10/10/2011 03:51:46
Buea :les étudiants boudent les urnes
Les « Cop’s » du campus de l’Université de Buea n’ont pas trouvé utile de retirer leurs cartes d’électeurs pour participer au scrutin présidentiel du 9 octobre dernier. Les bureaux de vote submergés de cartes sans propriétaires.
Le Messager
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Les « Cop’s » du campus de l’Université de Buea n’ont pas trouvé utile de retirer leurs cartes d’électeurs pour participer au scrutin présidentiel du 9 octobre dernier. Les bureaux de vote submergés de cartes sans propriétaires.
 
« Comme vous pouvez le constater, nous sommes là. » Seule inquiétude pour ce scrutateur du bureau de vote de l’école Sainte Thérèse, les électeurs ne se bousculent pas. Etienne Wolani nourrit quand même l’espoir de les voir arriver en fin de soirée. Un espoir motivé par son habitude des bureaux de vote. « Généralement ils (les électeurs Ndlr) restent chez eux toute la journée et viennent en masse lors de la fermeture du bureau de vote pour accomplir leur devoir citoyen. » Une attitude partagée par les scrutateurs des bureaux de vote environnant. De quoi emmener les présidents de bureau de vote à relativiser.
 
Ce centre de vote situé non loin du campus de l’Université de Buea ne trahit pas sa réputation acquise depuis quelques années. Estimé à 1 500 électeurs, moins de 500 électeurs ont récupéré leurs cartes d’électeurs. Un constat vérifié. Les tables disposées devant les bureaux de vote restent surchargé de cartes d’électeurs. Dans les urnes transparentes, l’observateur peut compter du bout des doigts le nombre de d’enveloppes jetées dans ce receptacle.
 
Non loin de là, des étudiants arpentent les rues à la recherche d’un point de ravitaillement. Rencontré en début de matinée Francky ne cache pas son manque de motivation pour le scrutin qui se déroule. A en croire cette source, « C’est une élection sans enjeu. » Une assertion partagée par Comfort, une étudiante rencontré quelques
heures après qui ne considère pas ce rendez-vous comme une priorité. Pis, la jeune dame pense que « ceux même qui sont candidats n’y croient pas. »
 
Deux bureaux sont installés dans l’enceinte de la légion de gendarmerie de Buea. C’est dans cette enceinte que les pandores et quelques civils sont appelé à voter. L’affluence n’est pas celle des grands jours. Les hommes en tenue qui arrivent au compte goutte, après avoir consulté la liste affichée à l’entrée de la bâtisse puis essayent de récupérer leur carte d’électeur. Un « engouement » qui ne semble pas partagé par les civils pourtant inscrits sur les listes.
 
J.O.

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