12/10/2011 02:57:27
Présidentielles 2011: L'opposition exige l'annulation de l'élection
L’Alliance des forces progressistes, le Manidem et le Sdf engagent des recours au lendemain de la présidentielle du 9 octobre dernier. Le Social liberal congress (Slc) de Georges Nyamndi compte sur l’intelligence de ses compatriotes.
Le Messager
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L’Alliance des forces progressistes, le Manidem et le Sdf engagent des recours au lendemain de la présidentielle du 9 octobre dernier. Le Social liberal congress (Slc) de Georges Nyamndi compte sur l’intelligence de ses compatriotes.
 
Irrégularités et abstentions constituent l’essentiel des griefs à l’actif de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011. En terme d’irrégularité, l’Alliance des forces progressistes (Afp) de Bernard Muna invoque l’ouverture tardive des bureaux de vote, les votes multiples «que nous avons constaté à Bepanda, Manoka et Yabassi.» Mais aussi, le communicateur régional de cette formation politique affirme que «nous avons vécu des cas où des électeurs avaient leur récépissé en main mais ne pouvaient pas voter.» Une situation amplifiée dans l’arrondissement de Douala 2e où des sources concordantes précisent que le nombre de votants a été supérieur au nombre d’inscrits. Des raisons pour lesquelles cette formation politique décide de saisir les instances de l’organe en charge d’Election’s Cameroon (Elecam) ainsi que la Cour suprême «en vue de l’annulation de cette élection.»
 
Une démarche suivie par le Sdf et le Manidem qui évoquent les votes multiples pour motiver leurs recours. A en croire le candidat du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) «le scrutin du 9 octobre 2011 est la pire des élections organisée depuis le retour du pluralisme au Cameroun.» pour illustration ce candidat à la dernière élection présidentielle invoque le déséquilibre entre le nombre de bureaux prévus pour ce scrutin et le taux de participation à cette élection. «Il est inadmissible que sur les 24 mille bureaux de vote qu’Elecam avait disposés, qu’on ait obtenu 15% des suffrages exprimés.»

C’est dans la même logique qu’adopte le Cameroon people’s party (Cpp) par le biais de ses conseils, Maîtres Venant Manga et Ntep mettent en exergue de nombreuses irrégularités connues par ses représentants lors de cette élection. A en croire les sources, «le scrutin du 9 octobre dernier est entaché d’irrégularités parmi lesquelles des violences verbales, les sévices corporels, des intimidations, le bourrage des urnes et le monnayage du vote par certains partis politique.» Une situation qui intervient au moment où des sources évoquent l’absence des représentants de nombreux partis dans les bureaux de vote lors du scrutin présidentiel du 9 octobre dernier.
 
Selon le candidat du Social liberal congress (Slc), la présence des représentant des partis de l’opposition ne détermine pas la transparence du scrutin. Georges Nyamndi précise que, «la pratique qui consiste à croire que  seuls les vôtres peuvent travailler pour la patrie est à décourager. Plutôt que de parler de scrutateurs de mon parti, parlons de scrutateurs à travers tous les bureaux de vote.» A cet effet, cette source affirme que « seul le Rdpc peut «déployer les scrutateurs à travers tous les bureaux de vote.» Ce qui, -pense ce candidat, n’est pas donné à tout le monde. Pour l’essentiel, le candidat du Slc à l’élection du 9 octobre dernier entend apprécier l’intelligence de ses concitoyens à la suite de cette élection présidentielle.

Joseph OLINGA

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