05/10/2011 17:08:09
Jeunesse et conscience électorale: Le dernier virage!
J’ai fait un rêve, un rêve pas comme les autres, un rêve durant lequel le rire et biens d’autres aspects du bonheur et de la joie me traversaient. J’ai fait le rêve que nous avons changé le Cameroun...
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Chers frères et sœurs, c’est avec mon dernier rêve que je vous réveille ce matin, c’est avec une nouvelle vision que j’aimerais vous adresser mes dernières paroles avant le déroulement du scrutin présidentiel du 09 octobre 2011. J’ai fait un rêve, un rêve pas comme les autres, un rêve durant lequel le rire et biens d’autres aspects du bonheur et de la joie me traversaient. J’ai fait le rêve que nous avons changé le Cameroun.  Nous avons été les combattants de tout terrain pour protéger nos  votes, nous avons refusé toutes les  formes de corruption en rejetant les tissus  pagnes flambés des logos des partis politiques, les billets verts , les bières,  les kilos de maquereau, les boites de riz le conte de fée de nos élites arrivistes  qui relèvent sans doute des méthodes de campagne politique de presque tous les partis politiques du territoire national. Car notre épanouissement doit être de manière permanente et non de manière ponctuelle, consécutive à un acte de corruption et surtout pendant une élection, ce cadre fondamental dans lequel se décide et se dessine l’avenir de notre pays.

Le repas instantané est un frein à la liberté, un affront á la démocratie des peuples Nous avons mangé en 2004, nous avons bu les bières et puis quoi encore entre 2004 et 2011 ? Rien ! Même pas une bonne fontaine dans le village « Maboya ». C’est une honte pour nous. Le repas instantané est un affront à la démocratie, un frein à notre liberté   un poison pour  la démocratie. Le climat acrimonieux, âpre, incisif dans lequel  le Cameroun se trouve  de nos jours  provient de notre naïveté et notre incapacité caractérielle. Un  faible sens de discernement .Nous n’arrivons  pas à distinguer le court terme du long terme. Nous aimons manger avant de construire ce qui fait le jeu de tout homme politique. Car en nous  collant une bière aux fesses,  on limite notre devenir sans se poser des questions.

Cependant nous avons encore la chance de nous faire pardonner  en trouvant des solutions pour juguler le désastre et ramener notre pays  sur le chemin  du concert des nations civilisées.  Pour cela,
Nous devons tout mettre en œuvre  pour permettre aux  personnes les plus représentatives des aspirations consensuelles de mettre leur sens d’humanisme au service de tous, évitant ainsi à des millionnaires arrivistes et suspects, prévaricateurs de l’état , corrupteurs invétérés d’accéder au pouvoir indûment et de conduire le peuple à la dérive.  Nous devons faire  respecter notre vote en restant vigilent. Je ne vous appelle pas à la violence mais à une revendication pacifique du terme. Car la violence est l’entité la plus néfaste qui peut arriver à un Etat. Mais pacifiquement, nous pouvons nous faire entendre. Que le jeune qui se trouve dans un bureau de vote comme consultant d’Elecam lutte contre le bourrage des urnes et  les doubles votes.  Que le votant choisit simplement son candidat sans être influencé.

Dans tout état où l’esprit jeune n’est pas pris en considération, il n’y a point de développement.
Nous constituons à juste titre les 60% de la population camerounaise, nous avons le droit et le devoir de donner un sens à notre pays en assumant notre vote. En demandant à l’Etat de nous entendre, de nous prendre en considération. Le déclin  de notre pays de nos jours est lié à une gérontocratie successive, un pouvoir qui écarte les jeunes dans la sphère de  la plus haute décision du pays.  Dans tout gouvernement  où l’esprit jeune n’est pris en considération, il n’y a point de développement. Cette gérontocratie n’est pas seulement une affaire du parti au pouvoir, mais aussi de l’opposition. Les candidats de L’UDC, du  SDF, de L’AFP, DU MANIDEM, de L’ UFDC restent toujours les mêmes. Aucune ouverture à la jeunesse et sont tous proche  des 80 ans.
Sur ce, je vous laisse tout en nous  souhaitant un 09 octobre de lumière.

Richard Gatchoko Youaleu, Activiste social  Ecrivain camerounais, auteur de l’ouvrage : « le rêve d’un démocrate africain » Chez Harmattan
  


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