07/10/2011 05:08:12
Quatre ministres de Ouattara hués et lapidés à Duékoué
Un signal fort au régime Ouattara
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Un signal fort au régime Ouattara

Si l’on n’y prend garde, les manifestations publiques d’amertume et de rejet radical, du type de celle que l’on a vue dans la cité du Moyen-Cavally, pourraient se multiplier. Les raisons.

L’incident qui s’est produit mardi après-midi à la mission catholique de Duékoué, où des membres du gouvernement ont été conspués et lapidés à la mission catholique, est un signal fort que les populations envoient aux nouvelles autorités. Un message que les stratèges du régime Ouattara devraient être à mesure de décoder si tant est qu’ils n’ont pas l’intention de gouverner contre la volonté du peuple. Ce fait insolite traduit le ras-le-bol des déplacés désoeuvrés, qui ont tout perdu, même leurs maisons et habitations, et qui n’en peuvent plus de supporter les injustices que leur fait subir un régime qui veut coûte que coûte leur faire payer leur opinion politique. Minimiser un tel incident, dans le contexte sociopolitique actuel, où les pro-Gbagbo de toutes les contrées continuent d’être pourchassés et malmenés, c’est être irréaliste.

Se boucher et les oreilles et les yeux, face aux cris du coeur de ces Ivoiriens qui représentent la moitié de la population si l’on s’en tient aux résultats de l’élection présidentielle. En des termes très clairs, les populations dénoncent les manoeuvres des nouveaux dirigeants visant à extrader le président Gbagbo, en qui elles se reconnaissent toujours, devant la Cour pénale internationale. Tandis que des personnes qui ont tué leurs parents, pillé leurs biens, incendié leurs maisons et occupent encore à ce jour leurs plantations sont libres de tout mouvement quand ils ne sont pas promus à des postes clés au sein de la nouvelle armée.

Le syndrome Duékoué pourrait se généraliser

Loin d’être un fait banal, l’incident de la mission catholique de Duékoué est révélateur d’un malaise profond au niveau national. Une situation contre laquelle les populations ont décidé de s’indigner, malgré le climat de psychose et d’autoritarisme larvé qui prévaut dans le pays. A l’échelle nationale, il faut prendre garde à ce que le racket, l’insécurité, le coût de la vie, la morgue de nos gouvernants envers les populations ne produise un mouvement de révolte généralisé des populations, surtout dans les régions favorables au président Laurent Gbagbo.

Le nouveau courrier

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