociale et pour réitérer notre appel aux Camerounais à dire non au coup d'Etat constitutionnel de Biya », explique le président de Conscience du Cameroun.

Pour ces manifestants, le Cameroun devrait passer par une transition de deux ans au cours duquel le gouvernement mis en place de manière consensuelle devra, avec l'aide de toutes les forces vives du pays et autres parties prenantes, procéder à un toilettage de divers textes de lois pour aboutir à des élections transparentes, libres et justes.

Honoré FOIMOUKOM
à Washington Dc aux Etats-Unis

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