23/07/2009 15:18:20
Maroc : Dix ans de règne de Mohammed VI, l'heure est au bilan
APA-Rabat (Maroc) Le Maroc célèbre le 30 juillet prochain dix ans de règne de Mohammed VI (46 ans) avec en toile de fond le bilan socio-économique et politico-institutionnel de cette décennie royale.
APA (Agence de Presse Africaine)
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Les dix ans de règne de Mohammed VI sont d’ores et déjà présentés comme un nouveau style de gouvernance basé sur « la proximité, le pragmatisme et l’efficience » pour construire une dynamique créative en phase avec les contraintes du troisième millénaire.

Etant un talon d’Achille des politiques publiques, le volet social a été érigé en « priorité nationale » au Maroc qui compte 33 millions d’âmes.

A ce titre, l’Initiative nationale de développement humain (INDH), présentée comme « chantier de règne », a fait de la lutte contre la précarité son cheval de bataille en injectant plus de 10 milliards de dirhams (1.3 milliard de dollars), entre 2006 et 2010, pour plus de 16.000 projets répartis sur 360 communes rurales des plus défavorisées et 250 quartiers périurbains.

Quelque 6 millions de personnes devront bénéficier de ce programme appelé à entamer un nouveau tournant en 2011.

La création de la richesse a occupé une place de choix dans la stratégie « développementaliste » du Royaume chérifien durant la première décennie de Mohammed VI. Et pour cause. Le développement du pays passe par la mise en chantier de projets socio-économiques titanesques capables de renforcer sa compétitivité.

Plusieurs créneaux ont été défrichés avec en pôle position le tourisme et les chantiers infrastructurels.

Les recettes touristiques du pays se sont élevées fin 2008 à 55 milliards de dirhams, soit une progression de 156 pc par rapport à 2000 alors que la capacité litière a atteint 153.000 lits, soit une croissance de 61 pc par rapport à 2000.

L’ambition du Maroc est d’accueillir 10 millions de touristes en 2010 alors qu’il a presque franchi la barre des 8 millions en 2008.

De tels résultats sont le fruit d'une stratégie volontariste lancée en 2001 via des stations balnéaires et des investissements publics-privés pour arriver au chiffre fatidique de 80 milliards de dirhams (8 milliards de dollars) en 2010 avant la mise en route d’un autre programme de développement du secteur qui s’adjuge déjà 10 pc du PNB (totalisant près de 80 milliards de dollars en 2008).

Plusieurs projets à vocation stratégique ont vu le jour tels le plan industriel Emergence qui projette 50 milliards de dirhams de PIB additionnel en 2015 ou encore Maroc Export qui ambitionne 250 milliards de dirhams d’exportations en 2018. De même que le plan agricole « Maroc vert » qui table sur 100 milliards de dirhams de PIB additionnel en 2020.

Sur le plan infrastructurel, le Maroc s’est lancé dans une véritable « course contre la montre ».Rien que pour les autoroutes, le pays s’apprête à franchir le seuil de 1000 km avec un rythme de réalisation soutenu de 150 km par an depuis 2005 contre 40 km par an cinq années avant.

La politique des « grands ports », elle, s’annonce porteuse d’une forte valeur ajoutée.

Le complexe portuaire Tanger – Med an nord du pays, entré partiellement en service en septembre 2007, devient désormais une référence au point que des projets d’extension sont mis en route alors qu’un deuxième méga port est annoncé en 2009 au nord est du pays, toujours sur la Méditerranée.

Le changement opéré en matière de création de la richesse s’est fait sentir au niveau du revenu annuel par habitant passé de 14 345 dirhams en 1998 à 21 664 dirhams en 2007, selon les chiffres officiels.

Le « Maroc socio-politique » a, quant à lui, connu « une forte dose » de normalisation en opérant notamment « une réconciliation » en matière des droits de l’Homme, la mise en chantier d’un nouveau code de la famille, salué par les associations féministes et un processus électoral « moins entaché d’irrégularités ».

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