10/10/2011 03:55:58
Mbouda: Les élites locales se délectent de la fraude
Les votes multiples qui sont l’œuvre des bandits électoraux en provenance de Douala et Yaoundé pour défendre les intérêts des élites, l’exclusion des représentants du Sdf dans les bureaux de vote des localités de Balatchi, Bamendjo, Galim, Babadjou et dans le Bamesso natal du Sga des Services du Premier ministre, Emmanuel Nganou Djoumessi, sont au menu de la fraude électorale...
Le Messager
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Dans le centre urbain, l’ambiance est bon enfant dans les bureaux de vote, chaque électeur s’acquitte de son devoir civique. Toutefois, dans la périphérie urbaine, les votes multiples qui sont l’œuvre des bandits électoraux en provenance de Douala et Yaoundé pour défendre les intérêts des élites, l’exclusion des représentants du Sdf dans les bureaux de vote des localités de Balatchi, Bamendjo, Galim, Babadjou et dans le Bamesso natal du Sga des Services du Premier ministre, Emmanuel Nganou Djoumessi, sont au menu de la fraude électorale.

L’absence de l’encre indélébile et de l’identification des électeurs par les présidents des bureaux de vote, l’imposition du bulletin du prince aux électeurs,  l’octroi des laissez-passer aux véhicules des élites locales par Elecam départemental, pour le convoi des charters électoraux, ne sont pas en reste. S’agissant de votes multiples,  un électeur favorable à cette manie, confie :« Vous pouvez prendre la carte d’un inconnu pour aller voter. On nous a même proposé les cartes des gens décédés et de ceux qui ne l’ont pas retiré en temps opportun pour que nous les utilisions».  A Bafemgha, un quartier de Bamessingue, les pontes du régime donnent à tous ceux des électeurs qui les ramènent le bulletin du Sdf, la somme de 1000 F cfa.

Selon le régional du Sdf à l’Ouest, Jean Tsomelou, l’exclusion des représentants du Sdf dans les bureaux de vote énumérés, relève de l’absurde quand on sait qu’ils ont été inscrits dans les circonscriptions concernées conformément à l’article 80 (alinéa 3) de la loi relative à l’élection présidentielle. « Nous avons exigé la biométrie pour éviter les votes multiples, mais le pouvoir en place n’a pas pris en compte notre doléance. Nous pensons qu’Elecam ne peut pas organiser des élections transparentes. Il faut une commission électorale indépendante qui regroupe la société civile et les partis politiques pour l’organisation des scrutins fiables ».

Marlyse Sibatcheu à Mbouda

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